Après une pause due à la campagne, ce blog reprend un peu d’activités. Et en
guise de reprise, un point sur les dernières évolutions et perspectives de la
Capitale européenne de la culture 2013.
Deux moments importants se sont tenus au mois de mars en ce qui concerne
Marseille-Provence 2013.
Les Ateliers de l'Euroméditerranée se dotent d'une Charte
stratégique
Le 9 mars, la Chambre de commerce et l’association ont organisé une réunion
précisant les contours des
Ateliers de l’ Euro-Méditerranée. Point fort de la candidature, le principe
est autant stratégique que culturel. On rappelle qu’il s’agit d’organiser des
résidences d’artistes venus du Bassin méditerranéen au sein des entreprises
locales. Mais comme le rappelle Bernard Latarjet dans
la Provence, «ce qui distingue les ateliers des résidences classiques,
c’est l’engagement sur la durée, un an, deux ou plus et un engagement de
diffusion. C’est aussi leur dimension méditerranéenne, puisque nous voulons
faire travailler des artistes des deux rives.»
En effet, l’idée est de contribuer à l’affichage géostratégique d’une
opération vouée à remplir la case «culture» du Partenariat euro-méditerranéen
(Processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée). D’autre part, ces
Ateliers reflètent le registre managérial de la mobilisation collective dans la
mesure où ils illustrent l’implication du monde économique local dans le
projet.
Cette initiative trouve en effet son origine dans les travaux de Mécènes du Sud, une organisation regroupant
les entreprises marseillaise souhaitant promouvoir le territoire par la
culture. Corinne Brenet, Présidente de Courtage de France, l’une des
fondatrices de Mécènes du Sud, est ainsi devenue la responsable de la
mission Entreprises 2013, qui au sein de la Chambre de commerce est chargée
de promouvoir les Ateliers au sein des entreprises du territoire.
Le document stratégique adopté par l’association précise les objectifs et la
méthodologie qui préside à l’octroi du label et des financements liés aux
Ateliers. La production d’un Atelier résultera d’un accord entre la structure
productrice (l’entreprise), le projet (l’artiste) et labellisation
(l’association).
Le conseil d’administration : entre avancées et
inquiétudes
Deuxième point fort, cette semaine a eu lieu le conseil d’administration de
l’association qui a permis de remettre à plat un certain nombres de questions
restées en suspens :
Le logo ? Le concours lancé en juillet 2009, s’étant avéré
disatisfiant, l’identité visuelle de 2013 reste à construire (pourquoi, dès
lors, ne pas conserver la
charte graphique de la candidature qui a fait ses preuves et qui est
désormais identifiée par les Marseillais ?)
Les équipements ? Malgré les recours, les chantiers du Mucem, le Centre
régional de la Méditerranée sont désormais bien entamés. Il n’y a qu’à se
rendre dans les jardins du Pharo et se tourner vers le J4 pour constater
comment la ville se prépare physiquement à recevoir l’Europe de la culture dans
moins de trois ans. Michel Pezet, représentant le département au sein du
Conseil d’administration, a tout de même rafraîchi l’assistance en demandant
«comment savoir où l’on en est puisque les manifestations de 2013 se feront
dans des sites à construire». Dans un entretien à l’Observatoire
méditerranéen, le nouveau chargé de la culture du Conseil général, confiait
l’impression d'essoufflement de 2013, du au fait que les «élus traînaient les
pieds». Par ailleurs, il constate, sans surprise, «la perplexité des acteurs
culturels qui ne savent pas où déposer leurs dossiers» Au final, malgré les
réunions avec les techniciens, «on ne sent pas qu’il se passe quelque
chose»
Le pilotage institutionnel ? Du côté de l’association, on se réorganise en prévision de la phase de programmation qui débutera à partir de juillet où fois l’ensemble des dossiers déposés. Pascale Amenc Antoni, conseillère spéciale du directeur d’ITer, est nommée «administrateur indépendant» et sera chargée de l’animation d’un comité d’audit. Thierry Roche, conseiller technique à la mairie d’Aix-en-Provence est normmé directeur délégué aux relations institutionnelles et à la coordination des Ateliers de l’Euroméditerranée. Surtout, Ulrich Fuchs qui a l’expérience de la Capitale européenne, en étant directeur adjoint du directeur de la programmation de Linz l’année dernière, est engagé au titre de directeur général adjoint de la programmation. Occupera-t-il les fonctions de directeur artistique vacantes depuis le départ de Pierre Hivernat en juillet dernier (même s’il n’en avait pas formellement le titre) ?
Tout se
passe comme si nous ne
La hantise des VRP
d’Euroméditerranée chargés de « vendre » la ville aux
investisseurs qui semblait être assoupi a refait surface : la grève sur le
port. On se
Hugues
de Cibon a-t-il accepté une mission impossible en quittant son poste de
Directeur marketing d’Euromediterranée pour rejoindre l’équipe de Bernard
Latarjet et convaincre les entreprises de se « mobiliser
financièrement » derrière 2013 ? Rappelons qu’il s’agit de
trouver 15 à 20 % du financement global (évalué à 98 millions d’euros). Le
nouveau Directeur du mécénat et des relations avec le monde économique a
imaginé un
Au début de cette année, nous
écrivions
En cette
rentrée si calme que les
On
s'attendait à ce que la désignation de Marseille au titre de Capitale
européenne de la culture en 2013 provoque des tensions parmi les élus qui
souhaitent retirer les dividendes politiques du succès. C'est
Jean-Claude Gaudin a ouvert dimanche
dernier le premier évènement labellisé Capitale européenne de la culturel.
L'association Marseille-Provence 2013 avait choisi de soutenir la 6ème édition
du
On peut
tout de même se demander si, malgré les louables intentions de ses pères
fondateurs, Marseille Espérance serait autre chose qu'un outil politique au
service de la gestion clientélaire des communautés. "L'avenir de Marseille,
son dynamisme et sa prospérité, le bien-être de chacun, dépendent de la
revitalisation de l'économie, mais en même temps de la qualité des rapports
entre les communautés" déclare M. Vigouroux lors de la réunion inaugurale.
Élargi progressivement à d'autres cultes (jusqu'au Grand vénérable de la Pagode
de la Savine), Marseille Espérance déclare dans sa charte sa conviction dans
l'instauration "d'un dialogue et d'une meilleure compréhension entre tous
les Marseillais". À son arrivée à la mairie, Jean-Claude Gaudin décide de
continuer l'expérience qui se signale par des prises de position mises en scène
de manière spectaculaire : en 1996, le meurtre d'un jeune par un homme
d'origine maghrébine suscitant une violente campagne raciste de la part du
Front national ou les attentats du 11 septembre sont l'occasion pour Marseille
Espérance d'exprimer un "œcuménisme politique" selon l'expression de Samson et
Péraldi.
La

La série
télévisée Plus Belle la Vie (PBLV) diffusée sur France 3 tous les soirs de la
semaine réalise une audience supérieure au Journal télévisé de France 2 (selon
La
Crise est devenue depuis l'automne l'épicentre des discours politiques et
médiatiques. Elle est à la fois un contexte et un programme, une contrainte et
une ressource pour les politiques publiques et les luttes partisanes. Elle
permet de déverser des flots ininterrompus de commentaires et d'analyses, le
plus souvent évidemment contradictoires et prospectifs sur le mode de la
"faute" à qui et dans quand/comment/pourquoi on en "sort".
A l'occasion de la visite de la Ministre de la Culture à Marseille vendredi
dernier, le maire a souhaité faire le point sur l'avancée des travaux du Musée
des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MUCEM). En image
Cette
semaine un regard rapide sur l'actualité marseillaise internationalisée est
révélatrice des mouvements à 360° de ces activités.