A A l'occasion de la visite de la Ministre de la Culture à Marseille vendredi dernier, le maire a souhaité faire le point sur l'avancée des travaux du Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MUCEM). En image ici.
Visiblement énervé, le visage fermé, il ne déplore pas seulement la lenteur avec laquelle le projet a pris forme mais peste également a l'encontre des recours déposés au Tribunal administratif contre le permis de construire. Le commentaire de LCM nous rappelle que cette "embûche administrative" apparaît alors que "le planning a déjà pris du retard, les études techniques vont seulement commencer". Ainsi, les travaux ne devraient pas débuter avant "l'horizon 2010" selon la formule de l'architecte Rudy Ricciotti après la désignation des entrepreneurs. L'échéance étant évidement le deuxième semestre 2012 : personne n'imagine un MUCEM en travaux au moment du lancement des festivités de Marseille-Provence 2013.
Au-delà de la détermination des élus locaux et nationaux, jusqu'au premier d'entre eux, on peut se demander ce qui pousse des personnes à s'opposer à un projet si consensuel. S'agit d'un comité d'intérêt de quartier ? D'initiatives individuelles ? L'attaque contre le MUCEM serait-elle une tentative pour plomber Marseille 2013 ?
Cette obstacle n'est il que purement administratif ou est il le fait d'une mobilisation collective naissante ? L'unanimité qui a accompagné la candidature est elle déjà en train de se fissurer ? Cette pression est exercée sur l'État et les responsables locaux alors que le premier a confirmé son engagement financier malgré la crise. L'État se serait engagé sur une participation à hauteur de 70% des 175 millions d'euros de budget. Celui-ci bénéficiera par ailleurs de 5 millions d"euros supplémentaires grâce au Plan de Relance. Suffisant pour tenir les délais ?