Enjeux locaux internationaux 2009 (1) : Les élections européennes
Par Nicolas Maisetti le vendredi 2 janvier 2009, 10:14 - Lien permanent
Le 7 juin
prochain se tiendra l'élection du Parlement
européen. Depuis les élections de 2004, le scrutin s'organise au sein de 8
circonscriptions interrégionales (Nord-Ouest, Ouest, Est, Sud-Ouest, Sud-Est,
Massif central-Centre, Ile-de-France, Outre-Mer). A l'issue du tour unique, les
sièges à pourvoir sont répartis entre les circonscriptions proportionnellement
à leur population.
Les régles du jeu
Le nombre de candidats par circonscription est égal au double du nombre de
sièges à pourvoir dans la circonscription. La liste est composée
alternativement d’un candidat de chaque sexe. Est éligible tout citoyen de
l’Union européenne âgé de 23 ans révolus. Les ressortissants communautaires
autres que Français doivent avoir leur domicile réel en France ou y résider de
façon continue depuis au moins six mois. Dans la circonscription du Sud-est, le
finlandais Ari Vatanen est dans ce cas. Hormis pour les européennes de 1994
(dans le sillage des débats relatifs au Traité de Maastricht), la participation
nationale baisse continûment depuis la première élection du Parlement européen
au suffrage universel direct : 60,7% en 1979 ; 56,7% en 1984 ;
48,7% en 1989 ; 52,7 % en 1994 ; 46,8 % en 1999 ; et 43,1% en
2004.
Les sortants
Pour mémoire, voici la liste des députés européens sortants de la
circonscription Sud-est :
• Jean-Luc Bennahmias MODEM
Verts-ALE
• Guy Bono Parti Socialiste
PSE
• Marie-Arlette Carlotti Parti
Socialiste PSE
• Thierry Cornillet MODEM
ADLE
• Claire Gibault UDF
ADLE
• Françoise Grossetête UMP
PPE
• Jean-Maris Le Pen Front
national Non-Inscrits
• Patrick Louis MPF
Indépendance/Démocratie
•
Michel Rocard Parti Socialiste PSE
• Martine Roure Parti
Socialiste PSE
• Lydia
Schénardi Front national Non-Inscrits
• Ari Vatanen
UMP PPE
• Dominique
Vlasto UMP PPE
L'ancrage marseillais est inégal en fonction des élus. La circonscription
Sud-est est en fait dominée par des élus des pôles lyonnais et marseillais.
Ainsi, on ne peut considérer M. Cornillet (conseil régional Rhône Alpes), Mme
Grossetête (adjointe au maire de Saint Etienne), M. Louis (conseiller
communautaire du Grand Lyon) ou Mme Roure (conseillère municipale de Lyon)
comme étant parties du paysage politique local.
Les enjeux locaux
Au-delà des enjeux traditionnels que posent ce type d'élection en terme de participation électorale et d'évaluation du Front national, l'élection du Parlement européen pourra se lire dans une perspective locale. Un an après les municipales et quelques mois après les sénatoriales, les élections européennes seront l'occasion de mesurer l'état des forces politiques locales. Si les deux leaders ne s'affronteront pas frontalement, la liste UMP dans la circonscription du Sud-Est devrait être conduite par un proche du Président de la République, M. Michel Barnier, ancien Commissaire européen et actuel Ministre de l'Agriculture La figure bruxelloise de la majorité municipale. A l'issue d'une audition des députés européens de la majorité municipale, Mme Dominique Vlasto, aurait acquis le droit de figurer en deuxième position. A gauche, c'est Patrick Mennucci qui devrait mener la liste et remplacerait Michel Rocard qui ne se représentera pas. Les Verts ne disposeront pas de liste autonome mais se rangeront derrière celle du rassemblement Europe Ecologie menée par Daniel Cohen-Bendit. Dans le sud-est c'est toutefois l'adjointe Verte au maire de Valence, Michèle Ravasi qui conduirait la liste. Au centre, enfin, sans surprise M. Bennhamias sera en tête de la liste du Mouvement démocrate. L'ensemble des candidats seront connus à la fin du mois.