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  <title>Marseille internationale</title>
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  <description>Ce blog explore les initiatives internationales portées par le territoire marseillais. Au-delà d'une observation brute des activités et des discours, il tentera de nourrir un dialogue sur les effets de l'internationalisation de Marseille et sur les enjeux qu'elle sécrète en terme de transformations des systèmes urbains, de renouvellement des pratiques de la citoyenneté et des pouvoirs locaux.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 18 Feb 2010 16:52:04 +0100</pubDate>
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  <item>
    <title>Les Régions et l’Europe</title>
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    <pubDate>Thu, 18 Feb 2010 12:17:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/images.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;images.jpg, déc. 2008&quot; /&gt; À moins
d’un mois des élections régionales, les enjeux de la campagne s’éclaircissent
un peu. Selon les observateurs et les acteurs politiques, ils sont nationaux -
qui de l’UMP ou du PS sortira en tête ? Le Président Sarkozy sera-t-il
affaibli par le scrutin ? Quid de l’état du Front national ? de la
recomposition de l’extrême-gauche ?.... - ou locaux - quelle sera l’identité de
celui qui prendra la tête de la région ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Déplaçons le regard un instant vers un enjeu de campagne jamais évoqué par
les candidats et qui ne produit pas moins d’effets sur l’avenir des
régions : leur place en Europe et le dialogue entretenu avec les
institutions communautaires.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet de réforme des collectivités territoriales n’évoque l’Europe qu’à
demi-mot, aucune des 20 proposition du &lt;a href=&quot;http://www.reformedescollectiviteslocales.fr/actualites/index.php?id=77&quot;&gt;rapport
Balladur&lt;/a&gt; n’en fait référence. Pourtant, les autorités régionales sont
confrontées à un tournant dans leur rapport à l’Europe.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis les années 1980, l’Union européenne, pour les régions, se résumait à
un guichet finançant des dépenses de développement et d’aménagement. Même si
elles n’ont pas complètement disparu, les élargissements successifs ont conduit
à un tarissement de ce type de ressources pour les régions
françaises.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parallèlement, et décentralisation aidant, le droit communautaire a
directement porté sur des compétences relevant des collectivités locales et
régionales. Le rapport des régions à la norme, non pas seulement lors de sa
digestion, mais également dès la phase de fabrication a considérablement évolué
depuis une dizaine d’années. Les régions sont directement branchées sur
l’Europe sans que l’on en parle.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin d’illustrer ce commentaire, aperçu rapide des relations entre l’Europe
et la région Paca.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les fonds structurels&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En matière de gestion des programmes européens, le Conseil régional dispose
d’une Mission Europe chargée du pilotage, de l’animation et de la coordination
des programmes auxquels la Région participe. Pour la période de programmation
2007-2013, les fonds européens accordés à la Région sont en effet directement
gérés par chacune des Directions opérationnelles concernées et non par la
Mission Europe. Cette gestion décentralisée du financement de la coopération
européenne est ainsi l’aboutissement d’une évolution qui a vu progressivement
les bureaux des relations internationales des collectivités locales irriguer
les autres services et visant à l’appropriation progressive d’une culture
administrative européenne commune.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la &lt;a href=&quot;http://www.europe-en-paca.eu/index.php?id=1&quot;&gt;période de
programmation 2007-2013,&lt;/a&gt; la Région PACA est impliquée dans onze Programmes
Opérationnels (PO) pour un montant total supérieur à un milliard
d’euros.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les PO les plus importants financièrement relèvent de l’Objectif de
compétitivité régionale (FEDER, 302 millions d’euros), de l’Objectif emploi
(FSE 285 millions d’euros), et de l’Objectif développement rural (FEADER, 104
millions d’euros).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autres concernent des programmes interrégionaux, tels que le PO
interrégional Massif des Alpes (35 millions d’euros) et le PO plurirégional
Rhône (35 millions d’euros). Le PO pêche atteint, pour sa part, 2,5 millions
d’euros. Enfin, quatre PO sont liés à l’Objectif Coopération territoriale
européenne : le programme transfrontalier ALCOTRA (150 millions d’euros)
entre la France et l’Italie ; le programme transnational MED (193 millions
d’euros) pour lequel la Région assume l’Autorité Unique de Gestion,
c’est-à-dire un rôle de coordination nationale des projets ; le programme
transnational ESPACE ALPIN (98 millions d’euros) ; le programme
interrégional IV C, pour lequel la Région assure la mission de coordination des
treize régions du sud de la France.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, PACA est partie prenante du programme de l’Instrument européen de
voisinage et de partenariat pour le Bassin maritime Méditerranéen d’un montant
total de 172 millions d’euros – qui remplace les anciens fonds MEDA prévus par
le Processus de Barcelone.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les normes européennes en Région - La Région à
Bruxelles&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tournant de l’attitude régionale à l’égard de l’Europe est constitué par
l’échec du référendum sur le Traité constitutionnel européen en 2005. Un
constat a été fait au niveau de l’administration centrale que la position de
l’État sur les enjeux européens n’était pas toujours relayée par les discours
des autorités locales qui pouvaient utiliser l’Europe comme le bouc émissaire
de difficultés exogènes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A contrario, les régions n’étaient impliquées ni dans le processus
décisionnel européen, ni dans les négociations interministérielles dégageant
les positions françaises à défendre à Bruxelles. Les conséquences de cette
situations sont nombreuses : affaiblissement des positions françaises
vis-à-vis de l’UE, faible légitimité de normes européennes contestées
localement, crédibilité mauvaise de l’Europe vis-à-vis du citoyen.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’exemple le plus connu de ces couacs fut l’infraction relative à
l’intercommunalité. En l’espèce, l’État français et les autorités locales se
retrouvaient pour contester la vision libérale européenne de l’intercommunalité
supposée se plier aux règles du marché intérieur, mais chacun plaidait la cause
avec des argumentaires juridiques différents et parfois contradictoires si bien
que la position française ne pouvait être défendue... car elle n’existait
pas.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de résoudre ce problème, un double mouvement est engagé : une
association croissante des élus locaux et régionaux aux discussions
interministérielles, d’une part, et une mobilisation accrue de ces élus en vue
d’exercer un lobbying sur les institutions communautaires, d’autre
part.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne le premier volet, le Président Chirac a lancé le
mouvement en 2005 lors de la &lt;a href=&quot;https://pastel.diplomatie.gouv.fr/editorial/actual/ael2/bulletin.asp?liste=20050829.html#Chapitre1&quot;&gt;
Conférence des ambassadeurs&lt;/a&gt; en appelant à la « concertation »
avec les collectivités locales sur les questions européennes. Il s’agissait de
compléter le dispositif de négociations horizontales et sectorielles -
Ministère par Ministère - par des cycles de négociations verticales - État -
régions.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cellule chargée de mener à bien ce travail est située au sein du &lt;a href=&quot;http://www.sgae.gouv.fr/presentation/index.html&quot;&gt;Secrétariat générale des
affaires européennes&lt;/a&gt;, rattaché au Premier Ministre. Celle-ci s’appuie
désormais non pas sur des relations bilatérales avec les Présidents de région,
mais sur des réseaux constituées par les associations d’élus : AMF, ADF,
ARF pour ne citer que les plus importantes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne la région Paca, son Président Michel Vauzelle, a fait le
choix de s’appuyer sur un réseau lui permettant de défendre un positionnement
stratégique : en l’espèce la &lt;a href=&quot;http://www.medregions.com/&quot;&gt;Commission Interméditerranéenne de la Conférence
des Régions Périphériques et Maritimes,&lt;/a&gt; qu’il préside. Il utilise ce
réseau, non seulement pour intervenir, sur des négociations nationales relevant
des enjeux régionaux méditerranéens dans le cadre du schéma du &lt;em&gt;two level
game&lt;/em&gt; (négociation nationale &amp;gt; élaboration d’une position commune &amp;gt;
négociation intergouvernementale), mais également pour défendre directement ses
positions à Bruxelles.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pressent la limite de l’exercice de la concertation du SGAE. Peut-être
celle-ci intervient-elle avec un temps de retard dans la mesure où les régions
s’organisent de plus en plus pour exercer un lobbying sur les institutions de
Bruxelles. Il n’y a qu’à observer le contenu de la déclaration finale de
l’assemblée générale de la Commission interméditerranéene du 17 juillet 2009
sur « &lt;a href=&quot;http://www.medregions.com/pub/doc_travail/ag/56_fr.pdf&quot;&gt;le
rôle et la place des régions dans l’UpM&lt;/a&gt;» pour se rendre compte du fait que
les régions n’attendent plus de l’État qu’il défende à sa place les intérêts
régionaux.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y aurait donc effectivement des « intérêts régionaux » propres,
séparables des intérêts de l’État, qui, à la différence de la période
précédente, se structurent et s’organisent en dehors des arènes
institutionnelles étatiques.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils mériteraient peut-être d’être exposés à l’électeur.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>La restructuration des services de la ville de Marseille</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/02/10/La-restructuration-des-services-de-la-ville-de-Marseille</link>
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    <pubDate>Wed, 10 Feb 2010 23:38:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.pt33309_s.jpg&quot; alt=&quot;A Lors&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;pt33309.jpg, fév. 2010&quot; /&gt; Lors du
conseil municipal de Marseille du 14 décembre dernier, entre l’adoption d’une
mesure relative aux «baux emphytéotiques pour la réalisation d'un hôtel et d'un
immeuble de bureaux sur le périmètre du parc Chanot» et de celle approuvant la
conclusion d’une « convention pluriannuelle d'objectifs avec la Cité des
Métiers de Marseille et PACA », les élus ont voté la délibération
n°09/1340/FEAM portant sur la « r&lt;em&gt;éorganisation des services de la
Ville de Marseille&lt;/em&gt;. »&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Intitulée '&lt;a href=&quot;http://www.marseille.fr/webdelib/documents/2009_12_14_08_00/pdf/D0EOO.pdf&quot;&gt;Préparer
demain ensemble&lt;/a&gt;', cette délibération prévoit une reconfiguration complète
de l’organisation des services municipaux et s’inscrit par anticipation dans la
réforme des collectivités territoriales et par réaction dans la révision des
politiques publiques. Elle pourrait, par ailleurs, susciter pas mal de
réactions de la part de l’&lt;a href=&quot;http://www.bdr13.pcf.fr/Intervention-de-Joel-Dutto,9835.html&quot;&gt;opposition&lt;/a&gt;
et des &lt;a href=&quot;http://www.cgt13.org/spip.php?article1317&quot;&gt;syndicats&lt;/a&gt;
d'agents.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que dit le texte de la délibération ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il repose sur un rapport de 8 pages soumis au vote. L’introduction du texte
qui se propose de tout changer énonce que « &lt;em&gt;l'organisation actuelle
des services municipaux (...) a bien fonctionné. Elle s'est adaptée, elle a
évolué&lt;/em&gt;.»&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le retour du New public management à la française&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme de nombreuses réformes du cadrage de l’action publique, le texte
justifie les mesures par des « &lt;em&gt;défis&lt;/em&gt; » posés par des
déterminants internes et externes. Sont évoquées, les adoptions du &lt;a href=&quot;http://www.marseille.fr/sitevdm/jsp/site/Portal.jsp?page_id=86&quot;&gt;Plan Climat
Municipal&lt;/a&gt;, du &lt;a href=&quot;https://www.mairie-marseille.fr/sitevdm/jsp/site/Portal.jsp?document_id=1585&amp;amp;portlet_id=8&quot;&gt;
Plan Centre-Ville&lt;/a&gt; et du &lt;a href=&quot;http://www.marseille.fr/sitevdm/jsp/site/Portal.jsp?page_id=809&quot;&gt;Plan
Marseille-Emploi&lt;/a&gt;, c’est-à-dire des ensembliers de politique publique
intégrant des enjeux autrefois sectorialisés et désormais voués à être traités
transversalement par l’action publique locale.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’objectif général est de « &lt;em&gt;retrouver des ‘marges de
manœuvre’&lt;/em&gt; » économiques et financières en favorisant
« &lt;em&gt;responsabilisation&lt;/em&gt; » et « &lt;em&gt;synergie&lt;/em&gt; ». En
clair, la réorganisation des services municipaux - qualifiée de
« &lt;em&gt;processus d’envergure&lt;/em&gt; » - s’inspire de la rationalisation
des politiques locales avec l’idée centrale de faire mieux et plus avec moins
(de moyens) et moins (de personnes).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une formule du document résume bien un esprit qui renoue avec la tradition
des villes-entrepreneuriales des années 80 et du New Public Management des
années 90 : « &lt;em&gt;optimiser l’affectation des ressources en fonction
des priorités&lt;/em&gt; » pour le volet productivité ;
« &lt;em&gt;permettre à la collectivité de s’adapter aux constantes évolutions
de son temps&lt;/em&gt; » pour le volet flexibilité.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La déclinaison territoriale de la RGPP&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte propose un calendrier assez détaillé de
« &lt;em&gt;l’ajustement&lt;/em&gt; » ainsi proposé aux agents. Entre octobre
2008 et juin 2009, une « &lt;em&gt;Révision Générale des Moyens
Municipaux&lt;/em&gt; » (RGMM) a été menée. Elle s’inscrit dans le droit fil de
la fameuse Révision Générale des Politiques Publiques. Selon &lt;a href=&quot;http://www.acteurspublics.com/article/23-01-09/rgpp-acte-2-les-collectivites-entrent-en-scene&quot;&gt;
Acteurs Publics&lt;/a&gt;, dans un article qui date de janvier 2009, « &lt;em&gt;les
collectivités sont aujourd’hui fortement incitées par l’État à effectuer leur
propre RGPP. En clair, à rationaliser leur processus et rendre leurs dépenses
plus efficaces. L’augmentation des contraintes financières qui pèsent sur les
budgets locaux ne leur laisse guère le choix&lt;/em&gt;.»&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est entre juillet 2009 et décembre 2009 que s’est enclenchée à Marseille
l’étape « Préparer Demain Ensemble » qui a débouché sur un nouvel
organigramme supposé renforcer le « &lt;em&gt;niveau d’engagement de chaque
acteur de la chaîne manageriale.&lt;/em&gt; » La ville, une entreprise comme les
autres ? En tous les cas, un vocabulaire partagé :
« &lt;em&gt;ingénierie de projet&lt;/em&gt; », « &lt;em&gt;fonctions supports&lt;/em&gt; »,
« &lt;em&gt;gestion raisonnée&lt;/em&gt; », « &lt;em&gt;valeur de la chaîne de
management&lt;/em&gt; » « &lt;em&gt;valeur ajoutée&lt;/em&gt; » des compétences
des agents.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le problème résidera sans doute dans la pédagogie que devra mettre en œuvre
le Secrétariat général auprès des agents. On apprend, en effet, que les
« &lt;em&gt;directions générales fonctionnelles seront incitées à partager leur
capital savoir comme leur restitution d’analyses et à renforcer le dialogue
intra-directions&lt;/em&gt; » : des doublons seront supprimés au regard de la
« &lt;em&gt;performance&lt;/em&gt; ». Un autre problème, évidemment, consistera à
articuler ce paradigme du management avec les exigences du service public, dont
le texte se propose, sans insister, d’en « &lt;em&gt;renforcer
l’identité.&lt;/em&gt; » Enfin, il semble que la mairie envisage de regrouper
les services dans un endroit unique : c’est une profonde rupture pour avec
la volonté de les disséminer aux quatre coins de la ville et au plus près de la
population (les Relations internationales, par exemple sont au Pharo, les
Affaires Culturelles, rue Saint Férréol etc.).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le nouvel organigramme : plus simple ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’organigramme de la ville de Marseille est refondé. Jusqu’alors trois types
de directions composaient l’organisation des services :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;11 Directions rattachées au Secrétariat général (Direction général
d’incendie et de secours, Direction des assemblées, Marseille Mission Europe,
Marseille Mission Emploi, Direction du Développement durable, Atelier du
Patrimoine, Grand Projet de Ville, Direction des Grands Équipements, Maison de
l’artisanat et des Métiers d’Art, Direction de la Politique de la ville,
Direction Internet) ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;8 Directions Opérationnelles (Direction Générale des Services à la
Population, Direction Générale des Affaires Culturelles, Direction Générale des
Services Techniques, Direction Générale des Affaires Sociales et de la
Solidarité Urbaine, Direction Générale de l'Education et de la Petite Enfance,
Direction Générale de l'Urbanisme et de l'Habitat, Direction Générale de
l'Architecture et des Bâtiments Communaux , Direction Générale de la Prévention
et de la Protection) ; et&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;6 Directions Fonctionnelles (Direction Générale des Ressources Humaines
Direction, Générale des Services Financiers, Direction Générale de la
Communication et des Relations Extérieures, Direction Générale de la
Logistique, Direction Générale des Affaires Juridiques, Direction des Services
Concédés et des Sociétés d'Economie Mixtes).&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Désormais, la Direction générale des services est réorganisée autour de 7
structures dédiées :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Secrétariat général (regroupement des Directions des assemblées, de la
Mission Marseille 2013, des chargés de mission, de la Communication interne,
d’internet)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Bataillon des Marin-Pompiers&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Mission Prospective et évaluation&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Inspection générale des services&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Grands équipements&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Communication et Relations publiques&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Relations internationales et européennes.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;En outre, 5 Délégations générales constitueront des pôles autour desquels
s’articuleront les compétences mutualisées des anciennes directions :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Éducation, culture et solidarité&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Ville durable et expansion&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Vie citoyenne et proximité&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Valorisation des équipements&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Modernisation et Gestion des ressources (centres de supports et
experts).&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;On notera le joli oxymore qui associe « &lt;em&gt;ville durable&lt;/em&gt; » et
« &lt;em&gt;expansion&lt;/em&gt; ». Reste l’impression d’une organisation en poupées
russes : les quatre premières, appelées « &lt;em&gt;délégations
générales&lt;/em&gt; » par opposition à la délégation fonctionnelle de la
modernisation et de la gestion des ressources, se décomposent en effet en
« &lt;em&gt;directions&lt;/em&gt; » qui reprennent peu ou prou les anciennes
dénominations et compétences.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste surtout une inconnue : si le non-remplacement d’une partie des
fonctionnaires territoriaux partant à la retraite est acquis, sachant que le
recours à la contractualisation n’est pas en voie d’essoufflement, et si la
réduction du volume global des effectifs sera sans doute réalisée, la réception
de cette réforme par les agents sera un facteur déterminant de la réussite de
cette rationalisation. La bienveillance ou le sentiment d’une pénétration à
marche forcée de logiques privées dans l’organisation et la production des
politiques publiques locales ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Naissance de l’ARLEM : la contribution des autorités locales et régionales au projet de l’Union pour la Méditerranée</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/02/05/Naissance-de-l%E2%80%99assembl%C3%A9e-r%C3%A9gionale-et-locale-euro-m%C3%A9diterran%C3%A9enne-%3A-la-contribution-des-autorit%C3%A9s-locales-et-r%C3%A9gionales-au-projet-de-l%E2%80%99Union-pour-la-M%C3%A9diterran%C3%A9e</link>
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    <pubDate>Fri, 05 Feb 2010 13:51:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Diplomatie des Villes</category><category>UpM</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.2012371633_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;2012371633.gif, fév. 2010&quot; /&gt; Le 21
janvier dernier, 84 élus régionaux et locaux et membres d’associations de
coopération européenne appartenant aux pays membres de l’Union pour la
Méditerranée (UpM) se sont réunis à Barcelone au cours d’une réunion
constitutive de l’Assemblée régionale et locale euro-méditerranéenne (ARLEM).
L’adoption des statuts du Secrétariat général et la répartition des compétences
entre les six Secrétariats adjoints est prévue le 9 février à l’issue d’une
rencontre entre ambassadeurs. Cette annonce clôturerait la première phase
institutionnelle de l'UpM, un an et demi après son lancement
officiel.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Installés au même endroit, le Palais de Pedralbes à Barcelone, l’ARLEM et le
Secrétariat général devrait pouvoir commencer à travailler d’ici la fin de
l’année. En attendant que le nouveau Secrétaire général, le Jordanien Ahmad
Massa'deh, reçoive sa lettre de mission des États, il sera chargé de préparer
le deuxième sommet de l’UpM prévu en juin prochain dans la capitale catalane.
La France et de l’Egypte transmettront alors la co-présidence à l’Espagne - qui
exerce ce semestre la Présidence tournante de l’UE - et au Maroc.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’ARLEM ne sera pas en reste avec l’organisation du deuxième Forum des
Autorités Locales et Régionales de la Méditerranée, dont la première édition
avait eu lieu à Marseille en juin 2008, qui se tiendra à Barcelone (toujours)
les 2 et 3 mai 2010.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’ARLEM est appelée à jouer pour l’UpM, le rôle du Comité des Régions de
l’UE - tout comme l’Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne est la
duplication du Parlement européen, et le Secrétariat général celle de la
Commission. C’est d’ailleurs le Président du Comité des Régions, le Belge, Luc
van den Brande, qui a été nommé président de cette nouvelle institution. Il
sera assisté du Marocain Mohamed Boudra, maire de Al Hoceima, afin de respecter
la stricte parité entre représentants des deux rives. Chargée de faire entendre
la voix des autorités régionales et des territoires, l’ARLEM serait doté d’un
rôle consultatif, comme en témoigne la commande d’un rapport sur la coopération
décentralisée euro-méditerranéenne attribué au Président de la Catalogne, José
Montilla.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois l’ambition affichée d’adopter une méthode territoriale, qui
tranche avec l’approche suivie depuis le lancement du Processus de Barcelone
pourrait renforcer la place des autorités locales dans le dispositif.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le récit politique de l’UpM ne prétend plus agir sur les problèmes globaux
(« sécurité », « démocratie », « intégration et prospérité
économique », « dialogue inter-culturel », pour reprendre les corbeilles
traditionnelles du Partenariat euro-méditerranéen issu du Processus de
Barcelone), mais entend favoriser la mise en oeuvre de « projets concrets
».&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le thème du « projet concret » fonctionne comme un &lt;em&gt;policy
discourse&lt;/em&gt;, c’est-à-dire le produit d’une activité discursive qui est
parvenue à donner un sens fédérateur à un projet politique ; une vision
globale construite à partir d’un consensus entre des acteurs qui ne partagent
pourtant pas les mêmes intérêts dans l’action.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l’observation des modes de construction de ce consensus reste à étudier,
on peut néanmoins constater à l’occasion du lancement de l’ARLEM à quel point
il est incorporé par les acteurs locaux : « &lt;em&gt;Notre conviction est que
l'Union pour la Méditerranée ne doit pas tomber dans le piège de Barcelone, en
se limitant à la diplomatie classique. De ce constat nous offrons l'apport de
notre engagement sur le terrain, orienté vers la réalisation de projets
concrets grâce à la contribution des collectivités régionales et locales qui
travaillent au jour le jour pour une amélioration de la qualité de vie de nos
concitoyens. Notre objectif est de donner au dialogue euro-méditerranéen une
chance ultérieure d'aboutir finalement à la réalisation des initiatives qui ont
été avancées à Paris en 2008&lt;/em&gt; » a résumé son Président.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fait de réclamer pour l’ARLEM le statut d’« &lt;em&gt;organe orienté vers
le terrain qui peut fonctionner indépendamment de la réalité politique
internationale&lt;/em&gt; » montre dans quelle mesure les acteurs locaux et
régionaux ont compris les bénéfices à retirer d’un projet tourné vers « le
développement urbain et territorial, la décentralisation, la société de
l'information et le soutien aux petites et moyennes entreprises», qui sont les
quatre thèmes fixés par le programme de travail de l’ARLEM.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La distribution des caciques entre enjeux territoriaux et enjeux globaux
n’est cependant ni figée, ni contradictoire. Ni figée dans la mesure où la mise
en oeuvre de projets structurels, nécessitant des investissements importants,
comme le Plan Solaire ou les Autoroutes de la Mer n’a jamais été abandonné par
les discours politiques ou par les administrations centrales. Pas plus
abandonnée que l’incantation à construire cette « zone de prospérité
partagée de paix et de sécurité » qui implique pas moins que l’intégration
économique au Sud et la résolution du conflit israélo-palestinien. Ni
contradictoire dans le long terme, puisque ces problèmes ne sont pas séparables
du climat économique général qui pèse sur la production des projets
concrets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus d'information sur la création de l'ARLEM sur le site d'&lt;a href=&quot;http://www.econostrum.info/L-ARLEM-plaide-pour-une-Union-pour-la-Mediterranee-proche-des-villes-et-des-regions_a2172.html&quot;&gt;Econostrum&lt;/a&gt;
et d'&lt;a href=&quot;http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=COR/10/10&amp;amp;type=HTML&quot;&gt;Europa&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/02/05/Naissance-de-l%E2%80%99assembl%C3%A9e-r%C3%A9gionale-et-locale-euro-m%C3%A9diterran%C3%A9enne-%3A-la-contribution-des-autorit%C3%A9s-locales-et-r%C3%A9gionales-au-projet-de-l%E2%80%99Union-pour-la-M%C3%A9diterran%C3%A9e#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/02/05/Naissance-de-l%E2%80%99assembl%C3%A9e-r%C3%A9gionale-et-locale-euro-m%C3%A9diterran%C3%A9enne-%3A-la-contribution-des-autorit%C3%A9s-locales-et-r%C3%A9gionales-au-projet-de-l%E2%80%99Union-pour-la-M%C3%A9diterran%C3%A9e#comment-form</wfw:comment>
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      </item>
    
  <item>
    <title>La cahoteuse réforme des collectivités territoriales</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/01/27/La-cahoteuse-r%C3%A9forme-des-collectivit%C3%A9s-territoriales</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:4fdd5a36b0558e1cb5fd369972f5a414</guid>
    <pubDate>Wed, 27 Jan 2010 19:29:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Collectivités locales</category><category>Politique</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.senat-interieur_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;senat-interieur.jpg, janv. 2010&quot; /&gt;
Le processus de réformes des collectivités territoriales est entré dans une
nouvelle phase avec la discussion au Parlement du volet consacré à
l’organisation de la nouvelle architecture institutionnelle.&lt;br /&gt;
Rappelons que quatre textes sont au programmes : relatifs à l'élection des
membres des conseils des collectivités territoriales et des établissements
publics de coopération intercommunale ; à l'élection des conseillers
territoriaux et au renforcement de la démocratie locale ; à l’organisation
de la concomitance des renouvellements des conseils généraux et des conseils
régionaux ; et à la réforme des collectivités territoriales &lt;em&gt;per
se&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
Le Parlement a déjà voté la suppression de la taxe professionnelle et son
remplacement par le dispositif de la «&lt;em&gt;contribution économique
territoriale&lt;/em&gt;» à l’occasion du vote de la loi de finance 2010 en décembre
dernier. Cette refondation de l’architecture financière avait, &lt;a href=&quot;http://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2009/12/05/raffarin-critique-de-nouveau-sur-la-reforme-de-la-taxe-professionnelle_1276716_823448.html#ens_id=1256161&quot;&gt;
on s’en souvient&lt;/a&gt;, suscité l’opposition d’une partie de la majorité inquiète
du manque à gagner que pourrait constituer cette suppression pour les
collectivités locales. Jean-Pierre Raffarin était par ailleurs intervenu pour
regretter que le débat des finances ait eu lieu avant celui sur les
compétences.&lt;br /&gt;
En outre, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture, hier, le &lt;a href=&quot;http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/conseils_generaux_regionaux.asp&quot;&gt;
texte&lt;/a&gt; déjà voté au Sénat organisant la concommitance des renouvellements
des conseils généraux et des conseils régionaux qui réduit le mandat des
membres de ces deux assemblées afin de permettre l’expiration simultanée des
mandats en mars 2014.&lt;br /&gt;
Dans cet entrecroisement de textes entre les deux assemblées sur l’objet de la
réforme des collectivités territoriales, le Sénat a engagé le débat sur la
composition des conseils généraux et régionaux et du nombre de conseillers
territoriaux. En juin, le dernier volet de cette réforme devrait s’achever avec
le débat relatif au mode d’élection de ces derniers. Les textes se succèdent,
les oppositions s’organisent et l’incertitude politique et juridique demeure
dans la perspective des élections régionales de mars, d’une part, et dans
l’attente d’une possible saisine du Conseil constitutionnel, d’autre
part.&lt;br /&gt;
Comme souvent en matière de processus législatif, l’adoption d’une partie du
dispositif permet d’éclairer les éléments de blocage du débat. Celui-ci semble
se cristalliser autour du rôle du futur conseiller territorial.&lt;br /&gt;
Pour &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/01/18/la-reforme-territoriale-une-recentralisation-qui-n-ose-pas-dire-son-nom-par-pierre-mauroy_1293197_3232.html&quot;&gt;
Pierre Mauroy,&lt;/a&gt; membre du comité Balladur, dont le &lt;a href=&quot;http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/094000097/index.shtml&quot;&gt;
rapport&lt;/a&gt; remis au Président de la République a servi de base au projet de
loi, ce point illustre « l&lt;em&gt;’affaiblissement des assemblées&lt;/em&gt; »
locales et la « &lt;em&gt;recentralisation&lt;/em&gt; » de l’organisation
territoriale de l’État. &lt;a href=&quot;http://lebihetdhumeur.blogspot.com/2010/01/fabius-la-reforme-des-collectivites.html&quot;&gt;
Laurent Fabius&lt;/a&gt; évoque une « &lt;em&gt;loi de régression territoriale et
financière&lt;/em&gt; ». Rejoints par des élus de la majorité, ils défendent le
maintien de la spécificité des missions du conseil général et du conseil
régional et s’opposent à l’argument de la « &lt;em&gt;simplification
administrative&lt;/em&gt; », gage d’une réduction des coûts et d’une meilleure
lisibilité de la responsabilité démocratique (3 000 conseillers territoriaux
devant « &lt;em&gt;remplacer&lt;/em&gt; » les 6 000 conseillers régionaux et
généraux). L’une des critiques les plus vives concerne à ce titre le mode de
scrutin de ces futurs conseillers territoriaux. Accusé d’obéir à des impératifs
électoraux, le projet prévoit une élection au scrutin uninominal à un tour - le
modèle britannique du &lt;em&gt;winner takes all&lt;/em&gt; - et tendrait ainsi à
bipolariser la vie politique locale.&lt;br /&gt;
Enfin, certaines voix se sont élevées pour regretter le manque d’ambition en
matière de réforme de l’intercommunalité. En effet, &lt;a href=&quot;http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/collectivites_territoriales_epci.asp&quot;&gt;
le projet de loi&lt;/a&gt; ne transforme pas le statut juridique des groupements de
communes qui restent des Établissements publics de coopération intercommunale
et non des collectivités territoriales à part entière dotées d’une compétence
générale. Si cette vision est conforme aux voeux formulées par l’&lt;a href=&quot;http://www.amf.asso.fr/_gabarit/?DOC_N_ID=9764&amp;amp;amp;GRT_N_ID=7&quot;&gt;AMF&lt;/a&gt;,
c’est une version moins « &lt;em&gt;ambitieuse&lt;/em&gt; », pour reprendre les termes
de &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/01/19/le-gouvernement-cherche-une-majorite-au-senat-pour-la-reforme-territoriale_1293540_823448.html&quot;&gt;
Jean-Jacques Hyest&lt;/a&gt;, Président (UMP) de la Commission des Lois du Sénat, que
celle contenue dans le rapport Balladur qui sera discutée.&lt;br /&gt;
Au final, « &lt;em&gt;il n’y a pas de majorité&lt;/em&gt; » sur le texte affirme
&lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/politique/2009/12/18/01002-20091218ARTFIG00023-scrutin-territorial-l-avertissement-de-larcher-.php&quot;&gt;
Gérard Larcher&lt;/a&gt;, le Président du Sénat. Cette situation de blocage se
traduit par la crispation des positions : &lt;a href=&quot;http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iolTeiGk2Fww_WYBrHJPdwgtjTRg&quot;&gt;
l’UMP accuse&lt;/a&gt; le PS d’utiliser l’argent publique à des fins de propagande
politiques dénigrant la réforme. Pour certains sénateurs, ce n’est pas tout à
fait exact (cf. &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xbxfcp_passe-darmes-au-senat-sur-la-reform_news&quot;&gt;
cette passe d'arme&lt;/a&gt;). L’enjeu du processus de réforme apparaît plus
clairement à mesure que les forces partisanes s’organisent pour la campagne
électorale.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/01/27/La-cahoteuse-r%C3%A9forme-des-collectivit%C3%A9s-territoriales#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Frémissements sur le front des politiques locales internationales ? Partie 2</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/01/18/Fr%C3%A9missements-sur-le-front-des-politiques-locales-internationales-Partie-2</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:602704e1083295cfd7a8015046adbd39</guid>
    <pubDate>Mon, 18 Jan 2010 13:03:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Euroméditerranée</category><category>Marseille 2013</category><category>Port</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Deuxième volet de notre tour d’horizon des récents développements des
politiques locales internationales marseillaises qui ne montrent pas que des
signes de déblocage.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Euroméditerranée : de nouveaux tournants&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.2008101118312582_Quicklook-original_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;111008FLE01, janv. 2010&quot; /&gt; Tout se
passe comme si nous ne &lt;a href=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/11/17/Eurom%C3%A9diterran%C3%A9e-sur-la-voie-d%E2%80%99acc%C3%A9l%C3%A9ration&quot;&gt;
cessions de décrire&lt;/a&gt; le lancement de la matérialisation de l’opération. Pour
l’Établissement public, 2010 est une année charnière. Une autre. Au cours de
l’année, en effet, un certain nombre de chantiers devraient être entamés et
divers équipements livrés.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Citons la salle de spectacle (2 000 places) du Silo ; le Centre
régional de la Méditerranée - surnommé par certaines mauvaises langues, la
« &lt;em&gt;Villa Vauzélia&lt;/em&gt; »; les travaux d’enfouissement de la passerelle
sur le J4 et la réalisation de la Place de la Méditerranée qui fera la jonction
entre les Docks et l’Euromed Center ; enfin, les désormais &lt;a href=&quot;http://www.laprovence.com/actu/conseil-municipal-le-ps-favorable-aux-terrasses-du-port&quot;&gt;
consensuelles&lt;/a&gt; Terrasses du Ports.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ajoutons au tableau, l’extension du périmètre d’‘Euromediterranée qui marque
autant la pérennisation du projet que la fin d’une phase. À ce titre, un bilan
pourrait prochainement être tiré. Or, si le taux de remplissage qui reste
satisfaisant et si le nombre de bureaux prévus n’est que légèrement en deça des
attentes (360 000 m2 contre 500 000 attendus), il est difficile de mesurer
l’impact direct de l’opération en terme de création d’emplois, et
d'attractivité économique.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant à l’aménagement du territoire, le projet s’est pour l’instant
« &lt;em&gt;cantonné&lt;/em&gt; » à l’édification d’une grande tour, mais on
cherche « &lt;em&gt;l’architecture du quotidien&lt;/em&gt; » ou les
« &lt;em&gt;espaces publics de proximité&lt;/em&gt; » promis par l&lt;a href=&quot;http://www.euromediterranee.fr/themes/qualite-de-vie&quot;&gt;e cahier des charges
discursif&lt;/a&gt; de l’Établissement public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise, certes, a « &lt;em&gt;impacté&lt;/em&gt; », comme les économistes disent,
le projet. Toutefois, elle a pu avoir quelques effets bénéfiques pour les pôles
secondaires de l’économie-mondiale. Ainsi, certaines entreprises en difficultés
se trouvent contraintes de délocaliser leurs sièges hors des grandes places.
Marseille peut fournir de base de repli pour ces firmes qui souhaitent
bénéficier de loyers moins onéreux.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Reprise des tensions sur le port&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.article_1201-MAR02-GREVEDOCKERS_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;article_1201-MAR02-GREVEDOCKERS.jpg, janv. 2010&quot; /&gt; La hantise des VRP
d’Euroméditerranée chargés de « &lt;em&gt;vendre&lt;/em&gt; » la ville aux
investisseurs qui semblait être assoupi a refait surface : la grève sur le
port. On se &lt;a href=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/03/11/Reparations-navales-%3A-les-lecons-d-une-crise&quot;&gt;souvent&lt;/a&gt;
de la tension survenue suite à la décision du groupe espagnol Boluda de retirer
sa participation dans l’Union nationale marseillaise, entraînant la liquidation
judiciaire de l’entreprise et la fin des activités de réparation navale sur le
Port (&lt;em&gt;Photo : S. Pagano / 20 Minutes&lt;/em&gt;).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette tension s’inscrivait dans le cadre de la réforme des Ports autonomes
refusée par la CGT marseillaise jusqu’à la fin de l’été. L’&lt;a href=&quot;http://www.laprovence.com/article/region/la-cgt-signe-un-accord-avec-le-port-de-marseille-et-met-fin-a-la-greve&quot;&gt;accord&lt;/a&gt;
signé entre dirigeants de la CGT et le nouveau Grand Port Maritime a pu faire
croire, un temps, à la fin des hostilités et le début de la transposition de la
nouvelle organisation des activités portuaires dans le bastion
marseillais.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, la situation sur le port s’est tendu sur un autre front au plein
coeur de l’été : la &lt;a href=&quot;http://fr.allafrica.com/stories/200908031155.html&quot;&gt;décision&lt;/a&gt;
protectionniste du gouvernement algérien de taxer les importations sur certain
secteurs liés aux activités portuaires a mis à genoux l’économie marseillaise
du commerce des engins de travaux publics d’occasion.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Six mois plus tard, alors que l’on croyait le contexte marseillaise isolé,
c’est un mouvement national qui va perturber les activités du port. Le 4
janvier dernier, la Fédération nationale des Ports et docks (FNDP) a lancé un
mot d’ordre de grève concernant les salariés des Grands Ports Maritimes. Cette
grève a été particulièrement suivi, notamment à Marseille où aucune marchandise
n’a été déchargée, même si, selon &lt;a href=&quot;http://www.lepoint.fr/actualites/2010-01-04/une-greve-paralyse-les-ports-autonomes-francais/1037/0/410329&quot;&gt;
Reuters&lt;/a&gt;, « &lt;em&gt;aucune incidence n’a pu être observé sur le trafic
pétrolier des bassins de Fos et de Lavera ou sur la circulation des
voyageurs&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats protestent contre l’application de la réforme :
« &lt;em&gt;alors que 30 000 emplois devaient être créés, nous sommes touchés
par le chômage partiel et des départs non remplacés. Sur les investissements
promis, nous ne voyons rien venir&lt;/em&gt; » a déclaré le secrétaire général
de la CGT marseillaise. Cette action spectaculaire, &lt;a href=&quot;http://www.laprovence.com/article/france/nouvelle-journee-de-greve-dans-les-ports-autonomes-francais&quot;&gt;
renouvelé&lt;/a&gt; le 11 janvier, fait suite aux grèves, plus discrètes, du mois de
novembre, mais tend à montrer une radicalisation du mouvement.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2013 : la Poste, premier sponsor&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/001images.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;001images.jpg, janv. 2010&quot; /&gt; Hugues
de Cibon a-t-il accepté une mission impossible en quittant son poste de
Directeur marketing d’Euromediterranée pour rejoindre l’équipe de Bernard
Latarjet et convaincre les entreprises de se « &lt;em&gt;mobiliser
financièrement&lt;/em&gt; » derrière 2013 ? Rappelons qu’il s’agit de
trouver 15 à 20 % du financement global (évalué à 98 millions d’euros). Le
nouveau Directeur du mécénat et des relations avec le monde économique a
imaginé un &lt;a href=&quot;http://www.marseille-provence2013.fr/index.php?option=com_content&amp;amp;task=view&amp;amp;id=447&amp;amp;Itemid=516&quot;&gt;
système&lt;/a&gt; permettant un engagement différencié des entreprises dans la
Capitale européenne de la culture.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier étage est composé du « Club des entreprises de
Marseille-Provence 2013 » dont les membres participent à hauteur de 1 000
euros. Le deuxième regroupe les « Supporters » qui apportent une
contribution supérieure. Enfin, les « Partenaires» concernent les
donateurs les plus généreux. Cet étage distingue dans l’ordre croissant les
« Partenaire projet», « Partenaire grands projets » et
«Partenaire officiels ».&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, l’association a inscrit à son tableau de chasse le premier des
Partenaires officiels, &lt;em&gt;happy few&lt;/em&gt; des événements culturels de 2013. Le
Groupe La Poste, qui devient habitué des Capitales européennes de la culture
françaises, puisque déjà présent à Lille en 2004, a déboursé les 1,5 Millions
d’euros nécessaires pour faire partie des privilégiés. À la clé, une mise en
avant de la marque dans les principaux supports de communication, une présence
dans les manifestations et la possibilité d’utiliser le logo dans ses
opérations publicitaires.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Jacques Pfister, le Président de l’association et de la Chambre de
commerce, cette signature « &lt;em&gt;en annonce d’autres&lt;/em&gt; ». Il ne manque
plus que l’engagement définitif de François Pinault qui aurait promis au maire
de mettre à disposition une partie de ses collections pour mettre 2013 sur les
bons rails managériaux. Pour la programmation artistique on attendra encore un
peu.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/01/18/Fr%C3%A9missements-sur-le-front-des-politiques-locales-internationales-Partie-2#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Frémissements sur le front des politiques locales internationales ?</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/01/14/Fr%C3%A9missements-sur-le-front-des-politiques-locales-internationales</link>
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    <pubDate>Thu, 14 Jan 2010 12:56:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Politique</category><category>UpM</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Ce début d’année est déjà riche en actualités dans le domaine des politiques
locales internationales marseillaises. L’occasion de faire un point sur les
récents développements et les perspectives des principaux dossiers.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Compétition politique : tous en place pour les
régionales&lt;/strong&gt; ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/11.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;11.jpg, janv. 2010&quot; /&gt; Presque... Du côté du duel attendu
Mariani/Vauzelle, la campagne semble s’être accélérée - avant même d’avoir
vraiment commencé... -sur le thème de la sécurité et de l’emploi. Comme nous le
décrit &lt;a href=&quot;http://remileroux.wordpress.com/2010/01/12/lemploi-et-la-securite-pour-lancer-la-campagne-des-regionales-du-ps-et-ump/&quot;&gt;
Rémi Leroux&lt;/a&gt;, « &lt;em&gt;la droite a attaqué bille en tête. La gauche a
répliqué du tac au tac. La campagne est lancée&lt;/em&gt; » sur des enjeux aussi
peu régionaux, que politiques - c’est-à-dire facilement convertibles en clivage
droite / gauche. Au-delà de la passe d’arme Marianni / Menucci sur la
vidéo-surveillance ou la teneur du Plan de relance de la Région, l’un des
effets attendus de cette agitation est de « &lt;em&gt;réduire (la campagne) à un
affrontement UMP / PS&lt;/em&gt; » d’autant plus que les autres forces
partisanes peinent à s’organiser.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On apprend aujourd’hui dans &lt;a href=&quot;http://www.laprovence.com/article/regionales/catherine-levraud-tete-de-liste-dun-modem-dans-lurgence&quot;&gt;
La Provence&lt;/a&gt; que Catherine Levraud a finalement été désignée pour diriger la
liste Modem après le retrait de François-Xavier De Peretti. Cette désignation
clôt la phase d’incertitude au sein du mouvement de François Bayrou. Enfin, pas
vraiment selon M. De Peretti qui rappelle justement : « &lt;em&gt;nous
n'avons que la tête de liste, il reste 136 noms à trouver. Quant au programme,
nous sommes la région la plus en retard. Il faut s'y mettre dans
l'urgence.&lt;/em&gt;»&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du côté du Front de Gauche, les choses ne sont pas mieux engagées. Le
&lt;a href=&quot;http://www.joelcanapa.org/article-des-communistes-avec-michel-vauzelle-40938973-comments.html#comment53683701&quot;&gt;
ralliement de Joël Canapa&lt;/a&gt;, Vice-Président communiste du Conseil régional, à
la liste PS dans le Var, repose la question de la stratégie du Parti communiste
de faire liste commune avec le parti de Jean-Luc Mélanchon. D’autre part,
&lt;a href=&quot;http://remileroux.wordpress.com/les-chuts/&quot;&gt;le refus&lt;/a&gt; de la
Fédération pour une alternative sociale et écologique de rejoindre le Front de
Gauche compromet un peu plus ses chances d’apparaître comme une liste élargie
de la gauche de la gauche.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Union pour la Méditerranée : des accords,
enfin&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.Bernard-Kouchner-1-6_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Bernard-Kouchner-1-6.jpg, janv. 2010&quot; /&gt; Le volontarisme diplomatique de ces
dernières semaines semblent avoir enfin porté leurs fruits. À moins que les
récents développements de l’Union pour la Méditerranée ne soient du aux effets
de lassitude d’un blocage qui persiste depuis plus d’un an. Après l’&lt;a href=&quot;http://euro-mediterranee.blogspot.com/2009/11/de-lannulation-de-la-conference.html&quot;&gt;annulation
de la réunion d’Istanbul,&lt;/a&gt; certaines chancelleries désespéraient de trouver
une issue à l’épineuse question de l’identité (et de la nationalité) du futur
Secrétaire général de l’UpM. À Barcelone, au palais de Peladbres pourtant,
&lt;a href=&quot;http://www.barcelona-candidata-euromed.com/&quot;&gt;tout est pourtant
prêt&lt;/a&gt; pour l’accueillir.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 5 janvier, le chef de la diplomatie française s’est rendu au Caire pour
exhorter ses collègues à «&lt;a href=&quot;http://www.lesechos.fr/info/inter/020297582390-kouchner-au-caire-pour-reveiller-l-union-pour-la-mediterranee.htm&quot;&gt;réveiller&lt;/a&gt; »
le projet. Au moment de rencontrer ses homologues égyptiens, espagnols,
tunisiens et jordaniens, Bernard Kouchner &lt;a href=&quot;http://www.france24.com/fr/20100106-kouchner-caire-blocages-difficultes-upm-union-mediterranee-egypte-lieberman-israel&quot;&gt;
a reconnu&lt;/a&gt; « &lt;em&gt;qu’il reste de petits problèmes entre certains
ministres des Affaires étrangères (...). Pour des raisons politiques, nous ne
sommes pas tous les jours d'accord&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, &lt;a href=&quot;http://www.econostrum.info/L-Egypte-et-la-France-tentent-de-relancer-l-Union-pour-la-Mediterranee_a2070.html&quot;&gt;
la réunion du Caire&lt;/a&gt; a été l’occasion de percées inédites. Premièrement, les
« financements se précisent ». &lt;a href=&quot;http://www.aufaitmaroc.com/fr/actualite/maroc/article/les-financements-pour-lunion-pour-la-mediterrannee-se-precisent/&quot;&gt;
Les Echos&lt;/a&gt; croit savoir, en effet, qu’ « &lt;em&gt;au premier rang des
investisseurs se trouvent la banque allemande de développement KFW, l'Agence
française de développement (AFD), la Banque européenne d'investissement (BEI)
et la Banque mondiale, auxquels s'ajoute le fonds InfraMed mis en oeuvre par la
Caisse française des Dépôts et Consignations (CDC), la Cassa Depositi e
Prestiti d'Italie, EFG Hermès (Egypte) et la Caisse de Dépôt et de Gestion du
Maroc&lt;/em&gt;». Au final, ces investissements sont estimés entre 8 et 10 milliards
d’euros. C’est l’une des premières fois qu’est exprimée une évaluation des
moyens mobilisables par l’UpM.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxièmement, un consensus s’est dessiné autour de la candidature de Ahmad
Massa’deh &lt;a href=&quot;http://www.masadeh.com/lawyers.php&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/ahmad.gif&quot; alt=&quot;Ahmad Massa’deh&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;ahmad.gif, janv. 2010&quot; /&gt;&lt;/a&gt;,
ambassadeur de la Jordanie auprès de l’Union européenne et de l’OTAN, au poste
de Secrétaire général. Son nom proposé par les « 5 du Caire »
&lt;a href=&quot;http://www.econostrum.info/Ahmad-Masa-deh-premier-secretaire-de-l-UpM_a2112.html&quot;&gt;
a été accepté&lt;/a&gt; par les hauts fonctionnaires de l’UpM le 12 janvier. Pour
être effective, la désignation devra être entérinée par les Ministres des
Affaires étrangères des pays membres. La date de la mi-février est évoquée,
mais l’essentiel semble être acquis pour que le Secrétariat technique puisse
commencer à travailler - c’est-dire examiner les projets à financer. Le
Secrétaire général sera assisté par des adjoints palestinien, israélien, turc,
ainsi que représentant la Ligue arabe.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;ins&gt;À suivre, « Euroméditerranée ; le Port ; et 2013
»&lt;/ins&gt;&lt;/em&gt;'&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Bilan des enjeux locaux internationaux (3) : la dipliomatie décentralisée</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/12/31/Bilan-des-enjeux-locaux-internationaux-%283%29-%3A-la-dipliomatie-d%C3%A9centralis%C3%A9e</link>
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    <pubDate>Wed, 30 Dec 2009 10:13:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Diplomatie des Villes</category><category>UpM</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.carto_mediterranee_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;carto_mediterranee.jpg, janv. 2010&quot; /&gt; 2009 a semblé montrer les limites de la
diplomatie décentralisée marseillaise. Le dialogue entre les autorités locales
et régionales de la Méditerranée s'est en effet heurtée, d'une part, au retour
des questions sécuritaires dans la région et aux blocages consécutifs à la
logique projet de l'Union pour la Méditerranée. D'autre part, la
&amp;quot;&lt;em&gt;diplomatie participative&lt;/em&gt;&amp;quot; chère à Michel Vauzelle n'est pas parvenue
à anticiper les effets des mesures protectionnistes en Algérie. L'activisme
international des élus locaux et régionaux a pu paraître cantonné à des appels
vains à la médiation ou à l'intervention de l'État. Contrairement aux
prophéties, celui-ci a donc encore de beaux jours devant lui. &amp;quot;&lt;em&gt;Le cadavre
de l'État bouge encore&lt;/em&gt;&amp;quot;, nous rappelle cette année de diplomatie
décentralisée. Celui du protectionnisme et des égoïsmes nationaux
aussi.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Union pour la Méditerranée : l'impasse de la logique
projet&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre de Gaza, &lt;a href=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/12/31/&quot;&gt;on l'a dit&lt;/a&gt;, a considérablement remis en
cause les ambitions du projet français. Celles-ci reposaient sur le constat
d'un double échec : ceux d'Oslo et de Barcelone. Oslo, car de processus de
paix dans la région, il ne reste ni processus, ni paix, pour reprendre un adage
désormais partagé sur le terrain. L'échec de Barcelone, ce fut la conjonction
de la mauvaise volonté des bailleurs (États, Commission européenne) et de la
logique sécuritaire des négociations reposant sur l'équation suivante :
lutte contre l'immigration + lutte contre l'islamisme = stabilité des régimes
autoritaires du Sud et absence d'intégration des marchés et de développement
économique).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'idée de Nicolas Sarkozy (mise en forme par Henri Guaino) était de prendre
acte de ce double échec. Il s'agissait de repenser le dialogue
euroméditerranéen sur une perspective de plus long terme et d'orienter les
enjeux vers les considérations économiques. L'erreur originelle fut de croire,
en libéral wilsonien, que le progrès économique allait automatiquement créer
les conditions pour la paix et la sécurité ; que la guerre allait attendre
que se concluent les &lt;em&gt;business deal&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.no_wall_Palestine_big_wall_bg_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;no_wall_Palestine_big_wall_bg.jpg, janv. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette idée a fait long feu et l'exercice est facile aujourd'hui de lui
reprocher les sous-bassements théoriques. Il n'en demeure pas moins qu'elle
aura permis d'attirer l'attention des bailleurs sur la région dans une
perspective moins huntingtoniennne que le &lt;a href=&quot;http://www.carnegieendowment.org/publications/index.cfm?fa=view&amp;amp;id=1480&quot;&gt;Grand
Moyen Orient de Georges W. Bush&lt;/a&gt;. La perspective de la &lt;a href=&quot;http://www.se2009.eu/fr/&quot;&gt;Présidence espagnole de l'Union européenne&lt;/a&gt; et de
l'anniversaire du Processus de Barcelone, sans oublier l'ouverture prochaine
(?) du siège du Secrétariat général de l'UpM au Palais Pedralbes, pourraient
même ouvrir la porte à des progrès.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'initiative française aura par ailleurs permis aux autorités locales et
régionales de la rive nord de repenser leurs stratégies méditerranéennes. Le
deuxième Forum des Autorités Locales et Régionales de la Méditerranée qui aura
lieu à Barcelone au début du mois de mai sera l'occasion de constater les
évolutions en ce domaine. À Marseille, les autorités locales se sont
rapprochées des États dans leur approche de la diplomatie décentralisée et ne
s'interdisent plus de sortir de la coopération d'autorités locales à autorités
locales comme la loi l'autorise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La loi de finances complémentaire algérienne : essai grandeur
nature&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cœur de l'été, la décision du gouvernement algérien de durcir les
conditions d'importation des marchandises portuaires a suscité parmi les
autorités locales et les entreprises marseillaises l'incompréhension, la
panique, puis la frustration de ne pouvoir rien faire.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du côté des entreprises, l'Union Maritime et Fluviale Marseille-Fos a alerté
le Secrétaire d'État au Commerce extérieur, bientôt imité par les élus locaux.
Un bel exemple de &amp;quot;&lt;em&gt;jouer collectif&lt;/em&gt;&amp;quot; tant l'enjeu paraissait
considérable pour l'économie locale portuaire dont 40% de l'activité était
orientée vers l'Algérie. À la fin de l'automne, &amp;quot;&lt;em&gt;les quatre cinquièmes du
trafic avaient disparu&lt;/em&gt;&amp;quot;, déclare un porte-parole de l'organisation
patronale à l'AFP, citant notamment l'exemple de la compagnie maritime Marfret.
Bernard Vidil, son Président, évoque un &amp;quot;&lt;em&gt;recul massif&lt;/em&gt;&amp;quot; de l'activité,
soulignant, &amp;quot;&lt;em&gt;sur le port, c'est le désarroi total&lt;/em&gt;&amp;quot;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.1749165-2372565_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;1749165-2372565.jpg, janv. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après une visite éclair de Anne-Sophie Idrac à Marseille, certainement pour
rappeler que l'Algérie étant un pays souverain et que ses décisions ne pouvait
faire l'objet de négociation, surtout en temps de crise économique, les élus
locaux ont organisé une rencontre avec les autorités algériennes. Celle-ci a
finalement eu lieu au début du mois de décembre. Pour quels résultats ?
&amp;quot;&lt;em&gt;Nous avons dit à M. le Premier ministre que nous avons le plus grand
respect pour la souveraineté et les choix du gouvernement algérien&lt;/em&gt;&amp;quot; a
déclaré Michel Vauzelle, qui a souhaité s'exprimer au nom de la &amp;quot;&lt;em&gt;France
méditerranéenne&lt;/em&gt;&amp;quot;. Jean-Noël Guérini précise &amp;quot;&lt;em&gt;nous acceptons la LFC
algérienne et les contraintes qu'elle peut imposer aux entreprises françaises
notamment portuaires. Mais nous avons dit au Premier ministre que ces
entreprises s'adaptent&lt;/em&gt;&amp;quot;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La délégation marseillaise entend surtout se servir de cette leçon en
améliorant ses outils de veille et en renforçant la coopération
institutionnelle avec son partenaire algérien qui se situe moins que jamais
dans les Wilaya, mais dans les cabinets ministériels. Une Maison
Marseille-Provence-Algérie devrait ainsi être construite prochainement et gérée
par la Chambre de commerce de Marseille ; deux groupes de travail
réunissant les acteurs des deux ports et des deux institutions consulaires
devraient également voir le jour ; enfin, le premier adjoint du maire -
absent, il a promis de se rendre à Alger au début de l'année 2010 - a proposé
la mise en place d'un bureau de représentation économique de l'Algérie à
Marseille : &amp;quot;&lt;em&gt;Nous voulons que le gouvernement algérien et la banque
centrale d'Algérie autorisent l'ouverture d'un bureau de représentation à
Marseille qui pourrait être tenu par la Société générale, qui est candidate.
Ces bureaux pourraient accueillir les entreprises algériennes qui travaillent
en France et aider les entreprises françaises désireuses de travailler en
Algérie. Cette représentation pourrait donc générer un flux financier entre les
deux pays&lt;/em&gt;&amp;quot;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par &lt;a href=&quot;http://www.econostrum.info/Les-elus-provencaux-sensibles-aux-arguments-du-Premier-ministre-algerien_a1954.html&quot;&gt;
Econostrum&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.algeria-watch.org/fr/article/eco/elus_marseille.htm&quot;&gt;Algeria
Watch&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/12/31/Bilan-des-enjeux-locaux-internationaux-%283%29-%3A-la-dipliomatie-d%C3%A9centralis%C3%A9e#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Bilan des enjeux locaux internationaux (2):  Euroméditerranée</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/12/15/Bilan-des-enjeux-locaux-internationaux-%282%29%3A-Eurom%C3%A9diterran%C3%A9e</link>
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    <pubDate>Tue, 15 Dec 2009 17:26:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Euroméditerranée</category><category>Marseille 2013</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.IMAGE_2009_04_02_346431_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;IMAGE_2009_04_02_346431.jpg, déc. 2009&quot; /&gt; Au début de cette année, nous
écrivions &lt;a href=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/01/06/Enjeux-locaux-internationaux-2009-2-%3A-Euromediterranee&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;
que &amp;quot;2009 dev(r)ait être une année décisive&amp;quot; pour Euroméditerranée. Nous
évoquions les question d'implantation sociale du projet, le commencement des
chantiers architecturaux et d'aménagement et la mise en œuvre du programme
d'extension.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ces trois dossiers, il semble que l'Établissement Public soit confronté
au défi du temps. On n'ignore plus que les grands projets urbains, qui
s'imposent comme la norme de la production de la ville, obéissent à des
temporalités contradictoires. La vision politique du projet urbain est supposée
conférer une cohérence stratégique à un ensemblier de politiques publiques
hétérogènes. Le politique ici n'est pas sensé donner seulement du souffle à une
opération d'aménagement, mais doit l'inscrire dans une conception partagée de
la cité, et qui soit projetable dans le temps. Cependant, les aménageurs ne
peuvent négliger le rythme soutenu du calendrier électoral, qui ne coïncide pas
avec la temporalité longue de la construction stratégique.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette dichotomie est également observable sur le plan de
l'opérationnalisation. La contradiction que doit résoudre l'Établissement
public est de matérialiser l'opération, c'est-à-dire de la rendre immédiatement
visible aux destinataires (habitants, firmes, touristes), tout en mettant en
œuvre des programmes aussi ambitieux que chronophages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On le constate ainsi, ce n'est pas seulement le temps qui pose problème à la
production des projets urbains. L'élargissement du système d'acteurs qui marque
la nouvelle économie politique des villes - la gouvernance urbaine -
redistribue les ressources de l'action collective et complexifie les processus
décisionnels. Il serait naïf de considérer l'&amp;quot;rrupition&amp;quot; du marché dans la
production des politiques urbaines comme une nouveauté ou un &lt;em&gt;big bang&lt;/em&gt;.
Néanmoins, il faut prendre la mesure de l'indifférenciation croissante des
logiques privés et publiques particulièrement visibles dans les projets urbains
en les inscrivant dans des logiques d'acteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'année 2009 pour Euroméditerranée est particulièrement révélatrice des
questions que ces évolutions soulèvent. L'extension du périmètre est l'un de
ces exemples. Évoquée il y a &lt;a href=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/11/17/Eurom%C3%A9diterran%C3%A9e-sur-la-voie-d%E2%80%99acc%C3%A9l%C3%A9ration&quot;&gt;
quelques billets&lt;/a&gt;, intéressons nous ici au Mucem.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long de l'année, le Mucem a été l'objet de nombreux soubresauts. En
janvier, Nicolas Sarkozy annonce qu'il &amp;quot;&lt;em&gt;croit beaucoup&lt;/em&gt;&amp;quot; au Musée.
Quelques jours plus tard, dans le cadre du Plan de Relance, ses Ministres
Patrick Devedjan (relance, justement) et Christine Albanel (culture) se rendent
à Marseille pour confirmer l'engagement de l'État et le début du chantier pour
juin. Au même moment, on apprend que deux associations locales - le CIQ du 2ème
arrondissement et l'association des Jardins Portuaires - ont déposé un recours
pour empêcher les travaux. Dans le Ravi de novembre, ils s'expliquent :
&amp;quot;&lt;em&gt;c'en sera fini du panorama sur la Méditerranée et des promenades en bord
de mer&lt;/em&gt;&amp;quot;, &amp;quot;&lt;em&gt;on est peiné de s'attaquer à un projet culturel, mais le
quartier est asphyxié par la circulation et le manque d'espaces verts&lt;/em&gt;&amp;quot;.
Résultats, le chantier n'a pas commencé en juin, mais en janvier - en effet,
jusqu'au 31 décembre la place du J5 accueille le cirque Médrano. La livraison
devrait être prévue en mai 2013. Cinq mois après le début des festivités de la
Capitale européenne de la culture alors que le musée qui doit être, selon le
Ministre, &amp;quot;&lt;em&gt;beaucoup plus qu'un équipement culturel&lt;/em&gt;&amp;quot; est supposé
&amp;quot;&lt;em&gt;être le lieu-matrice d'une Méditerranée pleinement réconciliée&lt;/em&gt;&amp;quot;. Il
attendra encore un peu.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/12/15/Bilan-des-enjeux-locaux-internationaux-%282%29%3A-Eurom%C3%A9diterran%C3%A9e#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/12/15/Bilan-des-enjeux-locaux-internationaux-%282%29%3A-Eurom%C3%A9diterran%C3%A9e#comment-form</wfw:comment>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Bilan des enjeux locaux internationaux (1) : compétition électorale</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/12/07/Bilan-des-enjeux-locaux-internationaux-%281%29-%3A-comp%C3%A9tition-%C3%A9lectorale</link>
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    <pubDate>Mon, 07 Dec 2009 12:51:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Politique</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.1paca-deforme.1255363229_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;1paca-deforme.1255363229.jpg, déc. 2009&quot; /&gt; La fin de l'année approche, il est
temps de sacrifier à l'exercice rituel des bilans. Au début de l'année, j'avais
proposé sur ces pages un rapide tour d'horizon des enjeux locaux internationaux
de l'année 2009. Premier volet, les élections. &lt;a href=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/01/02/Enjeux-locaux-internationaux-2009-1-%3A-Les-elections-europeennes&quot;&gt;
Retour en arrière&lt;/a&gt;, donc, sur la compétition électorale marquée par le
scrutin européen de juin.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Résultats&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec 36,93% de participation, on a moins voté dans la circonscription du
Sud-Est que dans le reste de la France (crédité de 40,48%) et même que dans
l'ensemble de l'Union (&lt;a href=&quot;http://www.europarl.europa.eu/news/public/story_page/008-56957-166-06-25-901-20090608STO56948-2009-15-06-2009/default_fr.htm&quot;&gt;en
moyenne, 42,94%&lt;/a&gt;). On a même moins voté que lors du scrutin de 2004
(&lt;a href=&quot;http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/eur2004/005/index.html&quot;&gt;40,37%&lt;/a&gt;
pour la circonscription du Sud-Est).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La liste UMP conduite par Françoise Grossetête arrive en tête avec 29,34%
des voix. 5 députés UMP sont élus dans la circonscription : Françoise
Grosstête, donc, et Dominique Vlasto, députées sortantes, sont accompagnées de
Damien Abad, Gaston Franco et Michel Dantin, qui font leur entrée au Parlement
européen.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La surprise provient de la liste Europe-Écologie qui, avec 18,27% des
suffrages, devance la liste PS de presque 4 points et compte un élu de plus que
les socialistes. Michèle Rivasi, François Alfonsi et Malika Benarab-Attou
gonfleront la présence des Verts à Strasbourg, tandis que Vincent Peillon
échoue dans son pari et n'emmène qu'une seule élue, Sylvie Guillaume, avec lui.
En 2004, la liste PS, emmenée par Michel Rocard, avait réalisé le score de
28,62%, contre 17,62 à l'UMP.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le reste, Jean-Luc Benhamias conserve son siège, cette fois pour le
MODEM - il était élu Vert en 2004 - en recueillant 7,37% des voix. Une
attention particulière s'était portée sur la liste du Front national.
Jean-Marie Le Pen conserve son siège avec 8,49%, mais perd 4 points par rapport
à 2004 et poursuit son tassement observable au niveau national où le FN ne
recueille que 6,9%. Il fait cependant mieux, sur la scène locale, que les
centristes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le Front de Gauche, le NPA et Libertas arrivent dans cet ordre mais
ne rassemblent chacun qu'entre 4 et 6 % des voix.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Enseignements&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on compare avec ce qui avait été dit sur ces pages en janvier dernier,
on s'aperçoit que les têtes de liste n'ont pas été celle prévues. Alors que
l'on attendait Michèle Barnier à droite et Patrick Mennuci à gauche, c'est le
contraire qui s'est produit avec une élue implantée localement comme tête de
liste de l'UMP et un parachuté pour le PS, désigné en fonction des luttes
internes au PS. Ségolène Royal avait, en effet, obtenu deux têtes de liste pour
ses &amp;quot;proches&amp;quot;, Bernadette Vergniaud pour l'Ouest et Vincent Peillon pour le
Sud-Est. C'était avant la &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/politiques/0101603920-peillon-royal-l-espoir-a-gauche-cle-d-une-lutte-de-pouvoir&quot;&gt;
rupture&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enjeux locaux ont été particulièrement absents de ce scrutin, toutefois,
on peut se demander si l'expérience et le succès d'Europe-Écologie peuvent se
traduire dans un scrutin régional et sur un terme plus long.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PS local est-il si durablement affaibli qu'il n'apparaît plus que comme
la troisième force politique de la région ? Conclusion bien évidemment
hâtive, mais comme le système politique national de la Vème République est tout
entier tourné vers l'élection présidentielle, le système politique local se
structure autour de la conquête de la mairie de la ville-centre. Or, le leader
du PS marseillais, Jean-Noël Guérini concentre toutes ses forces et ses troupes
vers la bataille déjà annoncée de 2014, délaissant les scrutins intermédiaires
ou les utilisant dans l'optique des municipales.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apparaît-là l'un des grands paradoxes de la vie politique locale : la
mairie conserve aux yeux des acteurs politiques et des citoyens, la primauté en
terme de légitimité politique, alors même que cet échelon n'a jamais été aussi
faible en terme de capacité d'action et de compétences politiques.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette contradiction produit des effets de turbulences sur les autres
scrutins et enjeux politiques locaux - &lt;em&gt;intermédiaire&lt;/em&gt; dans le cadre de
la lutte partisane, &lt;em&gt;essentiel&lt;/em&gt; dans la production des politiques
publiques. Les Verts d'Europe-Écologie ont profité de ce brouillage au moment
des Européennes (mais pas seulement : la confusion qui continue de régner
au sein du PS au niveau national, ainsi que le relais positif dont bénéficie la
question écologique dans l'opinion ne doivent pas être négligés). Qui en
profitera en mars prochain pour les Régionales?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/12/07/Bilan-des-enjeux-locaux-internationaux-%281%29-%3A-comp%C3%A9tition-%C3%A9lectorale#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Barcelone, la rivale ?</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/11/27/Barcelone%2C-la-rivale</link>
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    <pubDate>Fri, 27 Nov 2009 11:10:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Capitale</category><category>Euroméditerranée</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.UPM_Barcelone_palaispedralbes_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;UPM_Barcelone_palaispedralbes.jpg, nov. 2009&quot; /&gt; &lt;em&gt;On pourrait à l’envi
tenter d’objectiver la rivalité entre Barcelone et Marseille, la Catalogne et
la Provence, l’Espagne et la France engagées dans une compétition pour
l’exercice du leadership institutionnel dans l’espace méditerranéen et dans le
contrôle des flux économiques maritimes. On pourrait au contraire montrer les
effets performatifs d’une concurrence qui relève davantage du marketing urbain
que d’une réalité économique. On pourrait, par ailleurs, tenter de décrire les
limites, voire les dangers, des termes d’une compétition territoriale pour les
équilibres sociaux internes et son non-sens alors que les territoires sont
engagés dans des dynamiques croissantes de coopération. On pourrait enfin
signaler la différence entre les échelles d’intervention des deux pôles dûe à
des assises politiques et économiques qui n’appartiennent pas aux mêmes unités
de grandeur au profit de la capitale catalane.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;On préfèrera ici retranscrire la parole des acteurs marseillais qui se
déploie sur l’une ou l’autre de ces modes de compréhension de la rivalité
barcelonaise pour saisir la portée de cette concurrence&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Barcelone s’est positionnée sur ce créneau en investissant l’espace
culturel. Ici, à Marseille, nous entendons plutôt utiliser le développement
économique et l’ingénierie financière en favorisant notamment l’installation
dans notre ville d’institutions internationales spécialisées ». (Ville de
Marseille, Mission Europe,)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Marseille avait un peu tourné le dos à la Méditerranée pour se
tourner vers l’intérieur et se rapprocher des grands pôles européens et ne pas
apparaître comme le mauvais élève. Mais il y a eu une évolution de et les élus
se sont rendu compte que la Méditerranée c’est notre champ et qu’elle peut être
un atout y compris dans la perspective européenne. C’est là-dessus qu’on peut
concurrencer Barcelone même si Barcelone est le premier pôle
euro-méditerranéen, elle n’est pas une ville méditerranéenne, il n’y a pas de
populations de la rive sud de la Méditerranéenne par exemple. C’est davantage
une ville du sud de l’Europe qu’une ville Méditerranéenne qui fasse le lien
entre les deux rives. Bien que sa dynamique soit plus importante, Marseille
dans son identité est une vraie ville euroméditerranéenne. » (Ville de
Marseille, Relations internationales)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« En 1995, l’Etat fait le constat au moment du lancement du Processus
de Barcelone que la France avait une carte à jouer sur la Méditerranée. On a vu
émerger des villes concurrents sur la Méditerranée, en l’occurrence Barcelone,
qui commençait à s’afficher comme un pôle d’interface entre l’Europe et la
Méditerranée et qui commençait à attirer des organisations internationales, des
grands évènements, des entreprises. Pourtant, les autorités nationales ont
commencé à percevoir comme légitime le faire de disposer aussi d’une interface
euromediterranéenne. L’Etat se disait, « c’est curieux, j’ai une ville
dont l’histoire, la localisation, l’activité s’est construit autour d’échanges
avec le bassin méditerranée et malgré tout cette ville n’arrive pas à jouer le
rôle que joue Barcelone ». Pourquoi ? » (Établissement public
Euroméditerranée)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on demande aux entreprises de différents continents, quels sont les
villes qui peuvent prétendre à devenir hub entre l’Europe et la Méditerranée.
Forcément, il y a Barcelone qui arrive en tête, mais juste après il y a
Marseille. Alors, Ernst a refait une étude plus large où on est position un peu
moins dominante. On voit Istanbul et Rome qui sont dans des positions
significatives, mais ce qui est important c’est que le leadership de Marseille
au niveau français est absolument incontesté. (Établissement public
Euroméditerranée)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Il faut que la ville regarde vers le Sud mais aussi vers l’Europe. À
mon avis, c’est cet équilibre qu’il faut trouver. C’est un peu comme les
bridges, ces appareils photos numériques qui sont l’intermédiaire entre le
réflexe et le petit numérique. On doit trouver un compromis entre l’Europe et
la Méditerranée. Parce qu’au fond Barcelone est une ville de la Méditerranée,
mais qui n’est tournée que vers l’Europe. Nous, on est quand même plus tournés
vers le Sud. L’ambition de cette ville, ce serait d’être cette tête de pont
entre les deux rives. » (Chef d’entreprise, animateur du Club Ambition Top
20)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Au moment du lancement du Processus de Barcelone, en 1995, le grand
débat c’était de savoir qui de Marseille ou de Barcelone seraient la capitale
de cet espace. Évidemment, on raisonne toujours en terme de capitale. Sachant
que, et là c’est le Marseillais qui parle, le fait de se vouloir capitale,
prétendre à être capitale montre bien qu’on ne l’est pas et c’est peut être la
manifestation d’un complexe d’infériorité par rapport à Paris et
d’autres. » (Conseil régional PACA, Mission Europe)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Capitale est un peu le terme générique qui chapote toutes les
ambitions. On l’utilise alternativement pour la culture, l’économie, le
tourisme. On veut toujours être capitale de quelque chose et évidemment une
capitale de tout. On est arrivé à synthétiser cela en disant « capitale
euroméditerranéenne ». Je crois qu’il y a déjà une volonté d’afficher haut
l’ambition. Quand on utilise le mot capitale, on est obligé d’obtenir des
résultats (…). C’est une espèce de phare qui illumine tout le monde et qui est
censé organiser des synergies. Dans le cas de Marseille, J’y vois ce rapport
aux autres villes du Bassin méditerranéen. Alors, on pourrait parler de
Barcelone, il se trouve aussi quelques capitales réelles, style Athènes. Il a
bien fallu se hisser un petit peu au niveau. C’est donc l’idée qu’il y a
certaines villes, certaines métropoles sur ce pourtour méditerranéen qui vont
compter ou qui peuvent compter ; en se positionnant comme capitale, on se
met d’emblée à leur niveau. » (Collaborateur d’élu)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Les ambitions se définissent au regard des défis que l’on se pose,
mais aussi aux concurrents que l’on se crée. Si vous abordez votre ambition
politique sous l’angle de la concurrence avec Fos-sur-Mer, pour une métropole
comme Marseille, et bien vous ne placez pas la barre très haute et vous n’allez
pas faire rêver les gens. Mais sans même les faire rêver, vous n’allez pas
mobiliser vos entreprises, votre secteur touristique, tout votre secteur
économique. Il y a peu de chances qu’ils se bougent pour ravir la capitale de
la pétanque à Aubagne. Si d’emblée vous affirmez « écoutez, nous, notre
ambition, c’est d’être au même niveau que Barcelone », ma foi, les paupières se
soulèvent un peu. On se dit « tiens, cela change », cela change,
effectivement, de la rivalité avec Aix. Et pour placer la barre plus haut, vous
changez les lignes politiques parce que d’un coup, en raisonnant comme cela, il
y a tout un ensemble de problèmes qui paraissaient abscons et sans intérêt, qui
deviennent visibles. De fait vous entrez dans une autre dimension. »
(Collaborateur d’élu)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Notre concurrent, c’est clairement Barcelone, plus que Gênes dont le
port a été plombé par les dockers. J’espère que Marseille ne suivra pas le même
chemin. Le vrai challenge c’est Barcelone. C’est un challenge qui est loin
d’être gagné pour Marseille. Barcelone a des atouts importants, des atouts
également concernant le maritime. Et la tradition. Il y a en Espagne, comme en
Italie, mais surtout en Espagne, une tradition des grandes villes, de grandes
régions. Barcelone, c’est la Catalogne. La région Catalogne par rapport à la
région Paca, c’est dix ou quinze fois plus de budget. C’est une autonomie de
gestion, de décision, de compétences, que n’ont pas les régions françaises. Et
au niveau des villes, c’est la même chose. C’est notre concurrent, notre vrai
concurrent et on va mettre du temps pour les rattraper. Les ports sont
concurrents. Sur la captation de marchandises, nous sommes concurrents. Qui dit
captation de marchandises, dit implantation d’investisseurs, d’acteurs
portuaires, d’investisseurs économiques. C’est à nous de gagner des parts de
marché. C’est donc un concurrent très, très important. Après, les conséquences
s’enchaînent. Vous faites venir des entreprises, donc vous faites venir du
monde, donc vous faites venir des gens qui s’y installent, donc vous créez des
logements, donc vous faites venir des gens qui paient la taxe foncière et la
taxe d’habitation, qui donc enrichissent la ville et c’est le cercle vertueux
ou le cercle vicieux en sens inverse. » (Élu local)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Barcelone a 10 ans d’avance sur tout le monde. Nous nous sommes
beaucoup battus, pas contre Barcelone, parce qu’on n’a rien contre Barcelone,
mais on trouvait anormal que Barcelone soit la capitale de l’Union pour la
Méditerranée, compte tenu de ce qu’était Marseille. Ce n’est pas parce que l’on
est Français, mais Marseille est la vraie capitale fédérative de la
Méditerranée, du fait de son passé moyen-oriental et du fait de son présent
maghrébin. Cela remonte à François Ier, les capitulations, les échelles du
Levant, c’est une très vieille histoire et Marseille a joué traditionnellement
son rôle. » (Réseau de collectivités locales)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Barcelone joue sur une rivalité, qui, à mon avis, n’a pas de sens.
Barcelone, Capitale de la Catalogne, nous, on n’est pas Capitale de la
Provence, on est à part. Ni plus, ni moins. La puissance de l’économie de
Barcelone qui équivaut à celle de Paris, n’a rien à voir avec nous. C’est une
autre histoire. Mais Barcelone a des craintes. Parce que Barcelone qui s’est
développée très tôt et intelligemment, mais a commis des erreurs de
développement. Nous, ce qui a été notre faiblesse, le fait que l’on ait tardé,
nous a permis de tirer des leçons qui sont profitables. En même temps, je pense
qu’on ne peut pas s’inscrire en concurrence. Quand on se compare au foyer
fiscal de Barcelone, il nous faudra cinquante ans pour y arriver. Dites-vous
que Barcelone, c’est 3 millions d’habitants et 5 millions avec l’agglomération.
Marseille c’est 800 000 habitants et 1 million et demi avec l’agglomération.
C’est très insuffisant. Et dans le centre de Barcelone, c’est très riche.
Après, c’est une autre histoire : sur l’aspect culturel par exemple, il y
aurait beaucoup à en dire sur les effets du catalanisme ». (Ancien élu
local)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;ins&gt;Photo:&lt;/ins&gt; Palais Pedralbes - Barcelone. Siège du Secrétariat
Général de l'Union pour la Méditerranée&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/11/27/Barcelone%2C-la-rivale#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Euroméditerranée sur la voie d’accélération ?</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/11/17/Eurom%C3%A9diterran%C3%A9e-sur-la-voie-d%E2%80%99acc%C3%A9l%C3%A9ration</link>
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    <pubDate>Tue, 17 Nov 2009 13:02:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.6dd7193fff_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;6dd7193fff.gif, nov. 2009&quot; /&gt;
Opération de requalification urbaine, outil de développement économique, levier
de rayonnement international, vitrine de la métropolisation, alibi de la
gentrification… Quel que soit le label apposé à &lt;a href=&quot;http://www.euromediterranee.fr/index.php&quot;&gt;Euroméditerranée&lt;/a&gt;, le projet
semble entrer dans une phase plus opérationnelle.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’ambiguïté d’une telle opération d’aménagement urbain – qui concerne la
plupart des villes industrialo-portuaires selon des modalités très proches –
réside dans le décalage entre les formulations stratégiques, d’une part, et les
réalisations matérielles, d’autre part.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les contraintes sur l’action politique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le politique chargé d’exprimer les ambitions se heurte au moins à trois
types de contraintes :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;celle constituée par les experts, les bureaux d’études et les urbanistes,
qui disposent de leur propre agenda et de leurs intérêts ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;celle constituée par les hiatus chronologiques entre le temps électoral
(les élections municipales en 2014) et le temps du projet (la livraison
d’Euroméditerranée étant prévue pour 2030) ; et&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;celle constituée, enfin, par l’environnement économique et
institutionnelle, en l’espèce la crise économique et la réforme des
collectivités territoriales qui renforcent le climat d’incertitude.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Ces formes non-exhaustives (on pourrait ajouter la fragmentation
institutionnelle locale, les résistances de la société locale…) de contraintes
pèsent sur la décision politique. Ces lourdeurs ne signifient obligatoirement
l’existence de freins à la production des politiques d’aménagement et
d’équipement. Elles peuvent se traduire, au contraire, suivant les contextes et
les configurations territoriales, par davantage de souplesse et de flexibilité
et ainsi par une accélération de la mise en œuvre du projet. Elles conduisent,
en tous les cas, à modifier l’intervention du politique, qui doit faire face à
une ouverture du système d’acteurs. Son rôle réside dans la coordination d’un
réseau qu’il ne pilote pas plus qu’il ne l’anime.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces généralités méritent naturellement une attention plus précise sur les
évolutions d’un cas particulier – voire une comparaison entre des
cas.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À Marseille, les épisodes les plus récents d’Euroméditerranée peuvent
fournir ce creuset empirique. Tentons de l’esquisser à partir des derniers
éléments d’informations.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’extension d’Euroméditerranée&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samedi dernier, l’Établissement Public d’Aménagement Euroméditerranée a
annoncé le nom du lauréat du concours d’urbanisme portant sur les réalisations
au sein du périmètre d’extension. C’est le bureau d’étude de &lt;a href=&quot;http://www.euromediterranee.fr/quartiers/extension/presentation-du-projet-classe-n1.html&quot;&gt;
François Leclerc&lt;/a&gt; qui a été choisi en fonction des objectifs
environnementaux de son projet.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons que &lt;a href=&quot;http://www.euromediterranee.fr/quartiers/extension.html&quot;&gt;l’extension du
périmètre&lt;/a&gt; est prévue par un décret du Premier ministre en date du 22
décembre 2007. Elle porte sur 169 hectares délimités par Cap Pinède et les
Arnavaux au nord, le village du Canet à l’est et la tour CMA au sud. Il s’agit
donc d’une pénétration de l’opération dans les quartiers nord de la ville
(jusqu’à l’ancien ruisseau des Aygalades).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet lauréat propose ainsi de repenser l’organisation des voies de
communication reliant l’extérieur et le nord de la ville à son centre.
L’autoroute A55 serait enfouie sous une corniche qui prolongerait le boulevard
de Paris et le chemin de la Madrague-Ville. En outre, un jardin public –
« la coulée verte » – serait construit entre le boulevard
Ferdinand-de-Lesseps et la rue d’Anthoine.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Euroméditerranée n’étant plus à une contradiction près – à l’image du
paradigme du développement durable – 14 hectares en bordure de la corniche
devrait accueillir un palais des évènements, un casino &lt;a href=&quot;http://www.laprovence.com/article/region/marseille-prete-a-miser-sur-le-casino&quot;&gt;
cher à Renaud Muselier&lt;/a&gt;, un hôtel, des bureaux… d’ici à 2030. Coexisterait
des dynamiques de préservation de l’environnement avec des équipements
productifs ; ainsi qu’un processus d’éviction des classes populaires du
centre vers la périphérie avec une intégration des quartiers défavorisés dans
le périmètre du projet.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le label eco-cité&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’extension semble consister un sensible tournant d’un projet d’abord conçu
pour requalifier l’hyper-centre autour de la construction d’un quartier
d’affaire. Il est question désormais de bâtir au sein d’Euroméditerranée, une
éco-cité, c’est-à-dire d’adapter les objectifs économiques aux impératifs du
développement durable, au cœur des quartiers les plus pauvres.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce tournant a reçu l’aval des plus hautes autorités de l’État : le 4
novembre dernier, le Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de la
Mer a décerné &lt;a href=&quot;http://www.econostrum.info/Marseille-obtient-le-label-EcoCite_a1772.html&quot;&gt;le
label EcoCité&lt;/a&gt; au périmètre d’extension d’Euroméditerranée.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Matérialisation de l’opération&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La veille, vendredi, le Président de l’Établissement public, Guy Tessier, a
inauguré, en présence du maire le chantier de recul de l’autoroute A7 à la
Porte d’Aix. Selon Guy Tessier : « &lt;em&gt;la coupure de l’autoroute A7
constitue véritablement un des projets d’aménagement les plus emblématiques et
les plus attendus des marseillaises et des marseillais, tant les enjeux, à
l’échelle de la Ville et de son agglomération sont
importants&lt;/em&gt;. »&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’enjeu sous-jacent est non moins essentiel : 15 ans après le lancement
d’Euroméditerranée, il faut montrer aux habitants, aux décideurs économiques et
aux autorités nationales, que le projet sort de terre, qu’il existe parce qu’il
est visible. Cette visibilité devrait se concrétiser, en 2012, par la
suppression de l’autoroute sur 400 mètres pour un montant de 20 millions
d'euros (soit 50 000 euros le mètre, si l’on souhaite faire du mauvais
esprit).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, le chantier est plus ambitieux puisqu’il s’agit de transformer
l’aspect physique et la composition sociale d’un lieu historique de la ville,
celui de l’économie de bazar et des marchés informels.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/11/17/Eurom%C3%A9diterran%C3%A9e-sur-la-voie-d%E2%80%99acc%C3%A9l%C3%A9ration#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Appels à projet 2010 de la coopération décentralisée : co-développement et immigration</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/11/10/Le-Minist%C3%A8re-de-l%E2%80%99immigration-co-finance-la-coop%C3%A9ration-d%C3%A9centralis%C3%A9e</link>
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    <pubDate>Tue, 10 Nov 2009 12:12:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Diplomatie des Villes</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.0709-besson_m_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;0709-besson_m.jpg, nov. 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement vient de lancer les &lt;a href=&quot;http://cncd.diplomatie.gouv.fr/frontoffice/article.asp?aid=140&amp;amp;lv=1&amp;amp;menuid=8&quot;&gt;
appels d'offre à projets de coopération décentralisée&lt;/a&gt;. L'occasion de
revenir sur cette politique locale internationale et ses évolutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cadre légal et pratiques politiques&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la &lt;a href=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/11/10/#&quot;&gt;
loi de décentralisation du 2 mars 1982&lt;/a&gt; faisait mention à son article 65 de
la coopération transfrontalière, la coopération décentralisée française est
principalement codifiée par la l&lt;a href=&quot;http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006078688&amp;amp;dateTexte=20091110&quot;&gt;oi
du 6 février 1992&lt;/a&gt; relative à l’administration territoriale de la
République. L’article 131 dispose en effet que « &lt;em&gt;les collectivités
territoriales et leurs groupements peuvent conclure des conventions avec des
collectivités territoriales étrangères et leurs groupements dans les limites de
leurs compétences et dans le respect des engagements internationaux de la
France&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En janvier 2007, l’adoption d’une &lt;a href=&quot;http://www.assemblee-nationale.fr/12/ta/ta0661.asp&quot;&gt;proposition de loi
relative aux actions extérieures des collectivités territoriales&lt;/a&gt; déposée
par Michel Thiollière – sénateur-maire de Saint-Etienne à l’époque – a levé les
incertitudes juridiques qui subsistaient, en particulier celles qui portaient
sur « &lt;em&gt;l’intérêt local&lt;/em&gt; » de la coopération décentralisée.
Désormais, les collectivités locales se voient confirmer par la loi la
possibilité de conduire des projets d’aide au développement et de mise en œuvre
des actions humanitaires.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, le cadre législatif n’explique pas à lui seul la croissance des
initiatives internationales des villes et des régions qui ont, comme c’est
souvent le cas, précédé l’adoption de normes légales. Néanmoins, cet
environnement normatif qui s’est accompagné par la mise en place d’un &lt;a href=&quot;http://cncd.diplomatie.gouv.fr/frontoffice/article.asp?menuid=67&amp;amp;lv=2&amp;amp;aid=160&quot;&gt;
délégué pour l’action extérieure des collectivités locales&lt;/a&gt; en 1983 et par
la création de la &lt;a href=&quot;http://cncd.diplomatie.gouv.fr/frontoffice/article.asp?menuid=69&amp;amp;lv=2&amp;amp;aid=147&quot;&gt;
Commission nationale de la coopération décentralisée&lt;/a&gt; 9 ans plus tard a
institué un circuit de relations entre les services de l’Etat et les
collectivités locales.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La régulation étatique de la coopération
décentralisée&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce circuit de relations vise à canaliser et à réguler la coopération
décentralisée afin de faire des actions extérieures des collectivités locales
non pas la mise en œuvre de stratégies dissidentes ou autonomes, mais la
poursuite de la politique étrangère de la France par d’autres moyens. On
assiste donc depuis le début des années 1980 à une décentralisation de la
politique étrangère, en particulier dans le secteur de la &lt;em&gt;low
politics&lt;/em&gt;, c'est-à-dire de la politique de coopération, d’aide au
développement et d’actions humanitaires et culturelles. En somme et pour
schématiser, la partie &lt;em&gt;rayonnement&lt;/em&gt; du Ministère des affaires
étrangères aurait été en partie dévolue aux collectivités locales, la partie
&lt;em&gt;influence&lt;/em&gt; restant aux mains des fonctionnaires centraux.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette dévolution, on l’a dit, ne repose pas sur une liberté totale d’action
des collectivités locales. L’Etat encadre ces pratiques par le moyen des
« &lt;em&gt;appels à projet&lt;/em&gt; ». Le Ministère des affaires étrangères définit
les critères d’attribution des financements des projets qu’il souhaite être mis
en œuvre par ses collectivités locales. L’Etat oriente donc la coopération
décentralisée en fonction de ses priorités.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mutualisation et ciblage géographique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dernières évolutions en la matière nous permettent de constater, par
exemple, la montée du critère de la mutualisation. Ce critère d’action
publique, qui nous vient des politiques de l’Union européenne et des bailleurs
de fonds internationaux, repose sur le constat qu’un acteur seul sera moins
efficace pour mener une action que s’il associe ses ressources avec des tiers.
La coopération décentralisée cofinancée par l’Etat n’est donc pas constituée
par l’action extérieure d’une collectivité, mais par une initiative commune et
partagée par plusieurs collectivités locales. Il s’agit de réduire le risque de
la dissidence en même temps que la dépense.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre critère d’attribution des crédits du Ministère est géographique.
Lorsque Brice Hortefeux était Ministre des collectivités territoriales en 2006,
il avait secoué le milieu de la coopération décentralisée en encourageant les
villes et les régions à travailler davantage avec les pays émergents et moins
avec l’Afrique sub-saharienne. Dans un premier temps, &lt;a href=&quot;http://cncd.diplomatie.gouv.fr/frontoffice/file.asp?id=339&quot;&gt;ce discours&lt;/a&gt;
s’est traduit par un rééquilibrage des fonds accordés aux projets de
coopération décentralisée destinés à la Chine, à l’Inde et au Brésil. Dans un
second temps, et malgré les voix s’élevant contre cet accroc à la libre
administration des collectivités locales reconnues par la Constitution, il a
débouché sur une &lt;a href=&quot;http://cncd.diplomatie.gouv.fr/frontoffice/bdd-monde.asp&quot;&gt;montée des
conventions et des accords de coopération&lt;/a&gt; passés entre les collectivités
locales françaises et les autorités locales de ces pays.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Ministère de l'immigration et le
co-développement&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://cncd.diplomatie.gouv.fr/frontoffice/article.asp?aid=140&amp;amp;lv=1&amp;amp;menuid=8&quot;&gt;
L’actualité récente&lt;/a&gt; nous montre une nouvelle évolution de la coopération
décentralisée française et de la manière dont elle demeure régulée par l’État
central. Le 8 juillet dernier, la réunion de la Commission nationale de la
coopération décentralisée a adopté les conditions dans lesquels seront lancés
les appels à projet pour l’année 2010.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme c’est le cas depuis deux ans maintenant, les appels à projet de la
coopération décentralisée sont désormais divisés en deux, en fonction du
Ministère compétent pour attribuer les crédits.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D’une part, l&lt;a href=&quot;http://cncd.diplomatie.gouv.fr/frontoffice/article.asp?menuid=418&amp;amp;lv=2&amp;amp;aid=432&quot;&gt;e
Ministère des affaires étrangères attribue des financements&lt;/a&gt; dans le cadre
d’un appel à projet triennal (2010-2012). Les priorités stratégiques, air du
temps, sont revenues à la Méditerranée et à l’Afrique subsaharienne. L’État et
les collectivités territoriales ont pris conscience que la nature de la
« &lt;em&gt;coopération&lt;/em&gt; » avec les autorités locales chinoises
n’avaient rien de commun avec les pratiques traditionnelles de la coopération
décentralisée (appui institutionnel, formation, gestion des risques, culture).
Le critère de la mutualisation reste central, mais il repose particulièrement
sur l’échelle régionale et la terminologie du réseau : « &lt;em&gt;les
régions françaises peuvent se déclarer candidates pour signer une convention
avec l'État afin de mettre en place ou maintenir des réseaux régionaux
autonomes regroupant le maximum de collectivités territoriales de la région,
d'associations ou organismes agissant à l'international&lt;/em&gt;. »&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, et c’est une rupture, l’État prend acte de l’&lt;a href=&quot;http://www.international.paysdelaloire.fr/international/2009/janvier/detail-article/nb/1642/n/cooperation-internationale-une-machine-a-glace-au-burundi/&quot;&gt;initiative
de Jacques Auxiette&lt;/a&gt;, Président du Conseil régional des Pays-de-la-Loire
qui, en 2007, a conclu une convention de coopération avec un État, en l’espèce
le Burundi. Il serait en effet désormais possible pour les régions
d’« ê&lt;em&gt;tre candidates pour mettre en œuvre un financement conjoint entre
l'État et la région pour le soutien à la coopération décentralisée&lt;/em&gt; ».
Cette disposition pourrait avoir des incidences sur la coopération
décentralisée en Méditerranée. La faiblesse de la décentralisation au Maghreb
par exemple pourrait conduire les fonctionnaires de la Région PACA chargés des
relations internationales et les élus à élargir le champ de leurs activités.
Celles-ci pourraient ne pas s’interdire de traiter directement avec des
autorités nationales en raison du déséquilibre entre l’étendue des compétences
des autorités régionales au Nord et leurs faiblesses au Sud.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D’autre part, le Ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité
nationale et du développement solidaire (MIIINDS) lance lui aussi u&lt;a href=&quot;http://cncd.diplomatie.gouv.fr/frontoffice/article.asp?menuid=419&amp;amp;lv=2&amp;amp;aid=431&quot;&gt;n
appel à projet&lt;/a&gt; annuel cette fois. Les financements sont accordés aux
autorités locales françaises qui souhaitent mettre en œuvre un projet ou un
partenariat avec une collectivité locale étrangère « s&lt;em&gt;ituée dans une
zone de forte migration vers la France&lt;/em&gt; ». On reste tout d’abrod interdit
devant la question de la définition juridique et politique d’une
« &lt;em&gt;zone de forte migration vers la France&lt;/em&gt; ». Mais l’on comprend
les intentions du gouvernement à la ligne suivante : « &lt;em&gt;le projet
intervient sur les secteurs participant à l'amélioration des conditions de vie
et d'insertion socio-économique des populations ou qui contribuent à créer des
conditions plus favorables à l'investissement productif dans les zones
concernées&lt;/em&gt; ». En d’autres termes, le MIIINDS accordera des financements
aux collectivités locales qui s’engagent à mener des projets permettant
d’enrayer le phénomène migratoire. Il s’agit d’une formulation administrative
organisant une politique de co-développement consistant à établir un lien entre
le développement économique « &lt;em&gt;là-bas&lt;/em&gt; » et l’immigration
« &lt;em&gt;ici&lt;/em&gt; ». Ce lien n’est pas politiquement incorrect, depuis la
campagne présidentielle de 2007, le thème du co-développement et ses
sous-bassements sécuritaires sont en passe de faire l'unanimité parmi les élus
et cimentent le consensus relatif à la coopération décentralisée.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gustave Massiah, membre du conseil scientifique d’ATTAC, interrogé par
Libération au moment de la campagne présidentielle estimait pourtant que le
« &lt;em&gt;co-développement est devenu une tarte à la crème tant le concept a
été dévoyé. Il avait popularisé par Jean-Pierre Cot, éphémère ministre de la
Coopération, poussé à démissionner car il voulait des rapports équitables entre
la France et l'Afrique. Aujourd'hui, le codéveloppement n'est, chez beaucoup de
candidats à la présidentielle, qu'un alibi quisert à masquer la politique
répressive vis-à-vis des migrants (…).On veut maîtriser les flux migratoires,
arrimer les migrants chez eux, via une politique de camps que l'on voit se
développer aux portes de l'Europe. Or, le codéveloppement, c'est de la
coopération d'égal à égal. C'est faire le lien entre deux pays. C'est également
remettre en question notre propre développement pour le mettre en relation avec
celui d'autres pays. Ce n'est de toute façon qu'un outil complémentaire de
solidarité internationale, des rapports Nord-Sud. Mais, pour avoir une pensée
du codéveloppement, il faut d'abord avoir une pensée du
développement&lt;/em&gt;.»&lt;br /&gt;
* *&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/11/10/Le-Minist%C3%A8re-de-l%E2%80%99immigration-co-finance-la-coop%C3%A9ration-d%C3%A9centralis%C3%A9e#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Élections régionales Paca 2009 : enjeux et incertitudes</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/11/02/%C3%89lections-r%C3%A9gionales-Paca-2009-%3A-enjeux-et-incertitudes</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:b117d4e1ca2bf874c7370c45826e4953</guid>
    <pubDate>Mon, 02 Nov 2009 13:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Collectivités locales</category><category>Politique</category><category>Vauzelle</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.1-regionales-conseil-idf_371_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;1-regionales-conseil-idf_371.jpg, nov. 2009&quot; /&gt; Avec la &lt;a href=&quot;http://www.laprovence.com/articles/2009/10/27/948789-Monde-Mariani-Je-m-engage-sans-aucun-etat-d-ame.php&quot;&gt;
désignation&lt;/a&gt; de Thierry Mariani à la tête de la liste UMP, la pré-campagne
des élections régionales de mars 2009 peut débuter. Le contexte de la &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/10/20/reforme-des-collectivites-territoriales-m-sarkozy-veut-rassurer_1256208_823448.html&quot;&gt;
réforme des collectivités territoriales&lt;/a&gt; – les candidats partent en campagne
sans savoir s’ils siègeront 4 ou 5 ou 6 ans, s’ils seront conseillers régionaux
ou conseillers territoriaux, si la Région conservera le socle actuel des
compétences et des financements ou s’ils seront « resserrées » etc… –
n’aide pas à clarifier les enjeux d’un scrutin dans lequel les intentions des
uns pourraient masquer les ambitions des autres. Revue de détails.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les forces en présence&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À gauche, Michel Vauzelle est le grand favori pour se succéder à lui-même,
onze ans après son arrivée à la tête de la Région. Les &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/politique/2009/10/29/01002-20091029ARTFIG00647-paca-vauzelle-fait-la-course-en-tete-et-devance-mariani-.php&quot;&gt;
premiers sondages&lt;/a&gt; le placent en tête avec 31 % des voix au premier tour,
soit 8 points de plus que son adversaire de droite et 18 que sa partenaire
écologiste. Au second tour, dans l’hypothèse pour l’instant la plus probable
d’une triangulaire PS/UMP/FN, il est crédité de 50% des suffrages contre 37% à
Thierry Mariani. Le Président Vauzelle a lancé sa campagne le 11 octobre par
une excursion sur la &lt;a href=&quot;http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hyppH-T77Vn5c1qg7l-4LeC-1Vfw&quot;&gt;
Montagne Lure&lt;/a&gt; comme il l’avait fait en 2003 : c’est « &lt;em&gt;là que
se tenaient les maquis pendant l'Occupation&lt;/em&gt; », a-t-il déclaré à l’&lt;a href=&quot;http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hyppH-T77Vn5c1qg7l-4LeC-1Vfw&quot;&gt;AFP&lt;/a&gt;,
jugeant que « &lt;em&gt;cette allusion à la Résistance convient bien à une
période où on résiste à la financiarisation mondiale et à l'action du président
Sarkozy qui démolit pan par pan les services publics&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Emportés par leur relatif succès aux européennes de mars dernier, les Verts,
contrairement à 2004, se lancent seuls dans la campagne,. La liste sera
conduite par la magistrate &lt;a href=&quot;http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5j0_RHt76lxdxJ8zCzxHjWap3Ox8Q&quot;&gt;
Laurence Vichnievsky,&lt;/a&gt; qui avait co-instruit l’affaire Elf avec Eva Joly.
Suivant le format des européennes, la liste Europe-Écologie comprendra des
militants associatifs et des Verts : « &lt;em&gt;Ma mission va être de
rassembler, c'est un mouvement. L'idée c'est de rassembler les Verts, bien sûr,
car ce sont des écologistes authentiques, et puis les associatifs et des
personnalités extérieures qui partagent les mêmes valeurs&lt;/em&gt; ». Une mission
pas facile comme en témoigne le stigmate de « &lt;a href=&quot;http://www.laprovence.com/articles/2009/10/19/941517-France-Vichnievsky-Une-gestion-exemplaire-pour-la-region.php&quot;&gt;parachutage&lt;/a&gt; »
qui a entouré sa désignation.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’extrême gauche est particulièrement faible puisque le Parti de Gauche mené
par Jean-Marc Coppola, Vice-Président communiste de la Région, est crédité de
3%, et Lutte ourvière de 2%, et le NPA de 1%.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À droite, le &lt;a href=&quot;http://www.varmatin.com/ra/societe/212439/video-pourquoi-hubert-falco-dit-non-a-la-region&quot;&gt;
refus d’Hubert Falco&lt;/a&gt;, candidat désigné de l’Élysée, a plongé la droite
régionale dans l’embarras. Thierry Mariani, finalement investi, est &lt;a href=&quot;http://www.laprovence.com/articles/2009/10/26/948469-Region-en-direct-Regionales-2010-Mennucci-PS-offre-un-plan-de-Marseille-a-Mariani.php&quot;&gt;
moqué&lt;/a&gt; pour son manque d’assiduité aux travaux du Conseil régional et
bénéfice d’une faible maîtrise sur les troupes militantes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est vers l’extrême-droite que les experts tentent de trouver les clés du
scrutin. Jean-Marie Le Pen se lance dans, ce qui pourrait être, son ultime
combat électoral. Pour l’instant loin derrière dans les sondages, &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/politique/2009/11/02/01002-20091102ARTFIG00288-identite-nationale-eric-besson-va-mobiliser-l-ump-.php&quot;&gt;
le débat&lt;/a&gt; lancé par le gouvernement sur l’identité nationale visant à
décentrer le débat politique sur les questions sécuritaires pourrait néanmoins
changer la donne. La liste de la Ligue du Sud, enfin, &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/10/19/a-l-extreme-droite-le-bloc-identitaire-veut-participer-aux-regionales-de-2010_1255791_823448.html&quot;&gt;
soutenue par le Bloc identitaire&lt;/a&gt; et conduite par Jacques Bompard, pourrait
cependant coûter le deuxième tour au Front national.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Enjeux&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On voit mal ce qui pourrait priver Michel Vauzelle d’un troisième mandat
consécutif. Le scandale suscité par les subventions aux associations qui ont
occasionné la mise en examen du directeur de cabinet du Président et du
Directeur général des services ainsi que le renvoi de la Vice-Présidente,
Sylvie Andrieux, ne semble pas avoir passionné l’opinion. &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/marseille/2009/02/05/region-paca-a-qui-profitent-les-milliers-deuros-detournes&quot;&gt;
Rappelons&lt;/a&gt; que Tracfin avait mis en doute la réalité des activités de
diverses associations subventionnées par le Conseil régional pour un montant
total voisinant les 700 000 euros. La mise en cause publique du clientélisme,
pratique qui n’épargne d'ailleurs ni &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/marseille/2009/06/18/gaudin-rattrape-par-laffaire-des-marches-truques-en-paca&quot;&gt;
Jean-Claude Gaudin&lt;/a&gt; , ni &lt;a href=&quot;http://www.bakchich.info/Marseille-Les-soucis-de-Nono,07879.html&quot;&gt;Jean-Noël
Guérini,&lt;/a&gt; semble plutôt indiquer son essoufflement, c’est-à-dire son
insuffisance à réguler, désormais, les rapports entre les élus et la société
locale.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule incertitude qui pèse sur le scrutin est donc l’hypothèque Bompard.
On peut interpréter l’engagement du maire d’Orange dans la campagne, comme la
conséquence directe de l&lt;a href=&quot;http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/1250758261/article/lump-rachete-de-villiers-et-nihous/&quot;&gt;’accord
passé&lt;/a&gt; entre le MPF de Philippe de Viliers, dont Bompard est membre et
l’UMP. Le calcul est simple : avec Le Pen au second tour, la droite n’a
aucune chance d’inquiéter Vauzelle. Or, la Ligue du Sud, emprunt à la très
populiste Ligue du Nord d’Umberto Bossi en Lombardie et en Vénitie, peut
grignoter les 2 ou 3 points nécessaires au FN pour dépasser la barre des 10%
qui l’empêcherait de perturber le duel Mariani/ Vauzelle. Certes la Ligue du
Sud sera « &lt;em&gt;hors du champ de la majorité présidentielle&lt;/em&gt; » a
cru bon de &lt;a href=&quot;http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/regionales-paca-jacques-bompard-mpf-conduira-une-liste-ligue-du-sud-29-09-2009-656405.php&quot;&gt;
préciser&lt;/a&gt; Jacques Bompard. Il n’empêche, la défense de
« &lt;em&gt;l’identité&lt;/em&gt; » prônée par le candidat trouve un écho
particulier dans le contexte politique actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’hypothèse d’un basculement de la région Paca à droite reste toutefois peu
probable. Ce qui, au passage, présente un paradoxe étonnant lorsque l’on
observe le rapport de force politique dans lequel l’UMP domine les principales
villes et où Nicolas Sarkozy a dépassé les 60% lors de la dernière élection
présidentielle. Durant les réunions de la majorité, le Président n’évoque même
plus le cas de figure qui conduirait Mariani à la place Jules
Guesdes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut même avancer la provocation suivante : la droite veut-elle
vraiment l’emporter ? En effet, la politique locale, on le sait, est
structurée par la course à la mairie. Or, Jean-Claude Gaudin se garde bien
d’organiser sa succession pour ne pas affaiblir son leadership. Les dauphins
présumés (Muselier, Tessier, Roatta, Gilles…) se passeraient bien d’un nouveau
challenger. Sur le plan régional, Christian Estrosi pourrait également voir
d’un mauvais œil le renforcement d’une autre personnalité aux portes du comté
de Nice.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/11/02/%C3%89lections-r%C3%A9gionales-Paca-2009-%3A-enjeux-et-incertitudes#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Réformes des collectivités territoriales : recentralisation ou modernité ?</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/10/23/R%C3%A9formes-des-collectivit%C3%A9s-territoriales-%3A-recentralisation-ou-modernit%C3%A9</link>
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    <pubDate>Fri, 23 Oct 2009 11:26:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Collectivités locales</category><category>Métropole</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.article_2110-FRA06-SARKOZY_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;article_2110-FRA06-SARKOZY.jpg, oct. 2009&quot; /&gt; Le Chef de l’État a donc
&lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/politique/2009/10/20/01002-20091020ARTFIG00430-collectivites-sarkozy-reduit-le-nombre-d-elus-locaux-.php&quot;&gt;
annoncé&lt;/a&gt; mardi l’intention du gouvernement de présenter le &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/projetdeloi-territoriale.pdf&quot;&gt;projet de loi
portant réforme des collectivités territoriales&lt;/a&gt;. Il serait inscrit à
l’ordre du jour des travaux de l’Assemblée nationale pour la mi-décembre. Ce
projet de loi s’inspire des conclusions du &lt;a href=&quot;http://www.reformedescollectiviteslocales.fr/download/index.php?mode=news&amp;amp;id=77&quot;&gt;
rapport Balladur&lt;/a&gt; remis en mars dernier et dont la proposition majeure fut
de lutter contre la fragmentation institutionnelle issue des vagues successives
de la décentralisation.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La philosophie du projet est donc de chasser autant le
« &lt;em&gt;morcellement des structures&lt;/em&gt; » que
« &lt;em&gt;l’enchevêtrement des compétences&lt;/em&gt; ». Il s'agit de simplifier les
procédures, d’améliorer la lisibilité démocratique, et, surtout, d’économiser
les coûts et les ressources en évitant les doublons administratifs. Ce projet,
qui se présente donc sous les auspices de la
« &lt;em&gt;modernisation&lt;/em&gt; » fait l’objet d’une très large protestation
à gauche, mais aussi dans les rangs de la majorité.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette protestation s’organise autour d’une contestation d’un l’État central
qui tenterait d’opérer « &lt;a href=&quot;http://abonnes.lemonde.fr/archives/article/2009/10/20/pierre-mauroy-une-reprise-en-main-du-pouvoir-central-sur-les-collectivites-locales_1256259_0.html&quot;&gt;une
reprise en main des collectivités locales&lt;/a&gt; ». Ce qui serait en jeu dans le
redécoupage territorial consisterait en une tentative de l’État de redéfinir
les règles du jeu – y compris sur le plan électoral – et de les imposer à des
gouvernements locaux qui, depuis 1981, ont fait l’expérience de
l’autonomie.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors modernité ou reprise en main autoritaire ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois ambitions président ainsi à ce projet : outre la simplification,
« l&lt;em&gt;’adaptation de l’organisation territoriale à notre temps&lt;/em&gt; »,
formule curieuse pour évoquer les dynamiques urbaines et la mondialisation et
qui justifierait le regroupement métropolitain ; et l’intercommunalité en
zone rurale (que nous laisserons de côté dans ce billet).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les trois temps de la réforme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier élément de la loi, le plus spectaculaire aussi, est la création
des « &lt;em&gt;&lt;ins&gt;conseillers communautaires&lt;/ins&gt;&lt;/em&gt; ». Élus sur la base
des cantons sur une base à la fois majoritaire pour 80% d’entre eux et
proportionnel pour les autres, les conseillers communautaires se substitueront
aux conseillers régionaux et généraux…. sans remplacer ni l’un, ni l’autre.
L’objectif est d’éviter les financements croisés entre les deux
institutions : « «&lt;em&gt;La solution, ce n'est pas la suppression du
Département ou de la Région, mais le rapprochement des deux&lt;/em&gt; » a
déclaré Nicolas Sarkozy. Ainsi, la clarification des compétences envisagée
pourrait se traduire par un abandon de la clause de compétence générale
attribuée aux collectivités locales. Celles-ci, hormis la commune qui la
conserverait, ne pourront agir que dans un cadre de compétence spécifique. Le
resserrement des compétences fait ainsi peser une lourde incertitude sur
l’organisation de l’action publique locale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxième point concerne les &lt;ins&gt;finances locales&lt;/ins&gt;. Au nom, une
nouvelle fois, de la mondialisation – plus précisément, de la lutte contre les
effets de la délocalisation industrielle – la taxe professionnelle, présumée
responsable de la perte de « &lt;em&gt;500 000 emplois en 15 ans&lt;/em&gt; », est
sacrifiée. C’est le point le plus sensible de la réforme : on voit mal les
élus locaux, largement présents dans l’hémicycle du fait du cumul des mandats,
se couper les vivre sans protester. Et des protestations, il y en a à gauche et
à droite. &lt;a href=&quot;http://www.humanite.fr/Sarkozy-se-fout-du-monde-selon-Alain-Juppe-a-propos-de-la-Taxe-professionnelle&quot;&gt;
Selon Alain Juppé&lt;/a&gt;, le Président de la République « &lt;em&gt;se fout du
monde&lt;/em&gt; » ; Pierre Mauroy assure que ce dispositif « &lt;em&gt;menottera
financièrement les collectivités locales&lt;/em&gt; » ; le Président (PS) de la
Région centre évoque un « &lt;a href=&quot;http://abonnes.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=3da519074b15a6942a94eb16ecbf268bbb142b88d0e3b09a&quot;&gt;hold
up financier et électora&lt;/a&gt;l »…&lt;br /&gt;
L’idée implicite imputée par les élus en particulier régionaux au Chef de
l’État est l’asphyxie financière des collectivités locales qui favoriserait une
reconquête politique pour la droite – rappelons qu’avant les élections
régionales de mars, la gauche gouverne 20 régions sur 22.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisième point qui nous intéresse ici, &lt;ins&gt;l’intégration
métropolitaine&lt;/ins&gt;. Le projet de réforme met en avant « &lt;em&gt;la
compétition entre les grandes agglomérations européennes ou
internationales&lt;/em&gt; » afin de proposer « &lt;em&gt;un nouveau cadre de
gouvernance, plus adapté que celui des actuelles communautés urbaines&lt;/em&gt; ».
Un statut de métropole serait donc institué pour les ensembles urbains de plus
de 450 000 habitants qui se regrouperaient « &lt;em&gt;sur la base du
volontariat&lt;/em&gt;». Le nouvel EPCI disposerait de compétences élargies en
matière de développement économique, d’urbanisme, d’habitat, de transport et
d’infrastructures, d’éducation, dont certaines par transferts des départements
et des régions. La loi distingue les « métropoles », au nombre de 13 (
Lille, Rouen, Strasbourg, Rennes, Nantes, Lyon, Grenoble, Bordeaux, Toulouse,
Montpellier, Marseille, Toulon, Nice), et 8 « pôles métropolitains »
qui regroupent des ensembles urbains autour d’une ville-centre moins importante
(Metz-Nancy, Orléans-Tous, Besançon-Montbelliard, Annecy-Chalbéry,
Biarritz-Pau). On remarque que parmi les 13 métropoles, 4 sont situés dans
l’espace métropolitain méditerranéen : il n’est pas sûr que susciter une
compétition régionale n’améliore la compétitivité européenne. Tout aussi
curieux, les pôles métropolitains qui s’inscrivent dans le rayon d’influence
d’une métropole comme à Dunkerque, Angers ou Auch. Le Grand Paris fait l’objet
de dispositifs spécifiques.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vieilles recettes, nouveau contexte&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette réforme s’inscrit dans un contexte particulier dans lequel l’État a
desserré son emprise sur les territoires. À la régulation croisée des années
1970 entre centre et périphéries a en effet succédé une ère d’autonomisation
des systèmes locaux. Cette autonomie fut à l’origine le fait des initiatives
locales accélérées par les réformes décentralisatrices. L’État semble toutefois
revenir aux principes gaulliens qui s’appuyaient sur un volontarisme
centralisateur chargé de moderniser l’organisation territoriale. Il est
remarquable de constater que l’on revienne au thème des « &lt;em&gt;métropoles
d’équilibre&lt;/em&gt; » issu de la problématique des places centrales et qui a
trouvé, dans les années 196O, une traduction dans la théorie des « pôles
de croissance » de François Perroux. À l’époque, il s’agissait de
favoriser la croissance d’aires métropolitaines dans un double renforcement des
fonctions productives de leur périphérie et des capacités directionnelles de
leur centre. Ces vieilles recettes sont ici appliquées moins pour réorganiser
l’État territorial que pour contribuer à l’ouverture et à la compétitivité
internationale des territoires, d’une part, et à la réduction des dépenses
publiques d’autre part. On peut douter de la capacité de l’État à agir sur les
territoires comme si les trente dernières années de consolidation de
l’autonomie des gouvernements locaux n’était qu’une parenthèse à refermer. On
peut également douter de la tentative étatique de renverser le cours d’une
histoire administrative marquée par deux décennies de renforcement des pouvoirs
et de la légitimité des systèmes locaux.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, et pour conclure, cette réforme comporte un contenu idéologique qui
prescrit des fonctions spécifiques aux territoires. À la vision fonctionnelle
et technique promue ici, et qui était déjà celle des aménageurs gaullistes,
aurait pu s’opposer une vision sociale et politique de villes comme communautés
capables de se mobiliser pour définir un intérêt local. Ce registre de
légitimation semble perdre le pas face aux justifications techniques empruntés
à la compétition territoriale et à la rationalisation des ressources.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : E. FEFERBERG / AFP&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/10/23/R%C3%A9formes-des-collectivit%C3%A9s-territoriales-%3A-recentralisation-ou-modernit%C3%A9#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Semaine économique de la Méditerranée (4) : les rendez vous de la Méditerranée</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/10/13/Semaine-%C3%A9conomique-de-la-M%C3%A9diterran%C3%A9e-%284%29-%3A-les-rendez-vous-de-la-M%C3%A9diterran%C3%A9e</link>
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    <pubDate>Tue, 13 Oct 2009 16:03:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Economie</category><category>Méditerranée</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.logo_rdv_med_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;logo_rdv_med.png, oct. 2009&quot; /&gt;
Dernier jour de la troisième édition de la &lt;a href=&quot;http://www.semaine-eco-med.com/index.php&quot;&gt;Semaine économique de la
Méditerranée&lt;/a&gt; avec les traditionnels « &lt;a href=&quot;http://www.rendezvousdelamediterranee.org/&quot;&gt;Rendez-vous de la
Méditerranée&lt;/a&gt; » organisée par le &lt;a href=&quot;http://www.lecercledeseconomistes.asso.fr/&quot;&gt;Cercle des économistes&lt;/a&gt; au
Palais du Pharo.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La crise économique en Méditerranée : Cassandre contre la
résilience&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S’appuyant sur un rapport du &lt;a href=&quot;http://www.femise.org/&quot;&gt;FEMISE&lt;/a&gt;
intitulé « &lt;em&gt;Les pays partenaires méditerranéens face à la crise&lt;/em&gt; »,
les experts de l&lt;a href=&quot;http://www.ins-med.org/accueil.html&quot;&gt;’Institut de la
Méditerranée&lt;/a&gt; et de la &lt;a href=&quot;http://www.eib.org/&quot;&gt;Banque européenne
d’investissement&lt;/a&gt; ont mis en garde les représentants des pays du Sud (élus,
banquiers centraux, chefs d’entreprise) contre les défis économiques qui les
attendent. « &lt;em&gt;Inquiétez-vous, la crise est devant vous&lt;/em&gt; »
était en substance le message des premiers. « &lt;em&gt;Rassurez-vous, notre
pays se porte bien&lt;/em&gt; » réconfortaient les seconds s’appuyant sur
l’apparente résilience des fondements macro-économiques et sur les chiffres de
croissance fournis par la &lt;a href=&quot;http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/ACCUEILEXTN/PAYSEXTN/MENAINFRENCHEXT/0,,menuPK:594486~pagePK:146732~piPK:64003010~theSitePK:488784,00.html&quot;&gt;
Banque mondiale&lt;/a&gt; et oscillant entre 3 et 4 % cette année. Comme le dit un
ancien Premier ministre algérien, « &lt;em&gt;on ne vit pas la crise de la même
manière&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cœur de l’incompréhension, la nature de la production des richesses au
sud de la Méditerranée. Pour schématiser, selon les « &lt;em&gt;experts du
Nord&lt;/em&gt; », celle-ci est le fait des flux Nord-Sud qui vont se tarir : le
transfert d’épargne des travailleurs immigrés au Nord, le tourisme, le commerce
et les investissements directs à l’étranger. Ainsi, les économies du sud ne
subiraient pas la crise du fait de leur intégration dans les marchés financiers
mondiaux, mais par leur dépendance avec l’économie réelle du Nord.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face à ce constat – on le rappelle retranscrit ici à grands traits et par
ailleurs largement nuancé par les acteurs du Sud – l’Institut de la
Méditerranée recommande la création d’une zone monétaire commune entre les pays
de la rive Sud. L’idée est de mettre en place « &lt;em&gt;des taux de change
stabilisés entre les principales monnaies de la région, principalement autour
de l’euro&lt;/em&gt; », ce qui passe par la mise en place « &lt;em&gt;d’un dispositif
institutionnalisé qui permette de faire jouer la solidarité entre banques
centrales de la région&lt;/em&gt; ». Ce « &lt;em&gt;serpent monétaire&lt;/em&gt; »
méditerranéen, selon &lt;a href=&quot;http://www.econostrum.info/Les-economistes-Lorenzi-et-Reiffers-pour-une-zone-monetaire-en-Mediterranee_a1661.html&quot;&gt;
Econostrum&lt;/a&gt;, serait accompagné de la création d’une &amp;quot;Banque Méditerranéenne
de Développement&amp;quot; sur le modèle de la &lt;a href=&quot;http://www.ebrd.com/fr/index.htm&quot;&gt;Banque européenne pour la reconstruction et
le développement&lt;/a&gt;, pensée pour favoriser la transition économique des pays
d’Europe centrale et orientale au début des années 1990.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’Union pour la Méditerranée : discours contre la
critique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxième temps fort de la journée était la venue d’Henri Guaino,
Conseiller spécial de Nicolas Sarkozy et Président de la Mission
interministérielle de l’Union pour la Méditerranée (UpM). On sentait M. Guaino
agacé par les critiques qui accompagnent le projet. L’essentiel pour lui est
qu’il continue d’exister « &lt;em&gt;malgré tout&lt;/em&gt; », c’est-à-dire malgré ce
scepticisme et malgré la guerre de Gaza de décembre 2008. Il a rappelé que
l’UpM reposait sur le choix de mettre en œuvre une « &lt;em&gt;logique de
projets concrets&lt;/em&gt; » malgré la « &lt;em&gt;logique de haine et de
rancœur&lt;/em&gt; ». Tentons de reprendre les critiques traditionnellement formulées
et d’analyser, rapidement, les réponses de M. Guaino.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;L’UpM ne change rien à Barcelone&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qualifiant le &lt;a href=&quot;http://europa.eu/legislation_summaries/external_relations/relations_with_third_countries/mediterranean_partner_countries/r15001_fr.htm&quot;&gt;
Processus de Barcelone&lt;/a&gt; de projet « &lt;em&gt;post-colonial&lt;/em&gt;», c’est-à-dire
reposant sur une dynamique verticale, d’aide aux anciennes colonies, il a
insisté sur la nature multilatérale, co-responsable et concrète de l’UpM
contrastant avec les « &lt;em&gt;dîners mondains&lt;/em&gt; » des Conférences de
Barcelone.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;L’UpM n’est pas visible&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Constatant le manque de matérialité de l’UpM et le risque de délégitimation
du projet aux yeux de l’opinion, il a plaidé sans surprise l’ambition d’un
horizon de long terme qu’implique la &lt;a href=&quot;http://ec.europa.eu/environment/news/efe/26/article_4284_fr.htm&quot;&gt;dépollution
de la Méditerranée&lt;/a&gt;, le &lt;a href=&quot;http://www.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_article=3928&quot;&gt;plan
solaire&lt;/a&gt; ou la conclusion d’une zone de libre échange.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;L’UpM n’a pas d’argent&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« &lt;em&gt;Question stupide&lt;/em&gt; » pour M. Guaino. Le raisonnement
approprié devrait être « &lt;em&gt;un raisonnement d’entrepreneur&lt;/em&gt; » qui
tenterait de définir d’abord les projets avant de s’interroger sur les moyens
alloués. Cette réponse faisait écho à une remarque d’un élu du Sud de la
Méditerranée, en l’absence de M. Guainon, regrettant le « &lt;em&gt;vide
politique&lt;/em&gt; » de l’UpM. Par ailleurs, il a rappelé la nécessité de
créer des instruments financiers nouveaux, tels que le &lt;a href=&quot;http://www.caissedesdepots.fr/actualite/actualites/toutes-les-actualites-hors-menu/inframed-financer-les-infrastructures-des-regions-sud-et-est-de-la-mediterranee.html&quot;&gt;
Fonds Inframed&lt;/a&gt; ou le projet de la Banque de la Méditerranée, également
évoquée le matin.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;L’UpM concerne autant Helsinki que Le Caire&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après avoir rappelé que le projet initial de la France ne devait intégrer
que les pays européens riverains de la Méditerranée et qu’il n’avait pas
entendu le soutien des pays du Sud à cette bouture de l’UpM au moment du
&lt;a href=&quot;http://www.confluences-mediterranee.com/spip.php?article2107&quot;&gt;compromis de
Hanovre&lt;/a&gt;, il a souligné la logique de la « &lt;em&gt;géométrie
variable&lt;/em&gt; » de l’UpM. Ceux qui veulent travailler sur tel ou tel
aspect ou projet le peuvent, les autres ne le font pas, mais ne peuvent bloquer
la dynamique, ni récuser la participation d’un autre pays.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;L’UpM ne sert à rien dans la crise économique&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Guaino a saisi l’occasion de la tribune pour fournir son interprétation
de la conjoncture mondiale, une « &lt;em&gt;crise économique, écologique et,
surtout, une crise des représentations collectives&lt;/em&gt; », dans un curieux
réquisitoire contre la « &lt;em&gt;mondialisation&lt;/em&gt; ». On rappelle qu’en
1987, M. Guaino était chargé de mission à la direction du Trésor et adjoint au
secrétaire général du &lt;a href=&quot;http://www.clubdeparis.org/&quot;&gt;Club de Paris&lt;/a&gt;
(chargé de renégocier la dette des pays débiteurs, le « Rotary Club », en
somme, de l’élite mondialisée) ; qu’il a occupé les fonctions de
responsable de la recherche finance au sein du &lt;a href=&quot;http://www.louisdreyfus.com/&quot;&gt;groupe Louis Dreyfus&lt;/a&gt; et diverses autres au
sein des activités banque d’affaire et de la direction générale de la
MAAF ; et qu’il a enfin conseillé Charles Pasqua et Philippe Séguin avant
de devenir la plume de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle de
2007.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Converti à l’altermondialisme, donc, M. Guaino estime que le capitalisme,
comme toutes formes d’activités humaines, doit être soumis à la morale. Le rôle
du politique, dans ce cadre, est de donner une dimension collective,
« &lt;em&gt;une morale partagée&lt;/em&gt; » aux choix économiques individuels.
La seule alternative au « &lt;em&gt;changement ordonné et
raisonnable&lt;/em&gt; » serait le « &lt;em&gt;changement désordonné et
déraisonnable&lt;/em&gt; » comparable aux années 1930. Le changement serait
devant nous, soit on s’y adapte, soit il s’impose. Et le rôle de la
Méditerranée dans ces considérations ? Il serait triple selon M. Guaino.
L’UpM participerait à la construction d’un « &lt;em&gt;système de
valeur&lt;/em&gt; » contrastant avec le modèle dominant actuel du
« &lt;em&gt;cynisme&lt;/em&gt; » et de « &lt;em&gt;l’appât du gain&lt;/em&gt; ». On
retrouve ici le thème cher à M. Guaino, celui de la civilisation et de la
civilité. (suis-je le seul à avoir entendu « &lt;em&gt;haute culture&lt;/em&gt; »
?).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxièmement, l’UpM serait le laboratoire idéal pour construire un nouveau
« &lt;em&gt;modèle économique&lt;/em&gt; », moteur d’une autre croissance (durable) et
du co-développement. Enfin, l’UpM serait le trait d’union, l’espace de
l’articulation euro-africaine. Sans l’évoquer directement, M. Guaino devait
sans doute faire référence à l’immigration.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;L’UpM ne résout pas le conflit israélo-palestinien&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur l’ambiguïté originelle d’une telle perspective que l’on peut résumer par
l’attitude des pays du Sud consistant à dire « &lt;em&gt;on ne peut pas
co-construire des projets concrets ensemble car cela donnerait l’impression de
normaliser la situation avec Israël&lt;/em&gt; », M. Guaino a commencé par balayer
cette formule indiquant que cela ne fait que naître des
« &lt;em&gt;double-victimes&lt;/em&gt; » : il n’y a pas de paix, et il n’y a pas
de projets. Il a néanmoins reconnu l’immensité de la tâche de faire vivre des
« &lt;em&gt;projets vitaux&lt;/em&gt; » en situation de violence politique.
L’essentiel pour lui est de faire perdurer le dialogue sur les questions
non-stratégiques. Pourtant, à la fin de son discours, il a évoqué la
possibilité d’aborder « &lt;em&gt;prochainement&lt;/em&gt; » le problème du
conflit israélo-palestinien « &lt;em&gt;de face&lt;/em&gt; ». Cela signifie-t-il
l’organisation d’un prochain Sommet de la Paix patronné par l’UpM ? Aucune
question de la salle sur ce point, aucune reprise média. Une évolution à
surveiller de près dans les prochains mois.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/10/13/Semaine-%C3%A9conomique-de-la-M%C3%A9diterran%C3%A9e-%284%29-%3A-les-rendez-vous-de-la-M%C3%A9diterran%C3%A9e#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Semaine économique de la Méditerranée (3) : Centre de Marseille pour l'intégration en Méditerranée</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/10/09/Semaine-%C3%A9conomique-de-la-M%C3%A9diterran%C3%A9e-%283%29-%3A-Centre-de-Marseille-pour-l-int%C3%A9gration-en-M%C3%A9diterran%C3%A9e</link>
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    <pubDate>Fri, 09 Oct 2009 23:13:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Economie</category><category>Méditerranée</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.1633474-2197759_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;SONY DSC, oct. 2009&quot; /&gt; C’est donc
aujourd’hui qu’a été officiellement lancé le &lt;a href=&quot;http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hd3xJHV6YNpKzndTRx42gf-3E58Q&quot;&gt;
Centre de Marseille pour l’intégration en Méditerranée&lt;/a&gt; (CMIM). La
présentation qui en a été faite dans le cadre de la &lt;a href=&quot;http://www.semaine-eco-med.com/images/documents/CGLU/preprogramme_attractivitefr.pdf&quot;&gt;
rencontre-débat organisée par CGLU&lt;/a&gt; a permis de lever – un peu – le voile
sur la nature et les fonctions de cette structure.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais de structure il n’en est pas vraiment question. Les discussions ont
semble-t-il été âpre entre la ville de Marseille, l’État, par l’intermédiaire
de la &lt;a href=&quot;http://www.diact.gouv.fr/&quot;&gt;DIACT&lt;/a&gt; et la &lt;a href=&quot;http://www.banquemondiale.org/&quot;&gt;Banque mondiale&lt;/a&gt;. La ville n’aurait pas
souhaité voir se constituer une institution nouvelle qui aurait pu échapper à
son propre agenda international. La DIACT avait dans ses cartons son propre
projet de plateforme internationalisé, s’appuyant sur les ressources de la
Caisse des dépôts et de consignation. La Banque, enfin, souhaitait refonder sa
plateforme.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est dans les termes de cette refondation qu’il faut rechercher l’une des
clés d’explication de la naissance du CMIM. « &lt;a href=&quot;http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/NEWS/0,,contentMDK:20177428~menuPK:34467~pagePK:64003015~piPK:64003012~theSitePK:4607,00.html&quot;&gt;L’institut
de la Banque mondiale » de la zone MENA&lt;/a&gt; (Middle East and North Africa)
est installé à Marseille, sur le site de la Villa Valmer, depuis 2004. Il ne
s’agit donc pas d’une antenne de la Banque mondiale, réservée aux capitales des
pays du sud, destinataire des aides financières – et des capitales qui ont reçu
l’aide du Plan Marshall. &lt;a href=&quot;http://wbi.worldbank.org/wbi/&quot;&gt;Les instituts
de la Banque mondiale&lt;/a&gt; sont des bases de réflexion stratégique –
&lt;em&gt;learning activities&lt;/em&gt; dans le vocabulaire de la Banque – qui produisent
de l’expertise et ne financent donc pas directement des projets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2007, la question du maintien du bureau marseillais de la Banque s’est
posé dans le contexte de crise de légitimité des institutions de Washington et
de constat d’échec porté sur le Processus de Barcelone. Il a fallu l’élection à
la Présidence de la République française de Nicolas Sarkozy pour changer la
donne. Son projet d’Union &lt;del&gt;de&lt;/del&gt; pour la Méditerranée, priorité
diplomatique de son mandat, a, en effet, incontestablement relancé l’attention
des bailleurs sur l’espace méditerranéen – au-delà des divisions qu’il a
suscité en Europe et des difficultés auxquels il est confronté aujourd’hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est dans un cadre institutionnel reformaté en fonction de ce nouveau
référentiel que la Banque mondiale a construit l’instrument du CMIM, un
« &lt;em&gt;think tank opérationnel&lt;/em&gt; », pour reprendre l’oxymore assumé de
son directeur, Mats Karlsson. L’idée générale est de construire une plateforme
de production d’idées et de financement de projets-cibles reposant sur la
connaissance, l’apprentissage, l’innovation et l’intégration des économies des
pays de la Méditerranée dans les marchés mondiaux. « &lt;em&gt;Network among
Networks&lt;/em&gt; », le CMIM a d’ores et déjà défini 5 axes ( urban and spatial
development ; sustainable development ; transport and logistics;
skills, employment and labor mobility challenges including youth ; et
knowledge economy, innovation and technology) et 14 programmes
afférents.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question qui se pose est bien sûr celle de la complémentarité de cette
plateforme avec les réseaux existants et de la compatibilité avec les agendas
des uns et des autres. Certains se montrent déjà sceptiques dans la portée des
financements promis et dans l’efficacité avec laquelle la greffe peut
prendre.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ancrer les économies des pays méditerranéens dans les marchés mondiaux est
une cause ancienne et ambitieuse qui se heurte à de nombreux obstacles
structurels (l’est-elle même souhaitable pour les sociétés du sud ?), mais
intégrer les ambitions des coalitions marseillaises hétéroclites à un projet
fédérateur, qui plus est, porté par une institution extérieure au territoire,
est un défi d’une toute autre dimension.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/10/09/Semaine-%C3%A9conomique-de-la-M%C3%A9diterran%C3%A9e-%283%29-%3A-Centre-de-Marseille-pour-l-int%C3%A9gration-en-M%C3%A9diterran%C3%A9e#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Semaine économique de la Méditerranée (2) – Medinnov V</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/10/09/Semaine-%C3%A9conomique-de-la-M%C3%A9diterran%C3%A9e-%282%29-%E2%80%93-Medinnov-V</link>
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    <pubDate>Thu, 08 Oct 2009 22:46:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Economie</category><category>Méditerranée</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.image01_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;image01.jpg, oct. 2009&quot; /&gt; Deuxième
journée de la &lt;a href=&quot;http://www.semaine-eco-med.com/index.php&quot;&gt;Semaine
économique de la Méditerranée&lt;/a&gt; (SEM) avec au programme la poursuite des
rencontres B2B et des ateliers entreprises (textile, médias, PME) sur les
coursives de la Chambre de commerce.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs au Pharo se sont tenues les premières manifestations de l’axe
gouvernance de la SEM. Si je n’ai pas pu me rendre au séminaire &lt;a href=&quot;http://www.eib.org/about/press/2008/2008-102-la-femip-lance-linitiative-medinas-2030.htm?lang=-fr&quot;&gt;
Médinas 2030&lt;/a&gt; consacré aux « &lt;em&gt;villes de Méditerranée : culture,
héritage et modernité&lt;/em&gt; » (qui s’inscrit dans le cadre des projets
déployés par le tout nouveau Centre de Marseille pour l’intégration en
Méditerranée), j’ai pu assister à une partie du colloque &lt;a href=&quot;http://www.medinnov.com/colloque-medinnov-2009.html&quot;&gt;Medinnov&lt;/a&gt; dont les
problématiques ont porté sur les problématiques de l’innovation et les enjeux
posés par l’économie de la connaissance en Méditerranée.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les orateurs qui se sont succédé à la tribune ont exposé l’état d’avancement
et les réflexions stratégiques des projets territoriaux liés à l’innovation.
Face aux récits vantant les bienfaits des « &lt;em&gt;parcs technologiques&lt;/em&gt;
», des « &lt;em&gt;réseaux&lt;/em&gt; » ou des « &lt;em&gt;pépinières
d’entreprises&lt;/em&gt; », des « &lt;em&gt;transferts de technologie et incubation&lt;/em&gt; »,
le profane peut être saisi par les effets performatifs de cette
« &lt;em&gt;culture commune&lt;/em&gt; » militante. Il peut choisir de prendre au
sérieux le contenu des discours partagés par les responsables des projets et
des départements de développement économique des collectivités locales des deux
rives de la Méditerranée. Il peut être confronté dès lors au risque d’être
étourdi par les chiffres, les images et l’autosatisfaction des acteurs au point
d’en oublier la crise économique et sociale qui frappe les économies urbaines
(voir le travail d'Anima relatif à la &lt;a href=&quot;http://www.invest-in-med.eu/base_documentaire/download/nom_doc/20091002122109inv_carteinvestmed-final_fr_1-10-2009.pdf&quot;&gt;
Carte des investissements en Méditerranée&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À contrario, l’observateur-participant peut interroger par la bande des
façades cette « &lt;em&gt;Méditerranée de l’intelligence&lt;/em&gt; », pour reprendre
le titre du colloque, et questionner la réalité des « &lt;em&gt;nouveaux espaces
de production&lt;/em&gt; » supposés naître des systèmes productifs locaux
reposant sur l’innovation.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lui apparaît, dès lors, un écrasant et déformant effet de standardisation
produit par les présentations de ces « &lt;em&gt;villes-nouvelles&lt;/em&gt; », un
mode de production de la ville désincarnée, indifférenciée, indifférente aux
configurations territoriales et déconnectée de tout ancrage social.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au son du 4ème mouvement de la &lt;a href=&quot;http://www.deezer.com/fr/music/result/all/pixar#music/result/all/ninth%20symphony&quot;&gt;
9ème symphonie&lt;/a&gt; de Beethoven, qui fait plus penser à Orange Mécanique qu’à
l’hymne européen, les parcs technologiques sont projetés sur grand écran. Ou
plutôt les maquettes des futurs parcs technologiques. Au nord et au sud, les
mêmes bâtiments, blancs, octogonaux, bordés d’arbres (qui « &lt;em&gt;seront
plantés en janvier&lt;/em&gt; » nous promet-on) et dont on devine
« &lt;em&gt;l’éco-performance&lt;/em&gt; ». On invite les entreprises (et les
touristes) à s’implanter (et à visiter) ces territoires du futur et de
l’innovation qui semblent présenter l’avantage de ne pas être habité.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les offres sont « &lt;em&gt;benchmarkés&lt;/em&gt; » sur des modèles virtuels,
les services normés au sein de paysage sortis d’un pastiche de Blade Runner
made in Hollywood-Sillcon Valley. Un Blade Runner inversé, une City of Quartz
enchanté.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture, quand elle est évoquée, est un outil de promotion de cette
économie de la lisibilité qui vise en premier lieu à « &lt;em&gt;sortir de
lot&lt;/em&gt; », un lot composé d’objets urbains semblables, mais engagés dans une
féroce compétition.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces pôles urbains (&lt;em&gt;urbs&lt;/em&gt;) IT évidés de leurs substance politique
(&lt;em&gt;civitas&lt;/em&gt;) pourrait être le reflet d’un capitalisme financier que l’on
croyait à bout de souffle. Comme le Paris haussmanien décrit par Zola dans La
Curée était le reflet du capitalisme industriel.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/10/09/Semaine-%C3%A9conomique-de-la-M%C3%A9diterran%C3%A9e-%282%29-%E2%80%93-Medinnov-V#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Semaine économique de la Méditerranée - lancement de Med Business Network</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/10/07/Semaine-%C3%A9conomique-de-la-M%C3%A9diterran%C3%A9e-%281%29-%3A-lancement-de-Med-Business-Network</link>
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    <pubDate>Wed, 07 Oct 2009 15:04:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Economie</category><category>Méditerranée</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.med_business_net_entete_page_t.jpg&quot; alt=&quot;a&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;med_business_net_entete_page.gif, oct. 2009&quot; /&gt; C'est donc aujourd'hui qu'a
débuté la troisième édition de la &lt;a href=&quot;http://www.semaine-eco-med.com/index.php&quot;&gt;Semaine économique de la
Méditerranée&lt;/a&gt; (SEM). Chefs d'entreprises et experts du milieu
euro-méditerranéen se sont retrouvés ce matin à la Chambre de commerce et
d'industrie de Marseille-Provence (CCIMP).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Med Village et B2B&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'idée des organisateurs de la SEM de créer un &lt;a href=&quot;http://www.semaine-eco-med.com/index.php?view=details&amp;amp;id=12%3Agrand-qbtobq-medbusiness-network&amp;amp;option=com_eventlist&amp;amp;Itemid=26&amp;amp;lang=fr&quot;&gt;
espace de rencontres entre ces décideurs&lt;/a&gt; se concrétise dans la mise à
disposition au premier étage de salles consacrées aux rendez-vous entre
partenaires. À l'accueil, un dossier est remis aux participants dans lequel est
consigné les quelques 200 entreprises présentes. Sur les tables, des numéros
qui correspondent à ces entreprises facilitent le repérage. On parle affaires,
&amp;quot;&lt;em&gt;contrats&lt;/em&gt;&amp;quot;, &amp;quot;&lt;em&gt;investissements directs étrangers&lt;/em&gt;&amp;quot;, &amp;quot;&lt;em&gt;cadres
législatifs&lt;/em&gt;&amp;quot; ; on s'échange aussi les dernières nouvelles de la
famille et des amis. Visiblement, on se connaît, mais on apprécie les facilités
avec lesquelles on peut se rencontrer dans une unité de lieu et de
temps.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les couloirs attenants, le Med Village aligne les uns après les autres
les partenaires-organisateurs de l'évènement. Des plaquettes de présentation
sont mises à disposition. Des discussions peuvent s'engager avec les
responsables, présentations powerpoint à l'appui. Bref, la SEM, c'est du
&lt;em&gt;Business To Business&lt;/em&gt; (B2B pour les initiés) et de la socialisation
d'élites.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Atelier d'affaire&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au total, dans la journée, huit ateliers sont organisés dans les différentes
salles du Palais de la Bourse : exploration des réseaux commerciaux
transméditerranéens ; lutte contre le changement climatique ;
l'export face au changement du cadre législatif algérien ; la Commission
UpM du commerce extérieur français ; le partenariat d'entreprises
Paca/Maghreb dans les secteurs de l'environnement et de l'énergie ; la
mobilité du travail dans l'espace euromediterranéen ; les opportunités
d'affaire en Tunisie ; et le trafic maritime en Méditerranée.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces réunions organisées par des institutions différentes (Top 20, CCI et
réseaux de CCI, association Champs de Traverse, ONUDI, Invest in Med, Adeci,
Ubifrance...) visent à renforcer la connaissance entre les acteurs et les
contextes locaux pour créer de la confiance et ainsi favoriser les affaires
dans un espace partagé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lancement de Med Business Network&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est également cet esprit qui a présidé à la réunion de lancement de
&lt;a href=&quot;http://www.medbusiness-network.com/vdoc/easysite/MEDBUSINESS/MedBusiness-Network&quot;&gt;
Med Business Network&lt;/a&gt; (MBN). Louis Allocio, vice-président de la &lt;a href=&quot;http://www.ccimp.com/&quot;&gt;CCIMP&lt;/a&gt;, assisté de Bernard Digoit, président de la
&lt;a href=&quot;http://www.cfcim.org/&quot;&gt;Chambre française de commerce et d'industrie au
Maroc&lt;/a&gt;, Foued Lakhoua, président de la &lt;a href=&quot;http://www.ctfci.org/&quot;&gt;Chambre tuniso-fraçaise de commerce et d'industrie&lt;/a&gt;,
et jean-François Heugas, président de la &lt;a href=&quot;http://www.cfcia.org/&quot;&gt;Chambre française de commerce et d'industrie en
Algérie&lt;/a&gt; ont présenté les grandes lignes de cette initiative.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Marseille, le MBN vise à accompagner les entreprises locales dans leurs
stratégies d'implantation des marchés du sud de la Méditerranée et à créer
ainsi les conditions pour dynamiser les échanges commerciaux et industriels
Nord / Sud, Sud / Nord et Sud / Sud. Surtout, il s'agit de susciter des
synergies parmi des efforts éparpillés.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La volonté de coordonner des réseaux existants autour de logiques
mutualistes rythmera, comme nous le verrons dans les prochains jours avec le
&lt;a href=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/07/15/Le-Centre-de-Marseille-pour-lIntegration-en-Mediterranee-nouveau-venu-dans-le-paysage-institutionnel-internationalise-marseillais&quot;&gt;
CMIM&lt;/a&gt;, les discours des acteurs de cette édition de la SEM. La
multiplication de ces efforts de coordination brouille, de ce fait, les
ambitions initiales des uns et des autres. Et si ces &amp;quot;&lt;em&gt;plateformes&lt;/em&gt;&amp;quot; ou
autres &amp;quot;&lt;em&gt;réseaux de réseaux&lt;/em&gt;&amp;quot; ne se situent pas exactement sur les mêmes
champs, cette profusion d'agences coordinatrices ne contribue pas à clarifier
les logiques d'internationalisation des acteurs économiques locaux. Les réseaux
mis en place supposés clarifier et rendre plus lisibles l'espace méditerranéen
intensifient la compétition entre les acteurs et les processus.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut se demander si cette concurrence permettra effectivement une relance
des échanges dans un contexte de crise (thème qui sera au cœur des discussions
ce samedi lors des &lt;a href=&quot;http://www.rendezvousdelamediterranee.org/&quot;&gt;Rendez-vous de la
Méditerranée&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/10/07/Semaine-%C3%A9conomique-de-la-M%C3%A9diterran%C3%A9e-%281%29-%3A-lancement-de-Med-Business-Network#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Semaine économique de la Méditerranée - édition 2009</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/09/30/La-Semaine-%C3%A9conomique-de-la-M%C3%A9diterran%C3%A9e-%C3%A9dition-2009</link>
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    <pubDate>Wed, 30 Sep 2009 09:13:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Expertise</category><category>Méditerranée</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.Sem09FR1_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;FRlogoSemmed09, sept. 2009&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un peu plus tôt qu'à l'accoutumée que s'ouvrira la troisième édition
de la &lt;a href=&quot;http://www.semaine-eco-med.com/index.php&quot;&gt;Semaine économique de
la Méditerranée&lt;/a&gt; (SEM), mercredi prochain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;L'idée ?&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;
Pérenniser des rencontres entre décideurs politiques et économiques des deux
rives de la Méditerranée autour de manifestations thématiques. Cette année,
trois mots clés ont été retenus pour labelliser le rendez-vous :
&amp;quot;&lt;em&gt;business, financement, gouvernance&lt;/em&gt;&amp;quot;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;L'histoire ?&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;
Regrouper la même semaine des manifestations hétérogènes organisées par
différentes institutions. À l'origine, le &lt;a href=&quot;http://www.eib.org/projects/events/euromediterranean-investment-summit,-marseille,-france.htm?lang=-fr&quot;&gt;
sommet euro-méditerranéen de l'investissement&lt;/a&gt; avait été lancé en 2005. À
l'époque, la ville et la région avaient confié à l'hebdomadaire anglais The
Economist le soin d'organiser cette rencontre qui a disparu de l'agenda cette
année mais a permis aux acteurs de prendre date et de &amp;quot;&lt;em&gt;renforcer la
dynamique évènementielle&lt;/em&gt;&amp;quot; pour reprendre les termes d'un
promoteur.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Les organisateurs ?&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;
Participer à la présentation du territoire comme acteur social collectif. Aux
collectivités territoriales - ville, région, communauté urbaine - (à noter que
le conseil général n'est que &amp;quot;sponsors&amp;quot; alors que les autres sont &amp;quot;financeurs
et organisateurs&amp;quot;), s'adjoignent l'Établissement public Euroméditerranée et le
programme européen Invest in Med piloté par le consortium Med Alliance conduit
par Anima. Enfin, au titre des &amp;quot;partenaires organisateurs&amp;quot;, on note la présence
de réseaux de chambres consulaires françaises au Maghreb (&lt;a href=&quot;http://www.cnccef.org/frontoffice/index.asp&quot;&gt;CCE&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.cfcia.org/&quot;&gt;CFCIA&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.ctfci.org/&quot;&gt;CTFCI&lt;/a&gt;)
ou de dimension euroméditerranéenne (&lt;a href=&quot;http://www.ascame.org/home&quot;&gt;Ascame&lt;/a&gt;), les institutions internationales
présentes à Marseille (&lt;a href=&quot;http://www.eco-med.info/acteurs/formation-et-assistance-technique/banque-mondiale.html&quot;&gt;Banque
mondiale&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.eib.org/&quot;&gt;BEI&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.commed-cglu.org/spip.php?rubrique3&quot;&gt;Commission Med de CGLU&lt;/a&gt;,
&lt;a href=&quot;http://www.unido.org/index.php?id=o3498&quot;&gt;Onudi&lt;/a&gt;,), des instituts de
conseil et d'expertise (&lt;a href=&quot;http://www.adeci.org/v2002/adeci/pres4_fr.cfm&quot;&gt;Adeci&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.cefim.org/&quot;&gt;Cefim&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.lecercledeseconomistes.asso.fr/&quot;&gt;Cercle des économistes&lt;/a&gt;,
&lt;a href=&quot;http://www.ccimp.com/ccimp/notre_actualite/le_club_top_20_un_dispositif_efficace&quot;&gt;
Club Ambition Top 20&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.financesmediterranee.com/fcm-index.htm&quot;&gt;Finances Conseil&lt;/a&gt;,
&lt;a href=&quot;http://www.ins-med.org/accueil.html&quot;&gt;Institut de la Méditerranée&lt;/a&gt;,
&lt;a href=&quot;http://www.reseau-entreprendre.org/site/fr/s01_home/s01p01_home.php&quot;&gt;le réseau
entreprendre&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.marseille-innov.org/&quot;&gt;Marseille
innovation&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.ubifrance.fr/default.html&quot;&gt;Ubi France&lt;/a&gt;),
des agences extérieures à la scène locale (&lt;a href=&quot;http://fdiintelligence.com/&quot;&gt;FD intelligence&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.ftglobalevents.com/medtraderoutes/overview.asp&quot;&gt;FT Global
Events&lt;/a&gt;) ainsi que le média &lt;a href=&quot;http://www.econostrum.info/&quot;&gt;Econostrum&lt;/a&gt;. Pour être complet, &lt;a href=&quot;http://www.caissedesdepots.fr/&quot;&gt;la Caisse des dépôts&lt;/a&gt;, l'association
&lt;a href=&quot;http://www.agricolae.fr/&quot;&gt;les champs de traverse&lt;/a&gt; (qui organise les
universités d'été de l'agriculture en Paca), le &lt;a href=&quot;http://www.technopole-marseille.com/accueil.html&quot;&gt;technopôle
Marseille-Provence à Château Gombert&lt;/a&gt; et la &lt;a href=&quot;http://www.citemedmode.com/&quot;&gt;Cité euroméditerranéenne de la Mode&lt;/a&gt; sont
également &amp;quot;partenaires organisateurs&amp;quot;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Les enjeux ?&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;
Construire un &amp;quot;Davos&amp;quot; à l'échelle de la Méditerranée, c'est promouvoir le
dynamisme économique de cet espace par les échanges économiques. C'est aussi
faire exister ce territoire par la mise en réseau d'acteurs ; à ce titre
la SEM constitue un espace de socialisation des élites euroméditerranéennes.
L'organisation d'un &amp;quot;&lt;a href=&quot;http://www.econostrum.info/Un-rendez-vous-devenu-incontournable_a1477.html&quot;&gt;rendez-vous
devenu incontournable&lt;/a&gt;&amp;quot;, c'est enfin affirmer la centralité de Marseille au
sein de cet espace. On retrouve ici les deux facettes de l'internationalisation
de la ville : l'exposition avec la mise en scène de la ville comme nœud
métropolitain d'échanges transnationaux - fonction d'accueil ; la
diffusion de l'expertise et la valorisation des savoir-faire locaux - fonction
de projection.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Le programme ?&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;
La SEM commencera mercredi 7 octobre au Palais de la Bourse de Marseille avec
les les Rencontres MedBusiness Network. Le réseau MedBusiness Network des
institutions consulaires euroméditerranéennes sera officiellement lancé et
suivi d'ateliers thématiques (investissement, commerce, agriculture,
environnement, industrie, trafic maritime).&lt;br /&gt;
Le lendemain, les ateliers reprendront au Palais de la Bourse autour des
questions des médias, du textile et de l'accompagnement des entreprises dans
leur implantation en Méditerranée. Au Palais du Pharo, la 5ème édition du
Colloque Medinov portera sur les enjeux liés aux outils financiers publics et
privés, aux lieux d’ancrage tels que les parcs technologiques et les
technopôles, ainsi qu'aux modèles d’organisation de croissance (clusters, pôle
de compétitivité). Enfin, la ville de Marseille et la BEI organisent le
séminaire Medinas consacré aux problématiques urbaines (gestion et
réhabilitation des centres historiques).&lt;br /&gt;
Vendredi, se tiendra une conférence-débat portant sur l'&amp;quot;attractivité des
territoires en Méditerranée&amp;quot; sous l'égide de la Commission Med de CGLU, de
l'EPAEM et des collectivités locales.&lt;br /&gt;
Le samedi, enfin, les rendez-vous de la Méditerranée clôtureront, comme il en
est désormais la tradition, cette semaine. Il s'agit de la grand messe
politique de la SEM au cours de laquelle se succéderont à la tribune, les
principaux élus du territoire, les responsables des agences d'expertise, Henri
Guaino, conseiller spécial du Président Sarkozy est également attendu pour une
intervention sur l'Union pour la Méditerranée.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un bilan de cette riche semaine dans un prochain billet.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/09/30/La-Semaine-%C3%A9conomique-de-la-M%C3%A9diterran%C3%A9e-%C3%A9dition-2009#comment-form</comments>
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    <title>Quand une loi de finances complémentaire algérienne inquiète les élus locaux</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/09/22/Quand-la-loi-de-finance-compl%C3%A9mentaire-alg%C3%A9irenne-inqui%C3%A8te-les-%C3%A9lus-locaux</link>
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    <pubDate>Tue, 22 Sep 2009 11:32:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Economie</category><category>Méditerranée</category><category>Port</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.activite-portuaire-d-alger_940x705_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;activite-portuaire-d-alger_940x705.jpg, sept. 2009&quot; /&gt; Une récente décision du
gouvernement algérien relative à l'organisation du trafic portuaire provoque
des effets en chaîne sur l'économie méditerranéenne. L'observation de ce
phénomène classique est l'occasion de revenir sur la nature des
interdépendances entre les acteurs d'un système de plus en plus intégré.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;1er étape : une loi adoptée en Algérie&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 22 juillet dernier le gouvernement algérien adopte une loi de finances
complémentaire (LFC). Effet direct du partage de l'espace méditerranéen, cette
loi a des répercussions sur l'économie locale marseillaise. Selon le cabinet de
conseil[ Francis Lefebvre, la LFC &amp;quot;&lt;em&gt;reflète la volonté de favoriser le
développement des industries locales en reconduisant les mesures d’aide à
l’emploi et aux PME mais surtout en leur donnant un avantage relatif par
rapport aux importations&lt;/em&gt;&amp;quot;. Dans les faits, ces dispositions durcissent les
modalités d'importation des marchandises (en particulier en imposant le très
contraignant &amp;quot;crédit documentaire&amp;quot; comme moyen de paiement) et interdit de
faire entrer des engins de travaux publics d'occasion.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;2ème étape : les entreprises locales se mobilisent&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Union Maritime et Fluviale Marseille-Fos saisit dès le 25 août le
secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac, sur la menace que
représente ce nouveau dispositif sur le dynamisme du port. Rappelons ici, que
les chiffres d'août montre un recul de 13% du trafic du Grand port maritime par
rapport à 2008. L'UMF, le Medef des entreprises portuaires locales, informe le
Ministre qu' &amp;quot;&lt;em&gt;avec plus de 8 millions de tonnes par an (hydrocarbures
inclus), 10% du trafic total du port de Marseille-Fos repose sur les échanges
avec l’Algérie&lt;/em&gt; (...) &lt;em&gt;Dans les bassins Est de Marseille, 35 à 40 % des
trafics sont destinés à l'Algérie&lt;/em&gt; (...) &lt;em&gt;Ces mesures menacent
directement l'activité dans les bassins Est de nombre de nos adhérents dont le
chiffre d'affaires est pour certains à 75 % généré par les exportations sur
l'Algérie.&lt;/em&gt; La lettre s'achève par un appel à &lt;em&gt;&amp;quot;la France, 2ème
partenaire mondial de l’Algérie,&lt;/em&gt; (pour qu'elle) &lt;em&gt;entame des
négociations pour que soient trouvées des solutions intermédiaires à ces
mesures radicales qui pénalisent l’Algérie comme la France&lt;/em&gt;&amp;quot;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon l'UMF, ce n'est pas moins de quatre-cinquième du trafic qui serait
menacé. Dans un milieu partagé par des acteurs interdépendants, on craint cet
&amp;quot;&lt;em&gt;avantage relati&lt;/em&gt;f&amp;quot;, et on y voit surtout les signes d'un
protectionnisme forcément dévastateur pour l'équilibre du système ailleurs en
Méditerranée.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;3ème étape : les élus prennent position&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier adjoint de M. Gaudin, Roland Blum, est le premier à monter au
créneau et à mobiliser ce type d'argument : &amp;quot;&lt;em&gt;C'est un sujet de forte
inquiétude, la loi de finances algérienne étant assez inquiétante et pouvant
avoir des répercussions importantes sur le trafic portuaire&lt;/em&gt;&amp;quot;. Et M. Blum
de dénoncer un &amp;quot;&lt;em&gt;retour significatif à une politique de
protectionnisme&lt;/em&gt;&amp;quot;: &amp;quot;&lt;em&gt;On ne peut pas, avec un pays avec lequel nous avons
des relations aussi importantes, être dans une attitude de repli, nous avons
besoin de relations d'ouverture&lt;/em&gt;&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;4ème étape : la mission diplomatique décentralisée&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite à cette déclaration, le premier adjoint envisage de se rendre à Alger
le 20 octobre afin de négocier avec les opérateurs locaux et les élus
algériens.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet épisode, s'il n'est pas révélateur de phénomènes nouveaux, illustre la
recomposition du Bassin méditerranéen comme milieu, au sens biologique, c'est à
dire comme un espace traversé par une dynamique d’interdépendances et de
rencontres entre des représentations, des intérêts et des ressources permettant
le maintien et la reproduction du système. Le champ d'intervention des élus
locaux n'est plus limité au système purement local, mais envisage le dialogue
et l'initiative dans un espace transantional élargi. Enfin, la chaîne de
réaction montre l'indifférenciation croissante des logiques public / privé,
dans la mesure, où le politique intervient en appui des intérêts privés dans la
défense de l'outil portuaire marseillais.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/09/22/Quand-la-loi-de-finance-compl%C3%A9mentaire-alg%C3%A9irenne-inqui%C3%A8te-les-%C3%A9lus-locaux#comment-form</comments>
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