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  <title>Marseille internationale</title>
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  <description>Ce blog explore les initiatives internationales portées par le territoire marseillais. Au-delà d'une observation brute des activités et des discours, il tentera de nourrir un dialogue sur les effets de l'internationalisation de Marseille et sur les enjeux qu'elle sécrète en terme de transformations des systèmes urbains, de renouvellement des pratiques de la citoyenneté et des pouvoirs locaux.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sun, 11 Jul 2010 01:45:56 +0200</pubDate>
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  <item>
    <title>Retour aux affaires</title>
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    <pubDate>Sun, 13 Jun 2010 13:25:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Identité</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.1085400370_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;1085400370.jpg, juin 2010&quot; /&gt; La
première quinzaine de juin a été l’occasion de voir ressurgir à Marseille le
vocable des «affaires» et du «banditisme». Il n’est pas question de lier des
affaires aussi diverses qu’un braquage, l’arrestation de présumés figures du
miieu et une enquête judiciaire impliquant des proches d’élus. Toutefois, la
dimension spectaculaire de ces événements et l’unité chronologique sont
susceptibles de réactiver la «mauvaise réputation» de la ville dans la mesure
où ils correspondent aux clichés régulièrement attachés. Cette séquence tombe
mal pour les édiles et les élites économiques locale qui dépensent une énergie
considérable pour changer l’image du territoire.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lundi 31 mai, un commando de six personnes attaquent à l’arme lourde un
fourgon de convoyeur de fonds contenant près de huit millions d’euros. La
&lt;a href=&quot;http://www.laprovence.com/article/region/videos-exclusives-violente-attaque-dun-fourgon-blinde-a-marseille&quot;&gt;
scène&lt;/a&gt; qui se déroule à proximité des bassins du radoub du port en fin de
matinée est filmée par les badauds. Cent cartouches de kalachnikov sont
retrouvés sur les lieux où aucun blessé n’est à déplorer. L’enquête s’oriente
vers la piste du «banditisme de cité», le mode opératoire faisant davantage
penser à un «braquage de bazar» plutôt qu’à des professionnels. Si cette
&lt;a href=&quot;http://www.laprovence.com/article/region/braquage-du-fourgon-a-marseille-la-these-du-banditisme-de-cite&quot;&gt;
hypothèse&lt;/a&gt; se confirme, la question sera de savoir comment les malfrats ont
pu avoir accès aux explosifs et aux compétences pour les utiliser. Enfin, cette
affaire bat en brèche la thèse du modèle d’intégration marseillais dont se se
vante les élites politiques depuis les émeutes parisiennes de décembre
2005 : «La violence des cités est plus meurtrière que celle du banditisme
classique, estime un ancien commandant de police de la brigade de répression du
banditisme. Et le problème, c'est qu'on tend de plus en plus vers ce type de
braquages. Les grandes équipes, corses notamment, sont aujourd'hui sous les
verrous. La place est donc libre.»&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore plus libre, peut-être, depuis l’&lt;a href=&quot;http://www.laprovence.com/article/region/comment-les-parrains-marseillais-sont-ils-tombes&quot;&gt;arrestation&lt;/a&gt;
des-dits «parrains marseillais» le 7 juin. Bernard Barresi, recherché depuis
dix-huit, Michel et Gérard Campanella sont interpellés alors qu’ils
s’apprêtaient à passer un après-midi en famille sur le yacht Atlas. Les
perquisitions menées à la suite du coup de filet conduisent les enquêteurs à
trouver 200 000 euros en liquide, des faux papiers, des armes, des montres de
luxe, des véhicules... des indices qui pourraient permettre de prouver des
irrégularités entre le train de vie et les revenus de personnes soupçonnées de
rackets, d’exploitation de machines à sous et de blanchiments. L’opération ne
s’est pas résumée au spectacle d’une arrestation sur des bateaux de luxe mais a
impliqué au total une vingtaine interpellations, dont celle d’&lt;a href=&quot;http://www.libemarseille.fr/henry/2010/06/les-yachts-rodriguez-en-eaux-troubles.html&quot;&gt;Alexandre
Rodriguez&lt;/a&gt;, 25 ans, Président du directoire de la société éponyme de yacht
de luxe, l’un des leaders du marché, et potentielle vitrine du croisiérisme
marseillais, malgré des difficultés financières récentes qui semblaient avoir
été surmontées.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dernier épisode, &lt;a href=&quot;http://www.bakchich.info/Le-contrat-qui-lie-le-caid-a,11053.html&quot;&gt;Bakchich&lt;/a&gt;
établit un lien entre un marché public de sécurité passé par le conseil général
des Bouches-du-Rhône et Carole-Evelyne Serrano, la compagne de Bernard Barresi,
également mise en examen après l’arrestation de ce dernier. Gérante de la boîte
de sécurité Alba Sécurité, elle s’est vue attribuée le «gardiennage sureté
sécrurité des sites déconcentrés du Conseil général». Si le contrat, qui a fait
l’objet d’un appel d’offres, n’est pas visé par la justice, ces liens
s’ajoutent à l’&lt;a href=&quot;http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-11-30/bouches-du-rhone-exclusif-perquisitions-au-conseil-general/920/0/399955&quot;&gt;affaire&lt;/a&gt;
qui secoue le Conseil général depuis plus d’un an. À ce propos, un proche
d’Alexandre Guérini, Eric Pascal, dirigeant d’une entreprise de ramassage
d’ordures - Quayras - a été mis en examen cette même semaine dans le cadre de
l’enquête relative aux marchés publics des ordures.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On le comprend rien ne relie ces épisodes et rien n’indique que le contrat
passé entre le Conseil général et «Mme Barresi» soit entaché d’irrégularité.
Ils posent néanmoins le problème de la réactivation des images négatives qui
collent à Marseille et sont susceptibles de pénaliser l’attractivité du
territoire tant recherché.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le suggère un membre d’une institution publique locale travaillant sur
cet aspect :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« &lt;em&gt;L’image pour l’international c’est essentiel, parce qu’il faut
être attractif. Rayonner, c’est une chose, mais pour rayonner, il faut être
attractif. (...). Et ça participe de la perception de Marseille. Les gens qui
viennent de loin, la perception de Marseille, c’était quoi ? C’était
toujours la même. Les Marseillais, à tort, en plus ont souffert de la
perception French connection, Spirito, Carbone, Borsalino. Mais Marseille, ce
n’est plus ça, aujourd’hui, ce n’est plus ça du tout.&lt;/em&gt;»&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Photo&lt;/ins&gt; : François Spirito et Paul Carbone&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Où l’on reparle du «Grand Marseille»</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/06/01/O%C3%B9-l%E2%80%99on-reparle-du-%C2%ABGrand-Marseille%C2%BB</link>
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    <pubDate>Tue, 01 Jun 2010 13:38:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Collectivités locales</category><category>Métropole</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.AAAAf0b2f9dc44_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;AAAAf0b2f9dc44.jpg, juin 2010&quot; /&gt; À
l’heure du Grand Paris et de la réforme des collectivités territoriales, l’idée
de la morphologie métropolitaine de Marseille refait l’objet de débats au sein
des acteurs politiques et économiques locaux.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Bien sûr, l’idée n’est pas neuve et l’histoire connue : les
«métropoles d’équilibre» du Général de Gaulle, le refus de Defferre de
constituer une communauté urbaine incluant les villes communistes de
l’agglomération, le découplage entre la ville-centre et ses périphéries, le
retard pris sur les modèles lillois, bordelais et lyonnais, la concurrence
interterritoriale qui s’organise sur des aires géographiques intégrées plus
vastes...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quarante ans plus tard, l’enjeu du «Grand Marseille» réapparaît sur l’agenda
politique local - et national - et on peut se demander si les termes ont
vraiment changé.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, Marseille s’est dotée en 2001 d’une communauté urbaine regroupant 18
communes pour un peu plus d’un million d’habitants. Chargée des compétences en
matière de développement économique et d’aménagement urbain, elle est devenue
le siège du pouvoir local au moins en ce qui concerne la production des
politiques publiques.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, le maire concerne les attributs de la souveraineté et de la
légitimité municipale en dépit de sa perte d’influence réelle sur la conduite
des affaires locales. En outre, la constitution de Marseille Provence Métropole
n’a pas résolu le problème de la fragmentation politico-institutionnelle de
l’agglomération tandis que les écarts entre la métropole technique (celle des
déplacements liées au travail, au loisir et à l’habitat) et sa réalité
juridique se sont accrus.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est pour répondre à ces deux types d’enjeux (alignement des structures
institutionnelles sur les réalités politiques, d’une part et économiques,
d’autre part) que les élus s’emparent de la question du «Grand Marseille»
profitant du contexte national relatif aux futures dispositions prévue par la
loi sur les collectivités territoriales.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce débat fait resurgir les vieux
démons de la politique marseillaise. Les maires des petites communes s’&lt;a href=&quot;http://www.laprovence.com/article/region/le-grand-marseille-divise-les-maires-des-petites-villes&quot;&gt;inquiètent&lt;/a&gt;
des conséquences de la création d’un « &lt;em&gt;nouveau monstre administratif
qui bride les communes et les vide de leur autorité&lt;/em&gt; ». À Aubagne, on
organise un &lt;a href=&quot;http://www.13juinjevote.fr/&quot;&gt;référendum consultatif&lt;/a&gt;
pour savoir si « &lt;em&gt;oui ou non, (les habitants souhaitent que) la commune
(soit) absorbée dans la future métropole de Marseille &lt;/em&gt;». On réactive
la peur de l’impérium métropolitain marseillais. À Aix, on &lt;a href=&quot;http://www.laprovence.com/article/aix-en-provence/metropole-aix-marseille-lunion-necessaire-mais-impossible&quot;&gt;
prévient&lt;/a&gt; qu’ « &lt;em&gt;un ensemble autour de Marseille qui irait de
l’étang de Berre jusqu’à La Ciotat et au Pays d’Aix, est envisageable
seulement si les intercommunalités existantes conservent leur périmètre et
leurs compétences&lt;/em&gt; ». Le « &lt;em&gt;seulement&lt;/em&gt; » est important
pusqu’il signifie que cet ensemble est... inenvisageable.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À Marseille, chacun y va de son périmètre. Pour Renaud Muselier, fondateur
de l’association « &lt;a href=&quot;http://www.marseille.fr/sitevdm/jsp/site/Portal.jsp?document_id=4757&amp;amp;portlet_id=8&quot;&gt;
Pensons le Grand Marseille&lt;/a&gt; » celui-ci irait jusqu’à Lyon. Pour
&lt;a href=&quot;http://www.e-caselli.fr/tag/grand-marseille-caselli-guerini-marseille-provence-metriopole-muselier/&quot;&gt;
Eugène Caselli&lt;/a&gt;, l’actuel Président (sans majorité) de la Communauté
urbaine, il s’agit avant tout de corriger les effets d’archipel issus du
découpage de 2001, mais se montre avant tout prudent au moment d’entamer les
négociations avec les maires et les représentants des autres agglomérations.
Quant à &lt;a href=&quot;http://www.jn-guerini.fr/2010/05/20/cooperation-metropolitaine-une-volonte-commune-une-ambition-d%E2%80%99avenir-partagee/&quot;&gt;
Jean-Noël Guérini&lt;/a&gt;, il se fait pour le moment discret, s’efforçant surtout
de combattre la réforme présentée au Parlement, à partir de son mandat de
sénateur. Néanmoins, le lancement du &lt;a href=&quot;http://www.secteurpublic.fr/public/article/lancement-du-syndicat-mixte-des-transports-des-bouches-du-rhone.html?id=19567&quot;&gt;
syndicat mixte des transports&lt;/a&gt; il y a tout juste un an préfigure la méthode
employée par le Président du département : dessiner les contours d’une
métropole fonctionnelle capable d’entraîner un alignement institutionnel et
dépasser ainsi les conflits politiques.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les choses s’accélèrent néanmoins. La semaine dernière, plusieurs réunions
publiques ont permis de voir se dessiner certaines lignes de tension. L’Union
pour les entreprises des Bouches-du-Rhône ont, sans surprise, plaidé pour une
intégration fonctionnelle, fustigeant les blocages politiques.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout, initiée par Renaud Muselier, une « &lt;a href=&quot;http://www.laprovence.com/article/politique/le-grand-marseille-en-plein-developpement&quot;&gt;Agora
sur le Grand Marseille&lt;/a&gt; » s’est tenue vendredi dernier au Parc Chanot
en présence du Ministre de l’économie, du préfet, d’un conseiller du Président
Sarkozy...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À l’issue de cette rencontre, rien ne permet de dessiner les contours du
futur « Grand Marseille », si ce n’est qu’il est devenu essentiel pour ces
acteurs de ne pas apparaître comme les bâtisseurs d’un «Marseille en plus
grand» qui ont précipité les échecs précédents et qui fabriquent les
ressentiments futurs.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si cette orientation devait se confirmer, elle pourrait être porteur d’une
profonde recomposition du système politique local, en redistribuant les
modalités qui organisent jusqu’à présent l’échange politique territorial.
Enfin, elle pourrait favoriser l’émergence de nouveaux projets associant des
acteurs, des institutions et des territoires sur des échelles à la fois plus
variables et plus vastes, à l’image de la candidature à la Capitale européenne
de la culture. Néanmoins, sur ce dossier comme sur d’autres, le
« &lt;em&gt;jouer collectif&lt;/em&gt; », cher à Jacques Pfister, le Président de la
Chambre de commerce, est loin d’être stabilisé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&lt;ins&gt;rédit Image /Carte&lt;/ins&gt; : &lt;a href=&quot;http://www.agam.org/fr/ressources-et-donnees/cartotheque/cartes-administratives-et-institutionnelles.html&quot;&gt;
AGAM&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/06/01/O%C3%B9-l%E2%80%99on-reparle-du-%C2%ABGrand-Marseille%C2%BB#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Le For’UM : l’UpM et Marseille à la relance</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/05/28/Le-For%E2%80%99UM-%3A-l%E2%80%99UpM-et-Marseille-%C3%A0-la-relance</link>
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    <pubDate>Fri, 28 May 2010 12:49:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Economie</category><category>UpM</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.bandeau-fr_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;bandeau-fr.gif, mai 2010&quot; /&gt; Quelques
jours après l’annonce du &lt;a href=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/05/22/L-Union-pour-la-M%C3%A9diterran%C3%A9e%2C-priv%C3%A9e-de-Sommet-et-de-bien-plus-encore&quot;&gt;
report&lt;/a&gt; du Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union pour la
Méditerranée (UpM), la co-Présidence franco-égyptienne a réuni, hier, bailleurs
de fonds et investisseurs privés à Marseille.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la Cellule de l’Élysée et son patron, Henri Guaino, l’objectif de la
&lt;a href=&quot;http://www2.ccimp.com/forum/programme.htm&quot;&gt;manifestation&lt;/a&gt; était de
montrer la vitalité de l’initiative sur le plan des projets concrets
contrastant avec ses blocages politiques. Pour la Chambre de commerce
marseillaise (CCIMP), l’opportunité était belle de souligner la centralité de
la ville dans les échanges euro-méditerranéens ; une manière de
matérialiser les ambitions des élites politiques et des experts selon
lesquelles Marseille est sensée jouée le rôle de «&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.semaine-eco-med.com/edition2009/index.php&quot;&gt;plate-forme d’ingénierie
financière et technique&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;» de la zone, laissant à Barcelone, celui de
vitrine institutionnelle.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le plateau&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du beau monde s’était déplacé au Palais de la Bourse : des Ministres
français et égyptien ; un Commissaire européen et un haut fonctionnaire
d’EuropeAid ; le Secrétaire général de l’UpM ; des représentants de
la BEI et d’autres bailleurs de fonds publics (AFD, Banque mondiale, OCDE,
INGD) et privés ; des représentants du patronat des deux rives ; des
experts.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une journée organisée en deux temps : les grands discours de cadrage le
matin vantant le «&lt;em&gt;bilan&lt;/em&gt;» (sic) et les perspectives du projet et les
ateliers thématiques l’après-midi portant sur les domaines «&lt;em&gt;concrets&lt;/em&gt;»
de la coopération dans la région (investissement et financement de projets,
énergie, transports et développement urbain, eau et environnement,
développement économique des entreprises, développement humain et
social).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les discours&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le discours des décideurs politiques et économiques convergeaient sans
surprise pour souligner les potentialités d’investissements en Méditerranée et
la maintien de son attractivité due à une croissance supérieure de 6 points
entre les pays de l’UE (-4,3%) et ceux du Sud (+2,3%). Quid des problèmes
politiques (insécurité juridique, conflits frontaliers au Maghreb, blocage au
Proche-Orient, incertitudes au Levant) ? «&lt;em&gt;Largement surévalué&lt;/em&gt;»
selon le MEDEF qui rappelle les bons classements du Maroc, de la Jordanie et de
l’Egypte en termes d’audit et de sécurisation des transactions.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Ministre français du Commerce édicte la méthode, devenue lieu commun du
partenariat euro-méditerranéen post-Barcelone : «&lt;em&gt;nous ne tentons pas
d’approche &lt;ins&gt;trop politique&lt;/ins&gt;&lt;/em&gt; (souligné par nous)&lt;em&gt;, mais
essayons de traiter les questions de façon bilatérale&lt;/em&gt;» et loue, au
passage, l’approche des collectivités locales dans le cas de la gestion du
problème lié à la &lt;a href=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/09/22/Quand-la-loi-de-finance-compl%C3%A9mentaire-alg%C3%A9irenne-inqui%C3%A8te-les-%C3%A9lus-locaux&quot;&gt;
LFC algérienne&lt;/a&gt;. Plus précis et plus incisif, Henri Guaino refuse de voir
l’UpM «&lt;em&gt;l’otage pour résoudre les problèmes politiques. La politique a été
un moyen d’impulsion, elle est également une difficulté à
résoudre&lt;/em&gt;».&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se souvient alors de la formule de Jean-Claude Gaudin dans sa conception,
certes improvisée, de la diplomatie décentralisée :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;«&lt;em&gt;Nous ne souhaitons en aucun cas nous substituer aux États, quoi que
nous ne ferions pas plus mal&lt;/em&gt;» (tenue lors du 1er Forum des Autorités
Locales et Régionales, Marseille, 28 mai 2008) ;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;et de celle, davantage formalisée, de Michel Vauzelle :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;«&lt;em&gt;Je fais de la diplomatie participative quand je dis à l’Etat ‘nous ne
nous occupons pas des questions sensibles, nous vous les laissons :
Palestine, Israël, Algérie, Sahara… Nous nous occupons des petites choses comme
l’eau, les forêts…’ Nous tissons graduellement des liens entre le monde des
affaires, les universitaires, les étudiants, les jeunes, les athlètes, les
techniciens&lt;/em&gt;» (Entretien avec Michel Vauzelle, propos recueilli par Bruno
Etienne et Thierry Fabre, &lt;em&gt;La Pensée de midi&lt;/em&gt;, 21, avril 2007, pp.
110).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Les annonces&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À entendre les annonces, il semble qu’en attendant les projets et
l’ouverture du dialogue politique, les fonds ne manquent pas en
Méditerranée.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que la BEI, la Caisse de dépôts et de consignation lancent &lt;a href=&quot;http://www.caissedesdepots.fr/actualite/toutes-les-actualites/toutes-les-actualites-hors-menu/lancement-du-fonds-inframed-infrastructure.html&quot;&gt;
InfraMed&lt;/a&gt; pour financer les projets d’infrastructure (doté de 385 millions
d’euros et devant mobiliser 1 milliard d'euros à terme, la BEI, cette fois
associée à l’AFD, ont créé un Fonds d’Amorçage de Réalisation et d’Orientation
(&lt;a href=&quot;http://afd-prod.zeni.fr/jahia/Jahia/site/afd/lang/fr/pid/63700&quot;&gt;FARO&lt;/a&gt;)
destinée à aider les entreprises à s’implanter en Méditerranée (1 million
d’euros). Ces initiatives complètent un dispositif composé de la Facilité
d’investissement de soutien en Méditerranée (&lt;a href=&quot;http://www.ambassadefrance-tn.org/france_tunisie/spip.php?article691&quot;&gt;FISEM&lt;/a&gt;,
250 millions d’euros), de la Facilité euro-méditerranéenne d’investissement et
de partenariat (&lt;a href=&quot;http://www.eib.org/projects/regions/med/&quot;&gt;FEMIP&lt;/a&gt;,
environ 10 milliard d’euros depuis son lancement en 2002), sans oublier les
financements issus des programmes opérationnels européens inscrits dans le
cadre de la Politique de Voisinage (&lt;a href=&quot;http://www.enpicbcmed.eu/fr/index.php?xsl=866&amp;amp;s=30&amp;amp;v=9&amp;amp;c=6110&amp;amp;na=1&amp;amp;n=10&quot;&gt;IEVP
Bassin méditerranée&lt;/a&gt;, 173 millions pour la période 2007-2013).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nonobstant les différences en termes de volume, d’acteurs et d’objectifs de
ces fonds, l’addition, forcément trompeuse, de ces financements s’élève à 1,650
milliards d’euros (certes essentiellement dus à la FEMIP). Par ailleurs,
gageons que ces financements ne concernent que les bailleurs de fond du Nord et
occultent donc les montants investis par les fonds souverains du
Golfe.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derniers ne sont pas pour autant oubliés par les promoteurs de l’UpM.
Christine Lagarde a ainsi tenté «une approche du Qatar pour un milliard» et
Henri Guaino souhaité la bienvenue à tous les financements.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut néanmoins supposer que le rapport sur le cofinancement en
Méditerranée qui sera prochainement remis par Charles Millaud au Président de
la République cherche à structurer ces logiques et à coordonner ces
institutions. La proposition de l'ancien Président du directoire des Caisses
d'Épargne et de l'actuel adjoint au maire de Marseille chargé des relations
économiques internationales, viserait à créer un nouvel établissement au sein
duquel la BEI deviendrait l'actionnaire principal et qui serait appeler à
exercer les missions de la FEMIP.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et Marseille ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne se contentant pas d’être les hôtes de la réunion, le réseau informel des
experts locaux internationalisés (Institut de la Méditerranée, Anima, CMIM,
Euromed Management) a décidé la création - encore une - d’un «&lt;a href=&quot;http://www.ccimp.com/ccimp/notre_actualite/la_mediterranee_des_pme&quot;&gt;Office de
coopération économique pour la Méditerranée et les pays du Golfe&lt;/a&gt;». Par
ailleurs, toujours en marge du For’UM, la CCIM a signé un &lt;a href=&quot;http://www.ccimp.com/ccimp/notre_actualite/la_mediterranee_des_pme&quot;&gt;accord de
coopération&lt;/a&gt; avec son homologue milanaise.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le For’UM n’a donc pas été qu’un contre-feux diplomatique à l’échec de la
réunion de Barcelone - même si à en croire la Cellule de l’Élysée, le report
n’est pas un échec, «&lt;a href=&quot;http://www.econostrum.info/L-UpM-peut-devenir-le-quotidien-le-projet-des-entreprises-et-des-societes-civiles_a2875.html&quot;&gt;bien
au contraire&lt;/a&gt;» -, il a été l’occasion pour Marseille, c’est-à-dire, les
acteurs et les institutions politiques et économiques du territoire, de
consolider leur légitimité à intervenir sur ses sujets et à jouer un rôle de
facilitateur du dialogue. En somme, d’être cette interface opérationnelle entre
les deux rives.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour plus d'information sur le For'UM, voir les articles disponibles sur
&lt;a href=&quot;http://www.econostrum.info/&quot;&gt;Econostrum&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/05/28/Le-For%E2%80%99UM-%3A-l%E2%80%99UpM-et-Marseille-%C3%A0-la-relance#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/05/28/Le-For%E2%80%99UM-%3A-l%E2%80%99UpM-et-Marseille-%C3%A0-la-relance#comment-form</wfw:comment>
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      </item>
    
  <item>
    <title>(Le Sommet de) l'Union pour la Méditerranée n'aura pas lieu</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/05/22/L-Union-pour-la-M%C3%A9diterran%C3%A9e%2C-priv%C3%A9e-de-Sommet-et-de-bien-plus-encore</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:26cede2fa318dc1282f2524aff9a62e3</guid>
    <pubDate>Sat, 22 May 2010 13:42:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>UpM</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.good_UPM-m_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;good_UPM-m.jpg, mai 2010&quot; /&gt; C'était
dans l'air du temps depuis un moment, c'est désormais officiel : le sommet
de l'Union pour la Méditerranée (UpM) n'aura pas lieu. Du moins, pas le 7 juin
et pas à Barcelone qui exerce la Présidence de l'Union européenne (UE). En
langage diplomatique, le sommet n'est pas annulé, mais &amp;quot;&lt;em&gt;reporté&lt;/em&gt;&amp;quot; à
novembre. Le temps assure la Présidence égyptienne et le gouvernement espagnol
- et la France qui exerce pourtant encore la co-Présidence ? - de
&amp;quot;&lt;em&gt;donner du temps aux pourparlers indirects&lt;/em&gt;&amp;quot; avant donc, si l'on
comprend bien, de donner une chance au dialogue direct.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous revient à l'esprit la phrase d'Henri Guaino lors du lancement de
l'UpM, phrase qu'il répétait souvent l'année dernière lorsque les ennuis
commençaient à s'accumuler sur son projet : &amp;quot;&lt;em&gt;le vrai bilan de l'UpM
sera dressé deux ans après son lancement&lt;/em&gt;&amp;quot;. Deux ans, on y est.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du côté du dialogue politique, les Ministérielles se sont annulées les unes
après les autres, la guerre de Gaza ayant empêché tout contact entre
Palestiniens et Israéliens. En ce qui concerne, la mise en œuvre de projets
&amp;quot;&lt;em&gt;concrets&lt;/em&gt;&amp;quot;, les financements sont toujours attendus comme une réponse
à une autre antienne d'Henri Guaino &amp;quot;&lt;em&gt;la définition des projets d'abord, le
montant des financements après&lt;/em&gt;&amp;quot;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, la Commission européenne a bien d'autres préoccupations en
matière de politique étrangère et méditerranéenne que d'alimenter la dynamique
d'une UpM auquelle elle n'a jamais cru. Catherine Ashton est en train de mettre
en place le grand service diplomatique de l'UE supposé remplacer les anciens
découpages administratifs (DG Relex, AidCo, EuropAid...). Les arbitrages sur la
politique méditerranéenne qui sont &lt;a href=&quot;http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2010/03/guerre-de-tranch%C3%A9e-autour-du-service-diplomatique-europ%C3%A9en.html&quot;&gt;
en train de se tenir&lt;/a&gt; sont probablement plus décisifs que les soubresauts de
l'UpM. Au côté de ces enjeux bureaucratiques, demeure les négociations qui
s'ouvrent sur le cadre budgétaire de la période 2014-2020. Assistera-t-on à un
rééquilibrage de la Politique de Voisinage entre l'Est et l'Ouest ?
Verra-t-on se concrétiser - ou s'initier - l'idée de macro-région aux échelles
de la Méditerranée comme nous le suggérions dans un précédent &lt;a href=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/05/17/Vers-une-macro-r%C3%A9gion-en-M%C3%A9diterran%C3%A9e&quot;&gt;billet&lt;/a&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La primauté de ces enjeux sur l'avenir de l'UpM ne signifie pas qu'il faille
dénier à ce projet toute résonance politique. En premier lieu, le grand mérite
de l'initiative sarkozyste aura été de braquer les projecteurs sur cette
région. Finalement, il s'agissait moins de relancer le Processus de Barcelone -
l'UpM est, à cet égard, enlisée dans les mêmes contradictions et les mêmes
impasses - que d'inscrire cette région sur l'agenda stratégique de l'UE, des
bailleurs de fond et des investisseurs privés. Certes, la Banque mondiale ou
les fonds souverains du Golfe n'ont pas attendu le &lt;a href=&quot;http://sites.univ-provence.fr/veronis/Discours2007/transcript.php?n=Sarkozy&amp;amp;p=2007-02-07&quot;&gt;
discours de Toulon&lt;/a&gt; pour financer des projets, l'Europe l'a peut-être
attendu davantage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux ans après son lancement, de l'UpM, il reste des structures
institutionnelles chargées de financer des projets mais qui se trouvent privées
à la fois de financement et de projets. On peut se demander à l'infini quelles
sont les raisons qui ont précipité son échec : ambition
franco-française ; opposition allemande à la maquette initiale qui aurait
pourtant favorisé les coopérations renforcées ; situation géo-politique
pour le moins instable au Proche-Orient ; cadre juridique imprécis et
articulation avec les politiques européennes incertaine...&lt;br /&gt;
Il n'en demeure pas moins que les échecs répétés des projets institutionnels
intergouvernementaux ne parviendront pas à tuer l'idée selon laquelle la
coopération en Méditerranée demeure une ardente obligation pour la paix, la
sécurité et la prospérités sur les deux rives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lieux communs sans aucun doute. Tellement communs qu'aucune réponse n'a pu
être apporté et trop peu de progrès enregistrés depuis le lancement de la
première initiative européenne dans cette région, la Politique méditerranéenne
globale. C'était en 1972.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/05/22/L-Union-pour-la-M%C3%A9diterran%C3%A9e%2C-priv%C3%A9e-de-Sommet-et-de-bien-plus-encore#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Vers une macro-région en Méditerranée ?</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/05/17/Vers-une-macro-r%C3%A9gion-en-M%C3%A9diterran%C3%A9e</link>
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    <pubDate>Mon, 17 May 2010 12:27:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Méditerranée</category><category>Union européenne</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.mediterranee1_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;mediterranee1.jpg, mai 2010&quot; /&gt; À
l’issue de la deuxième édition du &lt;a href=&quot;http://grupcongress.eventszone.net/forum10/index.php?idioma=fra&quot;&gt;Forum des
autorités locales et régionales de la Méditerranée&lt;/a&gt; qui s’est tenue à
Barcelone au début de ce mois, les élus locaux et régionaux des deux rives ont
adopté une &lt;a href=&quot;http://www.commed-cglu.org/spip.php?rubrique229&quot;&gt;Déclaration finale&lt;/a&gt; qui
contient, sans surprise, un appel à une meilleure association des collectivités
locales dans la poursuite de la mise en œuvre de l’Union pour la Méditerranée
et dans la perspective des négociations de la programmation des fonds européens
pour la période 2014-2020.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À ce sujet, la Déclaration encourage le Conseil européen à instaurer le
concept de macro-région en Méditerranée, appelé à «renforcer le programme de
coopération transfrontalière par bassin maritime associant les fonds FEDER et
IEVP».&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À ce jour, deux programmes européens distincts sont déployés en direction de
la Méditerranée. Le &lt;a href=&quot;http://www.programmemed.eu/index.php?id=5249&quot;&gt;Programme Med&lt;/a&gt; obéit à
l’Objectif Coopération territoriale européenne et se déploie sur la rive Nord
de la Méditerranée. Successeur des programmes Interreg, il est financé par les
fonds FEDER. Le second programme, &lt;a href=&quot;http://www.enpicbcmed.eu/fr/index.html&quot;&gt;IEVP Bassin Maritime&lt;/a&gt;, s’inscrit
dans la Politique européenne de voisinage, et non dans la Politique régionale,
puisqu’il ne concerne que la rive Sud.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Région Paca, autorité unique de gestion (AUG) du Programme Med -
c’est-à-dire qu’elle héberge une équipe chargée de coordonner la mise en oeuvre
des appels à projets - souhaite rompre avec la dichotomie entre deux
initiatives parallèles en faisant la promotion d’une macro-région qui
permettrait d’englober sous un programme unique les deux rives de la
Méditerranée. Ainsi, elle a mis en place un Bureau de Liaison, située à Valence
en Espagne, dont la mission est d’être le point de contact entra l’AUG du
Programme Med et l’AUG du programme IEVP Bassin Maritime (la Région
Sardaigne).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La macro-région est une &lt;a href=&quot;http://ec.europa.eu/regional_policy/cooperation/baltic/#council&quot;&gt;expérience&lt;/a&gt;
née autour de la Mer Baltique. L’idée des États-membres concernés (Pologne,
Allemagne, Danemark, Suède, Finlande, Estonie, Lituanie et Lettonie) qui ont
soumis l’initiative au Conseil, est de mettre en place une stratégie globale
sur une région transnationale à partir des problèmes spécifiques qu’elle pose,
quitte à sortir du cadre institutionnel des programmes européens supposés
s’appliquer à toutes les zones en fonction des critères d’éligibilité. La
macro-région modifie donc le sens de la territorialisation des programmes
européens tels qu’ils sont traditionnellement définis par la politique
régionale.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans sa Communication sur la &lt;a href=&quot;http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/09/893&amp;amp;format=HTML&amp;amp;aged=0&amp;amp;language=FR&amp;amp;guiLanguage=en&quot;&gt;
Stratégie de l’UE à l’égard de la région de la Mer Baltique&lt;/a&gt;, la Commission
s’enorgueillit de proposer pour « &lt;em&gt;la première fois (...) ce type de
stratégie globale à l’échelle d’une macrorégion Cette stratégie pourrait en
inspirer d’autres dans des régions comme la Méditerranée ou le bassin du
Danube. Elle constitue notamment une première étape dans l'application
régionale de la politique maritime intégrée de l’Union.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La macro-région est donc une nouvelle vision politique de l’Europe dans la
mesure où elle entend territorialiser la mise en oeuvre des projets sur des
bases trans-régionales. Elle ne correspond donc pas à l’antienne promue par
l’Europe des Régions qui portait sur l’agencement de la subsidiarité de
l’Europe au profit des peuples et des autorités régionales au sein de chaque
État-membre.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’un des principes de cette dynamique naissante est d’adapter les transferts
institutionnels européens en fonction des spécificités géographiques propres
aux «petites patries» européennes appartenant à différents
États-nations.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le problème posé par l’application du principe macro-régional en
Méditerranée est qu’il implique la participation d’un nombre conséquent d’États
non membres de l’UE. Certes, en ce qui concerne la Baltique, la macro-région
prévoit des modes de coopération avec la Russie, la Norvège et l’Islande. En
Méditerranée, il s’agit d’adapter ce schéma sur une base paritaire entre
États-membres et pays-tiers - comme le tente avec difficultés l’Union pour la
Méditerranée, bien que celle-ci reste pour l’heure dépourvu d’outils de
financement et plombé par l’absence de dialogue politique.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La macro-région en Méditerranée, dont une formalisation est proposée par
&lt;a href=&quot;http://www.medgov.net/site/files/download/conclusions_emergeant_du_raport_mediterraneen.pdf&quot;&gt;
l'Institut de la Méditerranée&lt;/a&gt;, si elle se réalise, devrait être capable de
fusionner les instruments financiers et juridiques, ainsi que l’inspiration qui
président aux programmes de la politique régionale et de la politique
voisinage. En somme, parvenir à organiser au Sud, l’intégration sans
l’élargissement.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l’heure, on ignore la réaction de la Commission à cette proposition
d’étendre les politiques européennes au Sud dans le contexte confus des
négociations de la programmation 2014-2020 et de la constitution du service de
politique étrangère de Lady Ashton.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/05/17/Vers-une-macro-r%C3%A9gion-en-M%C3%A9diterran%C3%A9e#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Barcelone, projection idéale-typique de Marseille</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/05/11/Barcelone%2C-projection-id%C3%A9ale-typique-de-Marseille</link>
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    <pubDate>Tue, 11 May 2010 13:53:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Capitale</category><category>Collectivités locales</category><category>Méditerranée</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.DSCF3704_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;DSCF3704.JPG, mai 2010&quot; /&gt; Se rendre
à Barcelone avec à l’esprit les comparaisons établies par les élites
marseillaises est aux premiers abords un peu déroutant.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Juste avant l’atterrissage, on aperçoit une vaste étendue de
porte-conteneurs qui contrastent avec la maigreur des Bassins est de la
Joliette. Puis, en parcourant la ville ce ne sont pas les contrastes avec
Marseille qui sautent aux yeux, mais les frontales oppositions.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Clichés contre clichés. Canebière contre Remblas ; Gaudi contre
Haussman ; plaisance contre pêcheur ; puissance contre
dénuement.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On comprend mal, dès lors, comment Barcelone est parvenue à devenir pour les
responsables politiques et les acteurs du marché marseillais non pas une
référence, mais un modèle à copier, un &lt;a href=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/11/27/Barcelone%2C-la-rivale&quot;&gt;concurrent&lt;/a&gt; à dépasser.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On le comprend mieux si l’on considère la fabrique de Barcelone comme une
projection idéal-typique du « nouvel esprit de Marseille ». La séparation
sur trois sites, proches mais distincts, des activités portuaires - croisière,
transports de passagers, stockage et circulation de la marchandise - fait
penser aux discours marseillais relatifs à la séparation J4, Joliette et
Fos.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’utilisation du patrimoine architectural, la focale touristique et
tertiaire du développement économique de la ville, les phénomènes de
gentrification qui semblent ici pratiquement aboutie, la capacité à revendiquer
avec succès l’attraction de centres de décision institutionnelle et
d’« événements » dont chaque coin de &lt;em&gt;Carrere&lt;/em&gt; vante la
prochaine tenue constituent le programme de développement urbain marseillais.
Les &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/pedrobelleza/4349535551/&quot;&gt;Volem
un Barri Digne&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; affiché sur les fenêtres des habitants du Barcelone
gothique comme un encouragement au «nettoyage» du quartier ferait pâlir d’envie
les promoteurs de Marseille-République qui se heurtent aux «J’y suis, j’y
reste» des habitants de l’hyper-centre.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s’agit pas, dans ce billet, de céder à la tentation de la comparaison.
Avant d’y séjourner brièvement, nous ne savions rien d’autres de Barcelone que
ce qui est répété par les élites marseillaises ou ce qui relève du sens commun
- le prisme identitaire catalan, la prospérité, l’autonomie.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui frappe à la visite rapide, c’est l’écho des discours et des
projections marseillaises sur la morphologie urbaine barcelonaise. Si Marseille
n’est en rien comparable à Barcelone - une évidence qui n’a pas encore été
rappelée : si la majorité de la population barcelonaise n’est pas
catalane, très peu de minorités visibles dans les Remblas - les élites
marseillaises envisagent Barcelone comme un futur Marseille.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’enjeu des urbanistes et des aménageurs, tel qu’il se laisse à voir dans
les plaquettes d’Euroméditerranée par exemple, confond volontairement présent
et avenir. Parler de Marseille en 2030 en utilisant le présent de l’indicatif
rend en actes déjà produits des concrétisations à venir. Cette subtilité permet
de répondre à la critique de l’absence de réalisation concrète d’un projet de
grande ampleur aux perspectives lointaines. Elle rend présent ce qu’il est
supposé advenir à Marseille. Comme une Barcelone projetée.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/05/11/Barcelone%2C-projection-id%C3%A9ale-typique-de-Marseille#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>La deuxième naissance du CMIM : signature stratégique ou ingénierie de projets ?</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/04/22/La-deuxi%C3%A8me-naissance-du-CMIM</link>
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    <pubDate>Thu, 22 Apr 2010 11:29:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Expertise</category><category>Méditerranée</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/1111Guide-techno-Med-2-77ce3.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;1111Guide-techno-Med-2-77ce3.jpg, avr. 2010&quot; /&gt; Lancé officiellement en
octobre dernier, le Centre de Marseille pour l'intégration en Méditerranée
(CMIM) a connu cette semaine une série d'événements qui pourraient marquer une
seconde naissance et un démarrage opérationnel des travaux.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De travaux justement, il est question. Lorsque l'on évoque, à propos du
CMIM, une &amp;quot;&lt;em&gt;refondation de la plate-forme de la Banque mondiale&lt;/em&gt;&amp;quot;, il
faut se rendre à la Villa Valmer pour constater la déclinaison physique de
cette expression qui se traduit par une profonde rénovation de la vieille
bâtisse du XIXème siècle. Rappelons que la Villa Valmer représente, depuis sa
construction, une synecdoque du capitalisme marseillais. Abritant initialement
la demeure d'un dirigeant d'une entreprise de sucre, davantage négociant
qu'industriel, maîtrisant les outils de la spéculation plus que ceux de
l'innovation, elle fut, jusque dans l'après-guerre, occupée par l'Agence
d'urbanisme de Marseille. Le lieu fut alors le centre opérationnel et
conceptuel de la fabrique de la ville. Symbole du déclassement d'une agence
concurrencée par les orientations étatiques et privées, la Ville y installe
l'École de la Marine marchande, comme une dernière tentative de lier Marseille
au Port dans le contexte de deuil colonial. Alors que le municipalité songeait
à y installer des studios de cinéma, elle décide de la mettre à disposition
d'un Institut de la Banque mondiale au début des années 2000, dans le sillage
d'une stratégie visant à polariser un certain nombre d'institutions
internationales sur le site de la commune. Sur les conditions de transformation
du bureau de la Banque mondiale en CMIM, je renvoie le lecteur à un &lt;a href=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/10/09/Semaine-%C3%A9conomique-de-la-M%C3%A9diterran%C3%A9e-%283%29-%3A-Centre-de-Marseille-pour-l-int%C3%A9gration-en-M%C3%A9diterran%C3%A9e&quot;&gt;
billet précédent&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'octobre 2009 à ce printemps, le CMIM restait en période de gestation. Si,
sur le papier, programmes et partenaires étaient définis, les circuits de
financement restaient à construire, la gouvernance demeurait en suspens
(l'incertitude pesait sur le maintien de 'Marseille' dans la dénomination
officielle) et on commençait à s'interroger sur le contenu opérationnel du
projet. On se demandait en effet si le CMIM allait être une énième agence
d'expertise et de réflexion ou, profitant de la dynamique politique sur la
zone, si elle parviendrait à occuper le champs nettement moins saturé de la
mise en œuvre de projets de développement économique en Méditerranée.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Région Paca faisait alors savoir qu'elle disposait de son propre projet
d'Agence Méditerranéenne des villes et territoires durables en partenariat avec
l'AFD et la DATAR (&lt;a href=&quot;http://deliberation.cr-paca.fr/&quot;&gt;délibération
n°10-36 du 8 février 2010)&lt;/a&gt;. Considérant le CMIM comme une structure de
soutien au &lt;em&gt;policy-thinking&lt;/em&gt; (organisation de séminaires, des échanges
et des formations), la Région Paca entend inscrire sa contribution dans le
montage de projets afin de s'implanter sur le marché de l'ingénierie urbaine en
Méditerranéenne (non seulement dans les activités d'infrastructure, mais
également dans le secteur des bureaux d'étude).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le CMIM, quant à lui, semble davantage un centre tourné vers l'analyse et le
partage d'informations. Un premier indice vient de nous être donné par la
premier résultat concret du CMIM. Il ne s'agit pas d'un projet, mais d'une
brochure (164 p.) appelée &amp;quot;&lt;a href=&quot;http://www.eib.org/projects/publications/plan-and-manage-a-science-park-in-the-mediterranean.htm?lang=fr&quot;&gt;Planifier
et gérer un technopôle en Méditerranée&lt;/a&gt;&amp;quot;. L'entête est occupée par la Banque
européenne d'investissement, la Banque mondiale, &lt;a href=&quot;http://www.medibtikar.eu/&quot;&gt;Medibtikar&lt;/a&gt; (programme Euromed Innovation et
technologie financé par la Commission européenne et géré par un Consortium basé
au Caire) et la Ville de Marseille. On ne trouve dans le document nulle trace
du CMIM, mais la publication fait l'objet d'une &lt;a href=&quot;http://www.lejmed.fr/Philippe-de-Fontaine-Vive-VP-de-la,417.html&quot;&gt;conférence
de presse&lt;/a&gt; et est présentée comme la &lt;a href=&quot;http://www.econostrum.info/L-innovation-pour-reussir-dans-la-competition-internationale_a2621.html&quot;&gt;
&amp;quot;première réalisation&amp;quot;&lt;/a&gt; du Centre.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette conférence de presse est l'occasion d'annoncer la &lt;a href=&quot;http://www.econostrum.info/Matts-Karlsson-Le-developpement-de-la-Mediterranee-passe-par-l-integration_a2609.html?com&quot;&gt;
nomination de Matts Karlson&lt;/a&gt; à la tête du CMIM. Ancien Ministre suèdois,
Vice-président de la Banque mondiale et depuis 2007, Directeur du département
Maghreb de la Banque, Karlson précise que le CMIM est &amp;quot;&lt;em&gt;la première
institution de la Banque dévouée seulement à la connaissance&lt;/em&gt;&amp;quot;. Quelques
phrases plus loin, il fixe les objectifs du Centre : &amp;quot;&lt;em&gt;travailler sur
un programme très concret qui sera évalué dès l’hiver 2011-2012 (...) ;
contribuer à une convergence au sein de la région Méditerranée et apporter des
réponses opérationnelles.&lt;/em&gt;&amp;quot;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, de réponses opérationnelles, il semble que le CMIM se traduise
surtout par la mise en place d'une enceinte de discussions et d'échanges. Selon
Philippe de Fontaine-Vive, le Vice-président de la BEI impliqué dans le projet,
la vocation du Centre serait de devenir “&lt;em&gt;le &amp;quot;réseau des réseaux”, pour
poser ensemble avec tous les partenaires les questions et leur trouver des
réponses, impulser des synergies, faire en sorte que le CMI devienne une
signature, une référence systémique.&lt;/em&gt;&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le CMIM, une signature de plus apposée au bas d'une réflexion stratégique
plutôt qu'une plateforme opérationnelle d'ingénierie de projets ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/04/22/La-deuxi%C3%A8me-naissance-du-CMIM#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;Marseille on the move&quot; : la stratégie commerciale de la politique locale</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/04/16/%22Marseille-on-the-move%22-%3A-la-strat%C3%A9gie-commerciale-de-la-politique-locale</link>
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    <pubDate>Fri, 16 Apr 2010 12:33:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Identité</category><category>Mondialisation</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.111onthemove-300x229_s.jpg&quot; alt=&quot;1&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;111onthemove-300x229.jpg, avr. 2010&quot; /&gt; Il y plus d'un an, je faisais état de
&lt;a href=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/05/13/La-recherche-d-une-marque&quot;&gt;réflexions&lt;/a&gt; au sein de
la Direction du Tourisme et des Congrès de la municipalité de Marseille
concernant la création d'une marque de promotion destinée à identifier et à
vendre la ville à l'étranger.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces réflexions ont abouti cette semaine avec l'annonce de la constitution
d'un jury qui attribuera le label &amp;quot;Marseille on the move&amp;quot; à tous ceux
(commerçants, restaurateurs, artistes) qui contribueront, selon &lt;a href=&quot;http://www.laprovence.com/article/economie-a-la-une/le-label-marseille-on-the-move-pour-mieux-vendre-la-ville&quot;&gt;
La Provence&lt;/a&gt;, &amp;quot;à vendre l'image de la Marseille&amp;quot;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de la &lt;a href=&quot;http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iozB67yt5EOz2JZsraxPZ5D-aDPA&quot;&gt;
conférence de presse de lancement&lt;/a&gt;, Dominique Vlasto, adjointe chargée du
Tourisme et des Congrès, de la Candidature Marseille-Provence 2013 et des
Relations avec les institutions européennes, en profite pour redéfinir le rôle
du politique dans la fabrication du marketing urbain :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;&lt;em&gt;Nous sommes des élus mais nous sommes avant tout des commerciaux, nous
allons vendre un produit magnifique et aujourd'hui, pour nous identifier, pour
identifier Marseille à l'étranger, nous avons le droit et le devoir de créer
cette marque qui sera attribuée par un jury (...) à celles et ceux qui
travaillent à l'étranger ou avec l'étranger dans le domaine du
tourisme&lt;/em&gt;&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Avant tout des commerciaux&amp;quot;, cette remarque a le mérite de la franchise et
nous renseigne sur les modes de mobilisation des acteurs politiques empruntés
au registre des opérateurs privés et de la grammaire du marché.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette annonce intervient alors que les chiffres du tourisme pour l'année
2009 font état de 4 millions de visiteurs, de 650 000 croisièristes (alors
qu'on dénombrait 20 000 crosièristes il y a quinze ans, le million devrait être
atteint cette année) et de 350 congrès organisés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les réactions à cette initiative ont surtout porté sur l'usage de l'anglais
(&amp;quot;et pourquoi pas 'aïoli forever', 'bouillabaisse friendly', 'Pastaga country'
se moque t-on i&lt;a href=&quot;http://www.laprovence.com/article/region/marseille-on-the-move-et-pourquoi-pas-aioli-forever&quot;&gt;ci
ou là)&lt;/a&gt;. De même, on peut regretter un certain amateurisme des porteurs du
projet qui ne se seraient pas rendus compte de l'existence d'une marque déposée
au même nom par l'&lt;a href=&quot;http://www.ville-en-mouvement.com/&quot;&gt;Institut pour la
Ville en mouvement&lt;/a&gt;, tandis que les domaines internet
marseilleonthemove.org, .com, et .fr n'ont été acheté par la mairie qu'après
l'annonce officielle.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces réactions ont poussé Jean-Claude Gaudin à &lt;a href=&quot;http://www.laprovence.com/video/Tourisme%2B%25C3%25A0%2BMarseille%2B%253A%2BJean-Claude%2BGaudin%2B%2527%2527on%2Bthe%2Bmove%2527%2527/iLyROoafvpIg/laprovence/actualite&quot;&gt;
justifier&lt;/a&gt; l'opération en forme de mise au point (lui permettant de faire un
détour pour protéger son leadership) :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;&lt;em&gt;C'était pour faire notre propagande du tourisme à l'étranger. Ce matin
je lisais dans les journaux : 'Marseille on the move quezaco?' Vous croyez
que ça aurait plus de succès si j'envoyais des papiers sur le tourisme à
Marseille avec quezaco à New York, à Boston ou à Baltimore ? Alons
bon ! Je note l'humour de cette presse-là, mais moi je vais de l'avant et
dans la modernité. Le 'talk Orange' : ça surprend quelqu'un ça ? Tout
le monde trouve ça normal. Et bien, &amp;quot;on the move&amp;quot;, en mouvement, on se bouge
pour Marseille. On ne peut pas quand même transformer tous les mots en
provençal ou ceux auxquels on est habitué aujourd'hui et aller de l'autre côté
de l'Atlantique. Il faut être dans modernité. Voyez que je le suis. Étape après
étape : oh la, la, je vais rester encore des années&lt;/em&gt;&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le &lt;a href=&quot;http://www.brandingthecity.com/article-5418756-6.html&quot;&gt;blog&lt;/a&gt; de Boris
Mynandier, docteur en science de gestion et dont la thèse a porté sur le
&lt;em&gt;city branding&lt;/em&gt;, on pouvait lire en janvier 2007, déjà, que &amp;quot;'faire de
Marseille une marque, ce serait affirmer son identité, la rendre évidente,
sûrement pas s'y opposer. Marseille la frondeuse (le label,inspiré d'un
&lt;a href=&quot;http://www.monde-diplomatique.fr/2007/01/RUFFIN/14324&quot;&gt;article&lt;/a&gt; de
François Ruffin dans le Monde diplomatique, qu'il propose, &lt;em&gt;ndla&lt;/em&gt;) peut
faire son bout de chemin dans l'hypermodernité sans lisser sa personnalité tout
en étant une ville agréable, attractive, attachante et vivante.''&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore cet appel à la modernité pour traduire les stratégies de séduction
des villes en direction des investisseurs étrangers. Mais de quoi, au juste,
cette modernité porte-t-elle le nom ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/04/16/%22Marseille-on-the-move%22-%3A-la-strat%C3%A9gie-commerciale-de-la-politique-locale#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Marseille-Provence 2013 : ça se précise et ça se complique</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/04/02/Marseille-Provence-2013-%3A-%C3%A7a-se-pr%C3%A9cise-et-%C3%A7a-se-complique</link>
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    <pubDate>Fri, 02 Apr 2010 12:08:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Marseille 2013</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.AEM-Plaquette_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;AEM-Plaquette.jpg, avr. 2010&quot; /&gt;
Après une pause due à la campagne, ce blog reprend un peu d’activités. Et en
guise de reprise, un point sur les dernières évolutions et perspectives de la
Capitale européenne de la culture 2013.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux moments importants se sont tenus au mois de mars en ce qui concerne
Marseille-Provence 2013.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Ateliers de l'Euroméditerranée se dotent d'une Charte
stratégique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 9 mars, la Chambre de commerce et l’association ont organisé une réunion
précisant les contours des &lt;a href=&quot;http://www.marseille-provence2013.fr/index.php?option=com_content&amp;amp;task=view&amp;amp;%20id=451&amp;amp;Itemid=519&quot;&gt;
Ateliers de l’ Euro-Méditerranée&lt;/a&gt;. Point fort de la candidature, le principe
est autant stratégique que culturel. On rappelle qu’il s’agit d’organiser des
résidences d’artistes venus du Bassin méditerranéen au sein des entreprises
locales. Mais comme le rappelle Bernard Latarjet dans &lt;a href=&quot;http://www.laprovence.com/article/economie-a-la-une/marseille-2013-le-monde-economique-pas-avare-de-projets&quot;&gt;
la Provence&lt;/a&gt;, «&lt;em&gt;ce qui distingue les ateliers des résidences classiques,
c’est l’engagement sur la durée, un an, deux ou plus et un engagement de
diffusion. C’est aussi leur dimension méditerranéenne, puisque nous voulons
faire travailler des artistes des deux rives&lt;/em&gt;.»&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, l’idée est de contribuer à l’affichage géostratégique d’une
opération vouée à remplir la case «culture» du Partenariat euro-méditerranéen
(Processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée). D’autre part, ces
Ateliers reflètent le registre managérial de la mobilisation collective dans la
mesure où ils illustrent l’implication du monde économique local dans le
projet.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette initiative trouve en effet son origine dans les travaux de &lt;a href=&quot;http://www.mecenesdusud.fr/&quot;&gt;Mécènes du Sud&lt;/a&gt;, une organisation regroupant
les entreprises marseillaise souhaitant promouvoir le territoire par la
culture. Corinne Brenet, Présidente de Courtage de France, l’une des
fondatrices de Mécènes du Sud, est ainsi devenue la responsable de la &lt;a href=&quot;http://www.ccimp.com/ccimp/notre_actualite/gardez_le_contact/newsletters/pme_pmi_et_zones_d_activites/avril_2009/rejoignez_mission_entreprises_2013&quot;&gt;
mission Entreprises 2013&lt;/a&gt;, qui au sein de la Chambre de commerce est chargée
de promouvoir les Ateliers au sein des entreprises du territoire.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le document stratégique adopté par l’association précise les objectifs et la
méthodologie qui préside à l’octroi du label et des financements liés aux
Ateliers. La production d’un Atelier résultera d’un accord entre la structure
productrice (l’entreprise), le projet (l’artiste) et labellisation
(l’association).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le conseil d’administration : entre avancées et
inquiétudes&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxième point fort, cette semaine a eu lieu le conseil d’administration de
l’association qui a permis de remettre à plat un certain nombres de questions
restées en suspens :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le logo ? Le concours lancé en juillet 2009, s’étant avéré
disatisfiant, l’identité visuelle de 2013 reste à construire (pourquoi, dès
lors, ne pas conserver la &lt;a href=&quot;http://www.marseille-provence2013.fr/index.php?option=com_content&amp;amp;task=view&amp;amp;id=13&amp;amp;Itemid=47&quot;&gt;
charte graphique de la candidature&lt;/a&gt; qui a fait ses preuves et qui est
désormais identifiée par les Marseillais ?)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les équipements ? Malgré les recours, les chantiers du Mucem, le Centre
régional de la Méditerranée sont désormais bien entamés. Il n’y a qu’à se
rendre dans les jardins du Pharo et se tourner vers le J4 pour constater
comment la ville se prépare physiquement à recevoir l’Europe de la culture dans
moins de trois ans. Michel Pezet, représentant le département au sein du
Conseil d’administration, a tout de même rafraîchi l’assistance en demandant
«&lt;em&gt;comment savoir où l’on en est puisque les manifestations de 2013 se feront
dans des sites à construire&lt;/em&gt;». Dans un entretien à l’&lt;a href=&quot;http://www.observatoire-mediterraneen.com/index.php?menu=9&amp;amp;num_article=589&amp;amp;date=100229&quot;&gt;Observatoire
méditerranéen&lt;/a&gt;, le nouveau chargé de la culture du Conseil général, confiait
l’impression d'essoufflement de 2013, du au fait que les «élus traînaient les
pieds». Par ailleurs, il constate, sans surprise, «la perplexité des acteurs
culturels qui ne savent pas où déposer leurs dossiers» Au final, malgré les
réunions avec les techniciens, «&lt;em&gt;on ne sent pas qu’il se passe quelque
chose&lt;/em&gt;»&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pilotage institutionnel ? Du côté de l’association, on se réorganise
en prévision de la phase de programmation qui débutera à partir de juillet où
fois l’ensemble des dossiers déposés. Pascale Amenc Antoni, conseillère
spéciale du directeur d’ITer, est nommée «administrateur indépendant» et sera
chargée de l’animation d’un comité d’audit. Thierry Roche, conseiller technique
à la mairie d’Aix-en-Provence est normmé directeur délégué aux relations
institutionnelles et à la coordination des Ateliers de l’Euroméditerranée.
Surtout, Ulrich Fuchs qui a l’expérience de la Capitale européenne, en étant
directeur adjoint du directeur de la programmation de &lt;a href=&quot;http://www.linz09.at/de/index.html&quot;&gt;Linz&lt;/a&gt; l’année dernière, est engagé au
titre de directeur général adjoint de la programmation. Occupera-t-il les
fonctions de directeur artistique vacantes depuis le départ de Pierre Hivernat
en juillet dernier (même s’il n’en avait pas formellement le titre) ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/04/02/Marseille-Provence-2013-%3A-%C3%A7a-se-pr%C3%A9cise-et-%C3%A7a-se-complique#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Pendant la campagne, l'UpM a trouvé un siège</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/03/11/Pendant-la-campagne</link>
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    <pubDate>Thu, 11 Mar 2010 11:18:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>UpM</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.ALeqM5jGaixlis9xwSkC1suhaqbewZxUew_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;ALeqM5jGaixlis9xwSkC1suhaqbewZxUew.jpg, mar. 2010&quot; /&gt; Si l’agitation politique
qui règne pendant une campagne électorale est peu propice à l’avancée des
projets, elle est encore moins propice à leur observation. Difficile en effet
d’évoquer les politiques locales au-delà du tumulte entretenu par les petites
phrases, les promesses et les postures.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout est-il «gelé» pendant la campagne ? Non, bien sûr : à la
faveur des recompositions induites par la compétition électorale, des
enseignements sont sans doute à tirer en matière de gouvernance territoriale.
Je ne saurais que trop recommander &lt;a href=&quot;http://remileroux.wordpress.com/&quot;&gt;le blog de Rémi Leroux&lt;/a&gt; qui analyse au
quotidien le déroulement des affrontements en cours et à venir.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l’imbrication des échelles de prise de décision de l’action publique
locale, la campagne électorale n’a cependant pas enrayé le mouvement des
politiques locales internationales. En d’autres termes, le temps des
affrontements électoraux n’empêche pas le monde de continuer à
tourner.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au début du mois de février, nous avions évoqué &lt;a href=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/02/05/Naissance-de-l%E2%80%99assembl%C3%A9e-r%C3%A9gionale-et-locale-euro-m%C3%A9diterran%C3%A9enne-%3A-la-contribution-des-autorit%C3%A9s-locales-et-r%C3%A9gionales-au-projet-de-l%E2%80%99Union-pour-la-M%C3%A9diterran%C3%A9e&quot;&gt;
la création de l’Assemblée régionale et locale euroméditerranéenne&lt;/a&gt; (ARLEM),
sorte de Comité des régions de l’Union pour la Méditerranée (UpM).&lt;br /&gt;
Complétant le dispositif institutionnel, le 4 mars dernier, les chefs de la
diplomatie française et espagnols, accompagnés des Ministres égyptiens et
jordaniens des Affaires étrangères, Abul Gheith et Nasser Judeh, du Commissaire
européen en charge de l'élargissement et de la politique européenne de
voisinage, Štefan Füle, et du secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa,
ont officiellement installé le Secrétariat général, sorte de Commission
européenne de l’UpM.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À cette occasion, la prise de parole du nouveau Secrétaire général de l’UpM,
Ahmed Massadeh était attendue. Il a tenté de donner des gages à ceux qui
redoutent que l’UpM n’apporte de la confusion face aux initiatives
communautaires existantes, en particulier celles prévues par la Politique de
Voisinage, ainsi qu’à ceux qui doutent sur le fond de la pertinence du projet.
«&lt;em&gt;Nous essaierons de faire face aux divergences de façon à ce que chaque
membre de l’Union devienne partie prenante à cet effor&lt;/em&gt;t» a-t-il
déclaré.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce voeux risque de se transformer en feuille de route pour l’institution
barcelonaise tant le scepticisme semble désormais bien installé dans les
chancelleries de la rive sud, en écho aux indifférences des opinions publiques,
et aux railleries de certains États européens contre cette «politique sans
financement» ou cette «im/posture diplomatique». Il n’y a qu’à lire l’article
d’&lt;a href=&quot;http://www.elwatan.com/L-UPM-a-enfin-trouve-un-secretaire&quot;&gt;El
Watan&lt;/a&gt; sur le sujet pour se rendre compte des difficultés qui se dresseront
dans la perspective de la préparation du deuxième Sommet de l’UpM, prévu à
Barcelone en juin prochain.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/03/11/Pendant-la-campagne#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Les Régions et l’Europe</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/02/18/Les-R%C3%A9gions-et-l%E2%80%99Europe</link>
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    <pubDate>Thu, 18 Feb 2010 12:17:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Collectivités locales</category><category>Union européenne</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/images.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;images.jpg, déc. 2008&quot; /&gt; À moins
d’un mois des élections régionales, les enjeux de la campagne s’éclaircissent
un peu. Selon les observateurs et les acteurs politiques, ils sont nationaux -
qui de l’UMP ou du PS sortira en tête ? Le Président Sarkozy sera-t-il
affaibli par le scrutin ? Quid de l’état du Front national ? de la
recomposition de l’extrême-gauche ?.... - ou locaux - quelle sera l’identité de
celui qui prendra la tête de la région ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Déplaçons le regard un instant vers un enjeu de campagne jamais évoqué par
les candidats et qui ne produit pas moins d’effets sur l’avenir des
régions : leur place en Europe et le dialogue entretenu avec les
institutions communautaires.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet de réforme des collectivités territoriales n’évoque l’Europe qu’à
demi-mot, aucune des 20 proposition du &lt;a href=&quot;http://www.reformedescollectiviteslocales.fr/actualites/index.php?id=77&quot;&gt;rapport
Balladur&lt;/a&gt; n’en fait référence. Pourtant, les autorités régionales sont
confrontées à un tournant dans leur rapport à l’Europe.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis les années 1980, l’Union européenne, pour les régions, se résumait à
un guichet finançant des dépenses de développement et d’aménagement. Même si
elles n’ont pas complètement disparu, les élargissements successifs ont conduit
à un tarissement de ce type de ressources pour les régions
françaises.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parallèlement, et décentralisation aidant, le droit communautaire a
directement porté sur des compétences relevant des collectivités locales et
régionales. Le rapport des régions à la norme, non pas seulement lors de sa
digestion, mais également dès la phase de fabrication a considérablement évolué
depuis une dizaine d’années. Les régions sont directement branchées sur
l’Europe sans que l’on en parle.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin d’illustrer ce commentaire, aperçu rapide des relations entre l’Europe
et la région Paca.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les fonds structurels&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En matière de gestion des programmes européens, le Conseil régional dispose
d’une Mission Europe chargée du pilotage, de l’animation et de la coordination
des programmes auxquels la Région participe. Pour la période de programmation
2007-2013, les fonds européens accordés à la Région sont en effet directement
gérés par chacune des Directions opérationnelles concernées et non par la
Mission Europe. Cette gestion décentralisée du financement de la coopération
européenne est ainsi l’aboutissement d’une évolution qui a vu progressivement
les bureaux des relations internationales des collectivités locales irriguer
les autres services et visant à l’appropriation progressive d’une culture
administrative européenne commune.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la &lt;a href=&quot;http://www.europe-en-paca.eu/index.php?id=1&quot;&gt;période de
programmation 2007-2013,&lt;/a&gt; la Région PACA est impliquée dans onze Programmes
Opérationnels (PO) pour un montant total supérieur à un milliard
d’euros.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les PO les plus importants financièrement relèvent de l’Objectif de
compétitivité régionale (FEDER, 302 millions d’euros), de l’Objectif emploi
(FSE 285 millions d’euros), et de l’Objectif développement rural (FEADER, 104
millions d’euros).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autres concernent des programmes interrégionaux, tels que le PO
interrégional Massif des Alpes (35 millions d’euros) et le PO plurirégional
Rhône (35 millions d’euros). Le PO pêche atteint, pour sa part, 2,5 millions
d’euros. Enfin, quatre PO sont liés à l’Objectif Coopération territoriale
européenne : le programme transfrontalier ALCOTRA (150 millions d’euros)
entre la France et l’Italie ; le programme transnational MED (193 millions
d’euros) pour lequel la Région assume l’Autorité Unique de Gestion,
c’est-à-dire un rôle de coordination nationale des projets ; le programme
transnational ESPACE ALPIN (98 millions d’euros) ; le programme
interrégional IV C, pour lequel la Région assure la mission de coordination des
treize régions du sud de la France.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, PACA est partie prenante du programme de l’Instrument européen de
voisinage et de partenariat pour le Bassin maritime Méditerranéen d’un montant
total de 172 millions d’euros – qui remplace les anciens fonds MEDA prévus par
le Processus de Barcelone.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les normes européennes en Région - La Région à
Bruxelles&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tournant de l’attitude régionale à l’égard de l’Europe est constitué par
l’échec du référendum sur le Traité constitutionnel européen en 2005. Un
constat a été fait au niveau de l’administration centrale que la position de
l’État sur les enjeux européens n’était pas toujours relayée par les discours
des autorités locales qui pouvaient utiliser l’Europe comme le bouc émissaire
de difficultés exogènes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A contrario, les régions n’étaient impliquées ni dans le processus
décisionnel européen, ni dans les négociations interministérielles dégageant
les positions françaises à défendre à Bruxelles. Les conséquences de cette
situations sont nombreuses : affaiblissement des positions françaises
vis-à-vis de l’UE, faible légitimité de normes européennes contestées
localement, crédibilité mauvaise de l’Europe vis-à-vis du citoyen.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’exemple le plus connu de ces couacs fut l’infraction relative à
l’intercommunalité. En l’espèce, l’État français et les autorités locales se
retrouvaient pour contester la vision libérale européenne de l’intercommunalité
supposée se plier aux règles du marché intérieur, mais chacun plaidait la cause
avec des argumentaires juridiques différents et parfois contradictoires si bien
que la position française ne pouvait être défendue... car elle n’existait
pas.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de résoudre ce problème, un double mouvement est engagé : une
association croissante des élus locaux et régionaux aux discussions
interministérielles, d’une part, et une mobilisation accrue de ces élus en vue
d’exercer un lobbying sur les institutions communautaires, d’autre
part.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne le premier volet, le Président Chirac a lancé le
mouvement en 2005 lors de la &lt;a href=&quot;https://pastel.diplomatie.gouv.fr/editorial/actual/ael2/bulletin.asp?liste=20050829.html#Chapitre1&quot;&gt;
Conférence des ambassadeurs&lt;/a&gt; en appelant à la « concertation »
avec les collectivités locales sur les questions européennes. Il s’agissait de
compléter le dispositif de négociations horizontales et sectorielles -
Ministère par Ministère - par des cycles de négociations verticales - État -
régions.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cellule chargée de mener à bien ce travail est située au sein du &lt;a href=&quot;http://www.sgae.gouv.fr/presentation/index.html&quot;&gt;Secrétariat générale des
affaires européennes&lt;/a&gt;, rattaché au Premier Ministre. Celle-ci s’appuie
désormais non pas sur des relations bilatérales avec les Présidents de région,
mais sur des réseaux constituées par les associations d’élus : AMF, ADF,
ARF pour ne citer que les plus importantes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne la région Paca, son Président Michel Vauzelle, a fait le
choix de s’appuyer sur un réseau lui permettant de défendre un positionnement
stratégique : en l’espèce la &lt;a href=&quot;http://www.medregions.com/&quot;&gt;Commission Interméditerranéenne de la Conférence
des Régions Périphériques et Maritimes,&lt;/a&gt; qu’il préside. Il utilise ce
réseau, non seulement pour intervenir, sur des négociations nationales relevant
des enjeux régionaux méditerranéens dans le cadre du schéma du &lt;em&gt;two level
game&lt;/em&gt; (négociation nationale &amp;gt; élaboration d’une position commune &amp;gt;
négociation intergouvernementale), mais également pour défendre directement ses
positions à Bruxelles.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pressent la limite de l’exercice de la concertation du SGAE. Peut-être
celle-ci intervient-elle avec un temps de retard dans la mesure où les régions
s’organisent de plus en plus pour exercer un lobbying sur les institutions de
Bruxelles. Il n’y a qu’à observer le contenu de la déclaration finale de
l’assemblée générale de la Commission interméditerranéene du 17 juillet 2009
sur « &lt;a href=&quot;http://www.medregions.com/pub/doc_travail/ag/56_fr.pdf&quot;&gt;le
rôle et la place des régions dans l’UpM&lt;/a&gt;» pour se rendre compte du fait que
les régions n’attendent plus de l’État qu’il défende à sa place les intérêts
régionaux.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y aurait donc effectivement des « intérêts régionaux » propres,
séparables des intérêts de l’État, qui, à la différence de la période
précédente, se structurent et s’organisent en dehors des arènes
institutionnelles étatiques.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils mériteraient peut-être d’être exposés à l’électeur.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>La restructuration des services de la ville de Marseille</title>
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    <pubDate>Wed, 10 Feb 2010 23:38:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Collectivités locales</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.pt33309_s.jpg&quot; alt=&quot;A Lors&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;pt33309.jpg, fév. 2010&quot; /&gt; Lors du
conseil municipal de Marseille du 14 décembre dernier, entre l’adoption d’une
mesure relative aux «baux emphytéotiques pour la réalisation d'un hôtel et d'un
immeuble de bureaux sur le périmètre du parc Chanot» et de celle approuvant la
conclusion d’une « convention pluriannuelle d'objectifs avec la Cité des
Métiers de Marseille et PACA », les élus ont voté la délibération
n°09/1340/FEAM portant sur la « r&lt;em&gt;éorganisation des services de la
Ville de Marseille&lt;/em&gt;. »&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Intitulée '&lt;a href=&quot;http://www.marseille.fr/webdelib/documents/2009_12_14_08_00/pdf/D0EOO.pdf&quot;&gt;Préparer
demain ensemble&lt;/a&gt;', cette délibération prévoit une reconfiguration complète
de l’organisation des services municipaux et s’inscrit par anticipation dans la
réforme des collectivités territoriales et par réaction dans la révision des
politiques publiques. Elle pourrait, par ailleurs, susciter pas mal de
réactions de la part de l’&lt;a href=&quot;http://www.bdr13.pcf.fr/Intervention-de-Joel-Dutto,9835.html&quot;&gt;opposition&lt;/a&gt;
et des &lt;a href=&quot;http://www.cgt13.org/spip.php?article1317&quot;&gt;syndicats&lt;/a&gt;
d'agents.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que dit le texte de la délibération ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il repose sur un rapport de 8 pages soumis au vote. L’introduction du texte
qui se propose de tout changer énonce que « &lt;em&gt;l'organisation actuelle
des services municipaux (...) a bien fonctionné. Elle s'est adaptée, elle a
évolué&lt;/em&gt;.»&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le retour du New public management à la française&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme de nombreuses réformes du cadrage de l’action publique, le texte
justifie les mesures par des « &lt;em&gt;défis&lt;/em&gt; » posés par des
déterminants internes et externes. Sont évoquées, les adoptions du &lt;a href=&quot;http://www.marseille.fr/sitevdm/jsp/site/Portal.jsp?page_id=86&quot;&gt;Plan Climat
Municipal&lt;/a&gt;, du &lt;a href=&quot;https://www.mairie-marseille.fr/sitevdm/jsp/site/Portal.jsp?document_id=1585&amp;amp;portlet_id=8&quot;&gt;
Plan Centre-Ville&lt;/a&gt; et du &lt;a href=&quot;http://www.marseille.fr/sitevdm/jsp/site/Portal.jsp?page_id=809&quot;&gt;Plan
Marseille-Emploi&lt;/a&gt;, c’est-à-dire des ensembliers de politique publique
intégrant des enjeux autrefois sectorialisés et désormais voués à être traités
transversalement par l’action publique locale.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’objectif général est de « &lt;em&gt;retrouver des ‘marges de
manœuvre’&lt;/em&gt; » économiques et financières en favorisant
« &lt;em&gt;responsabilisation&lt;/em&gt; » et « &lt;em&gt;synergie&lt;/em&gt; ». En
clair, la réorganisation des services municipaux - qualifiée de
« &lt;em&gt;processus d’envergure&lt;/em&gt; » - s’inspire de la rationalisation
des politiques locales avec l’idée centrale de faire mieux et plus avec moins
(de moyens) et moins (de personnes).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une formule du document résume bien un esprit qui renoue avec la tradition
des villes-entrepreneuriales des années 80 et du New Public Management des
années 90 : « &lt;em&gt;optimiser l’affectation des ressources en fonction
des priorités&lt;/em&gt; » pour le volet productivité ;
« &lt;em&gt;permettre à la collectivité de s’adapter aux constantes évolutions
de son temps&lt;/em&gt; » pour le volet flexibilité.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La déclinaison territoriale de la RGPP&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte propose un calendrier assez détaillé de
« &lt;em&gt;l’ajustement&lt;/em&gt; » ainsi proposé aux agents. Entre octobre
2008 et juin 2009, une « &lt;em&gt;Révision Générale des Moyens
Municipaux&lt;/em&gt; » (RGMM) a été menée. Elle s’inscrit dans le droit fil de
la fameuse Révision Générale des Politiques Publiques. Selon &lt;a href=&quot;http://www.acteurspublics.com/article/23-01-09/rgpp-acte-2-les-collectivites-entrent-en-scene&quot;&gt;
Acteurs Publics&lt;/a&gt;, dans un article qui date de janvier 2009, « &lt;em&gt;les
collectivités sont aujourd’hui fortement incitées par l’État à effectuer leur
propre RGPP. En clair, à rationaliser leur processus et rendre leurs dépenses
plus efficaces. L’augmentation des contraintes financières qui pèsent sur les
budgets locaux ne leur laisse guère le choix&lt;/em&gt;.»&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est entre juillet 2009 et décembre 2009 que s’est enclenchée à Marseille
l’étape « Préparer Demain Ensemble » qui a débouché sur un nouvel
organigramme supposé renforcer le « &lt;em&gt;niveau d’engagement de chaque
acteur de la chaîne manageriale.&lt;/em&gt; » La ville, une entreprise comme les
autres ? En tous les cas, un vocabulaire partagé :
« &lt;em&gt;ingénierie de projet&lt;/em&gt; », « &lt;em&gt;fonctions supports&lt;/em&gt; »,
« &lt;em&gt;gestion raisonnée&lt;/em&gt; », « &lt;em&gt;valeur de la chaîne de
management&lt;/em&gt; » « &lt;em&gt;valeur ajoutée&lt;/em&gt; » des compétences
des agents.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le problème résidera sans doute dans la pédagogie que devra mettre en œuvre
le Secrétariat général auprès des agents. On apprend, en effet, que les
« &lt;em&gt;directions générales fonctionnelles seront incitées à partager leur
capital savoir comme leur restitution d’analyses et à renforcer le dialogue
intra-directions&lt;/em&gt; » : des doublons seront supprimés au regard de la
« &lt;em&gt;performance&lt;/em&gt; ». Un autre problème, évidemment, consistera à
articuler ce paradigme du management avec les exigences du service public, dont
le texte se propose, sans insister, d’en « &lt;em&gt;renforcer
l’identité.&lt;/em&gt; » Enfin, il semble que la mairie envisage de regrouper
les services dans un endroit unique : c’est une profonde rupture pour avec
la volonté de les disséminer aux quatre coins de la ville et au plus près de la
population (les Relations internationales, par exemple sont au Pharo, les
Affaires Culturelles, rue Saint Férréol etc.).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le nouvel organigramme : plus simple ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’organigramme de la ville de Marseille est refondé. Jusqu’alors trois types
de directions composaient l’organisation des services :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;11 Directions rattachées au Secrétariat général (Direction général
d’incendie et de secours, Direction des assemblées, Marseille Mission Europe,
Marseille Mission Emploi, Direction du Développement durable, Atelier du
Patrimoine, Grand Projet de Ville, Direction des Grands Équipements, Maison de
l’artisanat et des Métiers d’Art, Direction de la Politique de la ville,
Direction Internet) ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;8 Directions Opérationnelles (Direction Générale des Services à la
Population, Direction Générale des Affaires Culturelles, Direction Générale des
Services Techniques, Direction Générale des Affaires Sociales et de la
Solidarité Urbaine, Direction Générale de l'Education et de la Petite Enfance,
Direction Générale de l'Urbanisme et de l'Habitat, Direction Générale de
l'Architecture et des Bâtiments Communaux , Direction Générale de la Prévention
et de la Protection) ; et&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;6 Directions Fonctionnelles (Direction Générale des Ressources Humaines
Direction, Générale des Services Financiers, Direction Générale de la
Communication et des Relations Extérieures, Direction Générale de la
Logistique, Direction Générale des Affaires Juridiques, Direction des Services
Concédés et des Sociétés d'Economie Mixtes).&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Désormais, la Direction générale des services est réorganisée autour de 7
structures dédiées :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Secrétariat général (regroupement des Directions des assemblées, de la
Mission Marseille 2013, des chargés de mission, de la Communication interne,
d’internet)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Bataillon des Marin-Pompiers&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Mission Prospective et évaluation&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Inspection générale des services&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Grands équipements&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Communication et Relations publiques&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Relations internationales et européennes.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;En outre, 5 Délégations générales constitueront des pôles autour desquels
s’articuleront les compétences mutualisées des anciennes directions :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Éducation, culture et solidarité&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Ville durable et expansion&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Vie citoyenne et proximité&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Valorisation des équipements&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Modernisation et Gestion des ressources (centres de supports et
experts).&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;On notera le joli oxymore qui associe « &lt;em&gt;ville durable&lt;/em&gt; » et
« &lt;em&gt;expansion&lt;/em&gt; ». Reste l’impression d’une organisation en poupées
russes : les quatre premières, appelées « &lt;em&gt;délégations
générales&lt;/em&gt; » par opposition à la délégation fonctionnelle de la
modernisation et de la gestion des ressources, se décomposent en effet en
« &lt;em&gt;directions&lt;/em&gt; » qui reprennent peu ou prou les anciennes
dénominations et compétences.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste surtout une inconnue : si le non-remplacement d’une partie des
fonctionnaires territoriaux partant à la retraite est acquis, sachant que le
recours à la contractualisation n’est pas en voie d’essoufflement, et si la
réduction du volume global des effectifs sera sans doute réalisée, la réception
de cette réforme par les agents sera un facteur déterminant de la réussite de
cette rationalisation. La bienveillance ou le sentiment d’une pénétration à
marche forcée de logiques privées dans l’organisation et la production des
politiques publiques locales ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Naissance de l’ARLEM : la contribution des autorités locales et régionales au projet de l’Union pour la Méditerranée</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/02/05/Naissance-de-l%E2%80%99assembl%C3%A9e-r%C3%A9gionale-et-locale-euro-m%C3%A9diterran%C3%A9enne-%3A-la-contribution-des-autorit%C3%A9s-locales-et-r%C3%A9gionales-au-projet-de-l%E2%80%99Union-pour-la-M%C3%A9diterran%C3%A9e</link>
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    <pubDate>Fri, 05 Feb 2010 13:51:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Diplomatie des Villes</category><category>UpM</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.2012371633_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;2012371633.gif, fév. 2010&quot; /&gt; Le 21
janvier dernier, 84 élus régionaux et locaux et membres d’associations de
coopération européenne appartenant aux pays membres de l’Union pour la
Méditerranée (UpM) se sont réunis à Barcelone au cours d’une réunion
constitutive de l’Assemblée régionale et locale euro-méditerranéenne (ARLEM).
L’adoption des statuts du Secrétariat général et la répartition des compétences
entre les six Secrétariats adjoints est prévue le 9 février à l’issue d’une
rencontre entre ambassadeurs. Cette annonce clôturerait la première phase
institutionnelle de l'UpM, un an et demi après son lancement
officiel.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Installés au même endroit, le Palais de Pedralbes à Barcelone, l’ARLEM et le
Secrétariat général devrait pouvoir commencer à travailler d’ici la fin de
l’année. En attendant que le nouveau Secrétaire général, le Jordanien Ahmad
Massa'deh, reçoive sa lettre de mission des États, il sera chargé de préparer
le deuxième sommet de l’UpM prévu en juin prochain dans la capitale catalane.
La France et de l’Egypte transmettront alors la co-présidence à l’Espagne - qui
exerce ce semestre la Présidence tournante de l’UE - et au Maroc.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’ARLEM ne sera pas en reste avec l’organisation du deuxième Forum des
Autorités Locales et Régionales de la Méditerranée, dont la première édition
avait eu lieu à Marseille en juin 2008, qui se tiendra à Barcelone (toujours)
les 2 et 3 mai 2010.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’ARLEM est appelée à jouer pour l’UpM, le rôle du Comité des Régions de
l’UE - tout comme l’Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne est la
duplication du Parlement européen, et le Secrétariat général celle de la
Commission. C’est d’ailleurs le Président du Comité des Régions, le Belge, Luc
van den Brande, qui a été nommé président de cette nouvelle institution. Il
sera assisté du Marocain Mohamed Boudra, maire de Al Hoceima, afin de respecter
la stricte parité entre représentants des deux rives. Chargée de faire entendre
la voix des autorités régionales et des territoires, l’ARLEM serait doté d’un
rôle consultatif, comme en témoigne la commande d’un rapport sur la coopération
décentralisée euro-méditerranéenne attribué au Président de la Catalogne, José
Montilla.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois l’ambition affichée d’adopter une méthode territoriale, qui
tranche avec l’approche suivie depuis le lancement du Processus de Barcelone
pourrait renforcer la place des autorités locales dans le dispositif.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le récit politique de l’UpM ne prétend plus agir sur les problèmes globaux
(« sécurité », « démocratie », « intégration et prospérité
économique », « dialogue inter-culturel », pour reprendre les corbeilles
traditionnelles du Partenariat euro-méditerranéen issu du Processus de
Barcelone), mais entend favoriser la mise en oeuvre de « projets concrets
».&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le thème du « projet concret » fonctionne comme un &lt;em&gt;policy
discourse&lt;/em&gt;, c’est-à-dire le produit d’une activité discursive qui est
parvenue à donner un sens fédérateur à un projet politique ; une vision
globale construite à partir d’un consensus entre des acteurs qui ne partagent
pourtant pas les mêmes intérêts dans l’action.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l’observation des modes de construction de ce consensus reste à étudier,
on peut néanmoins constater à l’occasion du lancement de l’ARLEM à quel point
il est incorporé par les acteurs locaux : « &lt;em&gt;Notre conviction est que
l'Union pour la Méditerranée ne doit pas tomber dans le piège de Barcelone, en
se limitant à la diplomatie classique. De ce constat nous offrons l'apport de
notre engagement sur le terrain, orienté vers la réalisation de projets
concrets grâce à la contribution des collectivités régionales et locales qui
travaillent au jour le jour pour une amélioration de la qualité de vie de nos
concitoyens. Notre objectif est de donner au dialogue euro-méditerranéen une
chance ultérieure d'aboutir finalement à la réalisation des initiatives qui ont
été avancées à Paris en 2008&lt;/em&gt; » a résumé son Président.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fait de réclamer pour l’ARLEM le statut d’« &lt;em&gt;organe orienté vers
le terrain qui peut fonctionner indépendamment de la réalité politique
internationale&lt;/em&gt; » montre dans quelle mesure les acteurs locaux et
régionaux ont compris les bénéfices à retirer d’un projet tourné vers « le
développement urbain et territorial, la décentralisation, la société de
l'information et le soutien aux petites et moyennes entreprises», qui sont les
quatre thèmes fixés par le programme de travail de l’ARLEM.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La distribution des caciques entre enjeux territoriaux et enjeux globaux
n’est cependant ni figée, ni contradictoire. Ni figée dans la mesure où la mise
en oeuvre de projets structurels, nécessitant des investissements importants,
comme le Plan Solaire ou les Autoroutes de la Mer n’a jamais été abandonné par
les discours politiques ou par les administrations centrales. Pas plus
abandonnée que l’incantation à construire cette « zone de prospérité
partagée de paix et de sécurité » qui implique pas moins que l’intégration
économique au Sud et la résolution du conflit israélo-palestinien. Ni
contradictoire dans le long terme, puisque ces problèmes ne sont pas séparables
du climat économique général qui pèse sur la production des projets
concrets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus d'information sur la création de l'ARLEM sur le site d'&lt;a href=&quot;http://www.econostrum.info/L-ARLEM-plaide-pour-une-Union-pour-la-Mediterranee-proche-des-villes-et-des-regions_a2172.html&quot;&gt;Econostrum&lt;/a&gt;
et d'&lt;a href=&quot;http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=COR/10/10&amp;amp;type=HTML&quot;&gt;Europa&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/02/05/Naissance-de-l%E2%80%99assembl%C3%A9e-r%C3%A9gionale-et-locale-euro-m%C3%A9diterran%C3%A9enne-%3A-la-contribution-des-autorit%C3%A9s-locales-et-r%C3%A9gionales-au-projet-de-l%E2%80%99Union-pour-la-M%C3%A9diterran%C3%A9e#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/02/05/Naissance-de-l%E2%80%99assembl%C3%A9e-r%C3%A9gionale-et-locale-euro-m%C3%A9diterran%C3%A9enne-%3A-la-contribution-des-autorit%C3%A9s-locales-et-r%C3%A9gionales-au-projet-de-l%E2%80%99Union-pour-la-M%C3%A9diterran%C3%A9e#comment-form</wfw:comment>
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      </item>
    
  <item>
    <title>La cahoteuse réforme des collectivités territoriales</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/01/27/La-cahoteuse-r%C3%A9forme-des-collectivit%C3%A9s-territoriales</link>
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    <pubDate>Wed, 27 Jan 2010 19:29:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Collectivités locales</category><category>Politique</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.senat-interieur_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;senat-interieur.jpg, janv. 2010&quot; /&gt;
Le processus de réformes des collectivités territoriales est entré dans une
nouvelle phase avec la discussion au Parlement du volet consacré à
l’organisation de la nouvelle architecture institutionnelle.&lt;br /&gt;
Rappelons que quatre textes sont au programmes : relatifs à l'élection des
membres des conseils des collectivités territoriales et des établissements
publics de coopération intercommunale ; à l'élection des conseillers
territoriaux et au renforcement de la démocratie locale ; à l’organisation
de la concomitance des renouvellements des conseils généraux et des conseils
régionaux ; et à la réforme des collectivités territoriales &lt;em&gt;per
se&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
Le Parlement a déjà voté la suppression de la taxe professionnelle et son
remplacement par le dispositif de la «&lt;em&gt;contribution économique
territoriale&lt;/em&gt;» à l’occasion du vote de la loi de finance 2010 en décembre
dernier. Cette refondation de l’architecture financière avait, &lt;a href=&quot;http://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2009/12/05/raffarin-critique-de-nouveau-sur-la-reforme-de-la-taxe-professionnelle_1276716_823448.html#ens_id=1256161&quot;&gt;
on s’en souvient&lt;/a&gt;, suscité l’opposition d’une partie de la majorité inquiète
du manque à gagner que pourrait constituer cette suppression pour les
collectivités locales. Jean-Pierre Raffarin était par ailleurs intervenu pour
regretter que le débat des finances ait eu lieu avant celui sur les
compétences.&lt;br /&gt;
En outre, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture, hier, le &lt;a href=&quot;http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/conseils_generaux_regionaux.asp&quot;&gt;
texte&lt;/a&gt; déjà voté au Sénat organisant la concommitance des renouvellements
des conseils généraux et des conseils régionaux qui réduit le mandat des
membres de ces deux assemblées afin de permettre l’expiration simultanée des
mandats en mars 2014.&lt;br /&gt;
Dans cet entrecroisement de textes entre les deux assemblées sur l’objet de la
réforme des collectivités territoriales, le Sénat a engagé le débat sur la
composition des conseils généraux et régionaux et du nombre de conseillers
territoriaux. En juin, le dernier volet de cette réforme devrait s’achever avec
le débat relatif au mode d’élection de ces derniers. Les textes se succèdent,
les oppositions s’organisent et l’incertitude politique et juridique demeure
dans la perspective des élections régionales de mars, d’une part, et dans
l’attente d’une possible saisine du Conseil constitutionnel, d’autre
part.&lt;br /&gt;
Comme souvent en matière de processus législatif, l’adoption d’une partie du
dispositif permet d’éclairer les éléments de blocage du débat. Celui-ci semble
se cristalliser autour du rôle du futur conseiller territorial.&lt;br /&gt;
Pour &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/01/18/la-reforme-territoriale-une-recentralisation-qui-n-ose-pas-dire-son-nom-par-pierre-mauroy_1293197_3232.html&quot;&gt;
Pierre Mauroy,&lt;/a&gt; membre du comité Balladur, dont le &lt;a href=&quot;http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/094000097/index.shtml&quot;&gt;
rapport&lt;/a&gt; remis au Président de la République a servi de base au projet de
loi, ce point illustre « l&lt;em&gt;’affaiblissement des assemblées&lt;/em&gt; »
locales et la « &lt;em&gt;recentralisation&lt;/em&gt; » de l’organisation
territoriale de l’État. &lt;a href=&quot;http://lebihetdhumeur.blogspot.com/2010/01/fabius-la-reforme-des-collectivites.html&quot;&gt;
Laurent Fabius&lt;/a&gt; évoque une « &lt;em&gt;loi de régression territoriale et
financière&lt;/em&gt; ». Rejoints par des élus de la majorité, ils défendent le
maintien de la spécificité des missions du conseil général et du conseil
régional et s’opposent à l’argument de la « &lt;em&gt;simplification
administrative&lt;/em&gt; », gage d’une réduction des coûts et d’une meilleure
lisibilité de la responsabilité démocratique (3 000 conseillers territoriaux
devant « &lt;em&gt;remplacer&lt;/em&gt; » les 6 000 conseillers régionaux et
généraux). L’une des critiques les plus vives concerne à ce titre le mode de
scrutin de ces futurs conseillers territoriaux. Accusé d’obéir à des impératifs
électoraux, le projet prévoit une élection au scrutin uninominal à un tour - le
modèle britannique du &lt;em&gt;winner takes all&lt;/em&gt; - et tendrait ainsi à
bipolariser la vie politique locale.&lt;br /&gt;
Enfin, certaines voix se sont élevées pour regretter le manque d’ambition en
matière de réforme de l’intercommunalité. En effet, &lt;a href=&quot;http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/collectivites_territoriales_epci.asp&quot;&gt;
le projet de loi&lt;/a&gt; ne transforme pas le statut juridique des groupements de
communes qui restent des Établissements publics de coopération intercommunale
et non des collectivités territoriales à part entière dotées d’une compétence
générale. Si cette vision est conforme aux voeux formulées par l’&lt;a href=&quot;http://www.amf.asso.fr/_gabarit/?DOC_N_ID=9764&amp;amp;amp;GRT_N_ID=7&quot;&gt;AMF&lt;/a&gt;,
c’est une version moins « &lt;em&gt;ambitieuse&lt;/em&gt; », pour reprendre les termes
de &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/01/19/le-gouvernement-cherche-une-majorite-au-senat-pour-la-reforme-territoriale_1293540_823448.html&quot;&gt;
Jean-Jacques Hyest&lt;/a&gt;, Président (UMP) de la Commission des Lois du Sénat, que
celle contenue dans le rapport Balladur qui sera discutée.&lt;br /&gt;
Au final, « &lt;em&gt;il n’y a pas de majorité&lt;/em&gt; » sur le texte affirme
&lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/politique/2009/12/18/01002-20091218ARTFIG00023-scrutin-territorial-l-avertissement-de-larcher-.php&quot;&gt;
Gérard Larcher&lt;/a&gt;, le Président du Sénat. Cette situation de blocage se
traduit par la crispation des positions : &lt;a href=&quot;http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iolTeiGk2Fww_WYBrHJPdwgtjTRg&quot;&gt;
l’UMP accuse&lt;/a&gt; le PS d’utiliser l’argent publique à des fins de propagande
politiques dénigrant la réforme. Pour certains sénateurs, ce n’est pas tout à
fait exact (cf. &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xbxfcp_passe-darmes-au-senat-sur-la-reform_news&quot;&gt;
cette passe d'arme&lt;/a&gt;). L’enjeu du processus de réforme apparaît plus
clairement à mesure que les forces partisanes s’organisent pour la campagne
électorale.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/01/27/La-cahoteuse-r%C3%A9forme-des-collectivit%C3%A9s-territoriales#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Frémissements sur le front des politiques locales internationales ? Partie 2</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/01/18/Fr%C3%A9missements-sur-le-front-des-politiques-locales-internationales-Partie-2</link>
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    <pubDate>Mon, 18 Jan 2010 13:03:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Euroméditerranée</category><category>Marseille 2013</category><category>Port</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Deuxième volet de notre tour d’horizon des récents développements des
politiques locales internationales marseillaises qui ne montrent pas que des
signes de déblocage.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Euroméditerranée : de nouveaux tournants&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.2008101118312582_Quicklook-original_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;111008FLE01, janv. 2010&quot; /&gt; Tout se
passe comme si nous ne &lt;a href=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/11/17/Eurom%C3%A9diterran%C3%A9e-sur-la-voie-d%E2%80%99acc%C3%A9l%C3%A9ration&quot;&gt;
cessions de décrire&lt;/a&gt; le lancement de la matérialisation de l’opération. Pour
l’Établissement public, 2010 est une année charnière. Une autre. Au cours de
l’année, en effet, un certain nombre de chantiers devraient être entamés et
divers équipements livrés.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Citons la salle de spectacle (2 000 places) du Silo ; le Centre
régional de la Méditerranée - surnommé par certaines mauvaises langues, la
« &lt;em&gt;Villa Vauzélia&lt;/em&gt; »; les travaux d’enfouissement de la passerelle
sur le J4 et la réalisation de la Place de la Méditerranée qui fera la jonction
entre les Docks et l’Euromed Center ; enfin, les désormais &lt;a href=&quot;http://www.laprovence.com/actu/conseil-municipal-le-ps-favorable-aux-terrasses-du-port&quot;&gt;
consensuelles&lt;/a&gt; Terrasses du Ports.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ajoutons au tableau, l’extension du périmètre d’‘Euromediterranée qui marque
autant la pérennisation du projet que la fin d’une phase. À ce titre, un bilan
pourrait prochainement être tiré. Or, si le taux de remplissage qui reste
satisfaisant et si le nombre de bureaux prévus n’est que légèrement en deça des
attentes (360 000 m2 contre 500 000 attendus), il est difficile de mesurer
l’impact direct de l’opération en terme de création d’emplois, et
d'attractivité économique.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant à l’aménagement du territoire, le projet s’est pour l’instant
« &lt;em&gt;cantonné&lt;/em&gt; » à l’édification d’une grande tour, mais on
cherche « &lt;em&gt;l’architecture du quotidien&lt;/em&gt; » ou les
« &lt;em&gt;espaces publics de proximité&lt;/em&gt; » promis par l&lt;a href=&quot;http://www.euromediterranee.fr/themes/qualite-de-vie&quot;&gt;e cahier des charges
discursif&lt;/a&gt; de l’Établissement public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise, certes, a « &lt;em&gt;impacté&lt;/em&gt; », comme les économistes disent,
le projet. Toutefois, elle a pu avoir quelques effets bénéfiques pour les pôles
secondaires de l’économie-mondiale. Ainsi, certaines entreprises en difficultés
se trouvent contraintes de délocaliser leurs sièges hors des grandes places.
Marseille peut fournir de base de repli pour ces firmes qui souhaitent
bénéficier de loyers moins onéreux.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Reprise des tensions sur le port&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.article_1201-MAR02-GREVEDOCKERS_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;article_1201-MAR02-GREVEDOCKERS.jpg, janv. 2010&quot; /&gt; La hantise des VRP
d’Euroméditerranée chargés de « &lt;em&gt;vendre&lt;/em&gt; » la ville aux
investisseurs qui semblait être assoupi a refait surface : la grève sur le
port. On se &lt;a href=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/03/11/Reparations-navales-%3A-les-lecons-d-une-crise&quot;&gt;souvent&lt;/a&gt;
de la tension survenue suite à la décision du groupe espagnol Boluda de retirer
sa participation dans l’Union nationale marseillaise, entraînant la liquidation
judiciaire de l’entreprise et la fin des activités de réparation navale sur le
Port (&lt;em&gt;Photo : S. Pagano / 20 Minutes&lt;/em&gt;).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette tension s’inscrivait dans le cadre de la réforme des Ports autonomes
refusée par la CGT marseillaise jusqu’à la fin de l’été. L’&lt;a href=&quot;http://www.laprovence.com/article/region/la-cgt-signe-un-accord-avec-le-port-de-marseille-et-met-fin-a-la-greve&quot;&gt;accord&lt;/a&gt;
signé entre dirigeants de la CGT et le nouveau Grand Port Maritime a pu faire
croire, un temps, à la fin des hostilités et le début de la transposition de la
nouvelle organisation des activités portuaires dans le bastion
marseillais.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, la situation sur le port s’est tendu sur un autre front au plein
coeur de l’été : la &lt;a href=&quot;http://fr.allafrica.com/stories/200908031155.html&quot;&gt;décision&lt;/a&gt;
protectionniste du gouvernement algérien de taxer les importations sur certain
secteurs liés aux activités portuaires a mis à genoux l’économie marseillaise
du commerce des engins de travaux publics d’occasion.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Six mois plus tard, alors que l’on croyait le contexte marseillaise isolé,
c’est un mouvement national qui va perturber les activités du port. Le 4
janvier dernier, la Fédération nationale des Ports et docks (FNDP) a lancé un
mot d’ordre de grève concernant les salariés des Grands Ports Maritimes. Cette
grève a été particulièrement suivi, notamment à Marseille où aucune marchandise
n’a été déchargée, même si, selon &lt;a href=&quot;http://www.lepoint.fr/actualites/2010-01-04/une-greve-paralyse-les-ports-autonomes-francais/1037/0/410329&quot;&gt;
Reuters&lt;/a&gt;, « &lt;em&gt;aucune incidence n’a pu être observé sur le trafic
pétrolier des bassins de Fos et de Lavera ou sur la circulation des
voyageurs&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats protestent contre l’application de la réforme :
« &lt;em&gt;alors que 30 000 emplois devaient être créés, nous sommes touchés
par le chômage partiel et des départs non remplacés. Sur les investissements
promis, nous ne voyons rien venir&lt;/em&gt; » a déclaré le secrétaire général
de la CGT marseillaise. Cette action spectaculaire, &lt;a href=&quot;http://www.laprovence.com/article/france/nouvelle-journee-de-greve-dans-les-ports-autonomes-francais&quot;&gt;
renouvelé&lt;/a&gt; le 11 janvier, fait suite aux grèves, plus discrètes, du mois de
novembre, mais tend à montrer une radicalisation du mouvement.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2013 : la Poste, premier sponsor&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/001images.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;001images.jpg, janv. 2010&quot; /&gt; Hugues
de Cibon a-t-il accepté une mission impossible en quittant son poste de
Directeur marketing d’Euromediterranée pour rejoindre l’équipe de Bernard
Latarjet et convaincre les entreprises de se « &lt;em&gt;mobiliser
financièrement&lt;/em&gt; » derrière 2013 ? Rappelons qu’il s’agit de
trouver 15 à 20 % du financement global (évalué à 98 millions d’euros). Le
nouveau Directeur du mécénat et des relations avec le monde économique a
imaginé un &lt;a href=&quot;http://www.marseille-provence2013.fr/index.php?option=com_content&amp;amp;task=view&amp;amp;id=447&amp;amp;Itemid=516&quot;&gt;
système&lt;/a&gt; permettant un engagement différencié des entreprises dans la
Capitale européenne de la culture.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier étage est composé du « Club des entreprises de
Marseille-Provence 2013 » dont les membres participent à hauteur de 1 000
euros. Le deuxième regroupe les « Supporters » qui apportent une
contribution supérieure. Enfin, les « Partenaires» concernent les
donateurs les plus généreux. Cet étage distingue dans l’ordre croissant les
« Partenaire projet», « Partenaire grands projets » et
«Partenaire officiels ».&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, l’association a inscrit à son tableau de chasse le premier des
Partenaires officiels, &lt;em&gt;happy few&lt;/em&gt; des événements culturels de 2013. Le
Groupe La Poste, qui devient habitué des Capitales européennes de la culture
françaises, puisque déjà présent à Lille en 2004, a déboursé les 1,5 Millions
d’euros nécessaires pour faire partie des privilégiés. À la clé, une mise en
avant de la marque dans les principaux supports de communication, une présence
dans les manifestations et la possibilité d’utiliser le logo dans ses
opérations publicitaires.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Jacques Pfister, le Président de l’association et de la Chambre de
commerce, cette signature « &lt;em&gt;en annonce d’autres&lt;/em&gt; ». Il ne manque
plus que l’engagement définitif de François Pinault qui aurait promis au maire
de mettre à disposition une partie de ses collections pour mettre 2013 sur les
bons rails managériaux. Pour la programmation artistique on attendra encore un
peu.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/01/18/Fr%C3%A9missements-sur-le-front-des-politiques-locales-internationales-Partie-2#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Frémissements sur le front des politiques locales internationales ?</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/01/14/Fr%C3%A9missements-sur-le-front-des-politiques-locales-internationales</link>
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    <pubDate>Thu, 14 Jan 2010 12:56:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Politique</category><category>UpM</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Ce début d’année est déjà riche en actualités dans le domaine des politiques
locales internationales marseillaises. L’occasion de faire un point sur les
récents développements et les perspectives des principaux dossiers.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Compétition politique : tous en place pour les
régionales&lt;/strong&gt; ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/11.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;11.jpg, janv. 2010&quot; /&gt; Presque... Du côté du duel attendu
Mariani/Vauzelle, la campagne semble s’être accélérée - avant même d’avoir
vraiment commencé... -sur le thème de la sécurité et de l’emploi. Comme nous le
décrit &lt;a href=&quot;http://remileroux.wordpress.com/2010/01/12/lemploi-et-la-securite-pour-lancer-la-campagne-des-regionales-du-ps-et-ump/&quot;&gt;
Rémi Leroux&lt;/a&gt;, « &lt;em&gt;la droite a attaqué bille en tête. La gauche a
répliqué du tac au tac. La campagne est lancée&lt;/em&gt; » sur des enjeux aussi
peu régionaux, que politiques - c’est-à-dire facilement convertibles en clivage
droite / gauche. Au-delà de la passe d’arme Marianni / Menucci sur la
vidéo-surveillance ou la teneur du Plan de relance de la Région, l’un des
effets attendus de cette agitation est de « &lt;em&gt;réduire (la campagne) à un
affrontement UMP / PS&lt;/em&gt; » d’autant plus que les autres forces
partisanes peinent à s’organiser.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On apprend aujourd’hui dans &lt;a href=&quot;http://www.laprovence.com/article/regionales/catherine-levraud-tete-de-liste-dun-modem-dans-lurgence&quot;&gt;
La Provence&lt;/a&gt; que Catherine Levraud a finalement été désignée pour diriger la
liste Modem après le retrait de François-Xavier De Peretti. Cette désignation
clôt la phase d’incertitude au sein du mouvement de François Bayrou. Enfin, pas
vraiment selon M. De Peretti qui rappelle justement : « &lt;em&gt;nous
n'avons que la tête de liste, il reste 136 noms à trouver. Quant au programme,
nous sommes la région la plus en retard. Il faut s'y mettre dans
l'urgence.&lt;/em&gt;»&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du côté du Front de Gauche, les choses ne sont pas mieux engagées. Le
&lt;a href=&quot;http://www.joelcanapa.org/article-des-communistes-avec-michel-vauzelle-40938973-comments.html#comment53683701&quot;&gt;
ralliement de Joël Canapa&lt;/a&gt;, Vice-Président communiste du Conseil régional, à
la liste PS dans le Var, repose la question de la stratégie du Parti communiste
de faire liste commune avec le parti de Jean-Luc Mélanchon. D’autre part,
&lt;a href=&quot;http://remileroux.wordpress.com/les-chuts/&quot;&gt;le refus&lt;/a&gt; de la
Fédération pour une alternative sociale et écologique de rejoindre le Front de
Gauche compromet un peu plus ses chances d’apparaître comme une liste élargie
de la gauche de la gauche.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Union pour la Méditerranée : des accords,
enfin&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.Bernard-Kouchner-1-6_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Bernard-Kouchner-1-6.jpg, janv. 2010&quot; /&gt; Le volontarisme diplomatique de ces
dernières semaines semblent avoir enfin porté leurs fruits. À moins que les
récents développements de l’Union pour la Méditerranée ne soient du aux effets
de lassitude d’un blocage qui persiste depuis plus d’un an. Après l’&lt;a href=&quot;http://euro-mediterranee.blogspot.com/2009/11/de-lannulation-de-la-conference.html&quot;&gt;annulation
de la réunion d’Istanbul,&lt;/a&gt; certaines chancelleries désespéraient de trouver
une issue à l’épineuse question de l’identité (et de la nationalité) du futur
Secrétaire général de l’UpM. À Barcelone, au palais de Peladbres pourtant,
&lt;a href=&quot;http://www.barcelona-candidata-euromed.com/&quot;&gt;tout est pourtant
prêt&lt;/a&gt; pour l’accueillir.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 5 janvier, le chef de la diplomatie française s’est rendu au Caire pour
exhorter ses collègues à «&lt;a href=&quot;http://www.lesechos.fr/info/inter/020297582390-kouchner-au-caire-pour-reveiller-l-union-pour-la-mediterranee.htm&quot;&gt;réveiller&lt;/a&gt; »
le projet. Au moment de rencontrer ses homologues égyptiens, espagnols,
tunisiens et jordaniens, Bernard Kouchner &lt;a href=&quot;http://www.france24.com/fr/20100106-kouchner-caire-blocages-difficultes-upm-union-mediterranee-egypte-lieberman-israel&quot;&gt;
a reconnu&lt;/a&gt; « &lt;em&gt;qu’il reste de petits problèmes entre certains
ministres des Affaires étrangères (...). Pour des raisons politiques, nous ne
sommes pas tous les jours d'accord&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, &lt;a href=&quot;http://www.econostrum.info/L-Egypte-et-la-France-tentent-de-relancer-l-Union-pour-la-Mediterranee_a2070.html&quot;&gt;
la réunion du Caire&lt;/a&gt; a été l’occasion de percées inédites. Premièrement, les
« financements se précisent ». &lt;a href=&quot;http://www.aufaitmaroc.com/fr/actualite/maroc/article/les-financements-pour-lunion-pour-la-mediterrannee-se-precisent/&quot;&gt;
Les Echos&lt;/a&gt; croit savoir, en effet, qu’ « &lt;em&gt;au premier rang des
investisseurs se trouvent la banque allemande de développement KFW, l'Agence
française de développement (AFD), la Banque européenne d'investissement (BEI)
et la Banque mondiale, auxquels s'ajoute le fonds InfraMed mis en oeuvre par la
Caisse française des Dépôts et Consignations (CDC), la Cassa Depositi e
Prestiti d'Italie, EFG Hermès (Egypte) et la Caisse de Dépôt et de Gestion du
Maroc&lt;/em&gt;». Au final, ces investissements sont estimés entre 8 et 10 milliards
d’euros. C’est l’une des premières fois qu’est exprimée une évaluation des
moyens mobilisables par l’UpM.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxièmement, un consensus s’est dessiné autour de la candidature de Ahmad
Massa’deh &lt;a href=&quot;http://www.masadeh.com/lawyers.php&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/ahmad.gif&quot; alt=&quot;Ahmad Massa’deh&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;ahmad.gif, janv. 2010&quot; /&gt;&lt;/a&gt;,
ambassadeur de la Jordanie auprès de l’Union européenne et de l’OTAN, au poste
de Secrétaire général. Son nom proposé par les « 5 du Caire »
&lt;a href=&quot;http://www.econostrum.info/Ahmad-Masa-deh-premier-secretaire-de-l-UpM_a2112.html&quot;&gt;
a été accepté&lt;/a&gt; par les hauts fonctionnaires de l’UpM le 12 janvier. Pour
être effective, la désignation devra être entérinée par les Ministres des
Affaires étrangères des pays membres. La date de la mi-février est évoquée,
mais l’essentiel semble être acquis pour que le Secrétariat technique puisse
commencer à travailler - c’est-dire examiner les projets à financer. Le
Secrétaire général sera assisté par des adjoints palestinien, israélien, turc,
ainsi que représentant la Ligue arabe.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;ins&gt;À suivre, « Euroméditerranée ; le Port ; et 2013
»&lt;/ins&gt;&lt;/em&gt;'&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2010/01/14/Fr%C3%A9missements-sur-le-front-des-politiques-locales-internationales#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Bilan des enjeux locaux internationaux (3) : la dipliomatie décentralisée</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/12/31/Bilan-des-enjeux-locaux-internationaux-%283%29-%3A-la-dipliomatie-d%C3%A9centralis%C3%A9e</link>
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    <pubDate>Wed, 30 Dec 2009 10:13:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Diplomatie des Villes</category><category>UpM</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.carto_mediterranee_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;carto_mediterranee.jpg, janv. 2010&quot; /&gt; 2009 a semblé montrer les limites de la
diplomatie décentralisée marseillaise. Le dialogue entre les autorités locales
et régionales de la Méditerranée s'est en effet heurtée, d'une part, au retour
des questions sécuritaires dans la région et aux blocages consécutifs à la
logique projet de l'Union pour la Méditerranée. D'autre part, la
&amp;quot;&lt;em&gt;diplomatie participative&lt;/em&gt;&amp;quot; chère à Michel Vauzelle n'est pas parvenue
à anticiper les effets des mesures protectionnistes en Algérie. L'activisme
international des élus locaux et régionaux a pu paraître cantonné à des appels
vains à la médiation ou à l'intervention de l'État. Contrairement aux
prophéties, celui-ci a donc encore de beaux jours devant lui. &amp;quot;&lt;em&gt;Le cadavre
de l'État bouge encore&lt;/em&gt;&amp;quot;, nous rappelle cette année de diplomatie
décentralisée. Celui du protectionnisme et des égoïsmes nationaux
aussi.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Union pour la Méditerranée : l'impasse de la logique
projet&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre de Gaza, &lt;a href=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/12/31/&quot;&gt;on l'a dit&lt;/a&gt;, a considérablement remis en
cause les ambitions du projet français. Celles-ci reposaient sur le constat
d'un double échec : ceux d'Oslo et de Barcelone. Oslo, car de processus de
paix dans la région, il ne reste ni processus, ni paix, pour reprendre un adage
désormais partagé sur le terrain. L'échec de Barcelone, ce fut la conjonction
de la mauvaise volonté des bailleurs (États, Commission européenne) et de la
logique sécuritaire des négociations reposant sur l'équation suivante :
lutte contre l'immigration + lutte contre l'islamisme = stabilité des régimes
autoritaires du Sud et absence d'intégration des marchés et de développement
économique).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'idée de Nicolas Sarkozy (mise en forme par Henri Guaino) était de prendre
acte de ce double échec. Il s'agissait de repenser le dialogue
euroméditerranéen sur une perspective de plus long terme et d'orienter les
enjeux vers les considérations économiques. L'erreur originelle fut de croire,
en libéral wilsonien, que le progrès économique allait automatiquement créer
les conditions pour la paix et la sécurité ; que la guerre allait attendre
que se concluent les &lt;em&gt;business deal&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.no_wall_Palestine_big_wall_bg_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;no_wall_Palestine_big_wall_bg.jpg, janv. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette idée a fait long feu et l'exercice est facile aujourd'hui de lui
reprocher les sous-bassements théoriques. Il n'en demeure pas moins qu'elle
aura permis d'attirer l'attention des bailleurs sur la région dans une
perspective moins huntingtoniennne que le &lt;a href=&quot;http://www.carnegieendowment.org/publications/index.cfm?fa=view&amp;amp;id=1480&quot;&gt;Grand
Moyen Orient de Georges W. Bush&lt;/a&gt;. La perspective de la &lt;a href=&quot;http://www.se2009.eu/fr/&quot;&gt;Présidence espagnole de l'Union européenne&lt;/a&gt; et de
l'anniversaire du Processus de Barcelone, sans oublier l'ouverture prochaine
(?) du siège du Secrétariat général de l'UpM au Palais Pedralbes, pourraient
même ouvrir la porte à des progrès.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'initiative française aura par ailleurs permis aux autorités locales et
régionales de la rive nord de repenser leurs stratégies méditerranéennes. Le
deuxième Forum des Autorités Locales et Régionales de la Méditerranée qui aura
lieu à Barcelone au début du mois de mai sera l'occasion de constater les
évolutions en ce domaine. À Marseille, les autorités locales se sont
rapprochées des États dans leur approche de la diplomatie décentralisée et ne
s'interdisent plus de sortir de la coopération d'autorités locales à autorités
locales comme la loi l'autorise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La loi de finances complémentaire algérienne : essai grandeur
nature&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cœur de l'été, la décision du gouvernement algérien de durcir les
conditions d'importation des marchandises portuaires a suscité parmi les
autorités locales et les entreprises marseillaises l'incompréhension, la
panique, puis la frustration de ne pouvoir rien faire.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du côté des entreprises, l'Union Maritime et Fluviale Marseille-Fos a alerté
le Secrétaire d'État au Commerce extérieur, bientôt imité par les élus locaux.
Un bel exemple de &amp;quot;&lt;em&gt;jouer collectif&lt;/em&gt;&amp;quot; tant l'enjeu paraissait
considérable pour l'économie locale portuaire dont 40% de l'activité était
orientée vers l'Algérie. À la fin de l'automne, &amp;quot;&lt;em&gt;les quatre cinquièmes du
trafic avaient disparu&lt;/em&gt;&amp;quot;, déclare un porte-parole de l'organisation
patronale à l'AFP, citant notamment l'exemple de la compagnie maritime Marfret.
Bernard Vidil, son Président, évoque un &amp;quot;&lt;em&gt;recul massif&lt;/em&gt;&amp;quot; de l'activité,
soulignant, &amp;quot;&lt;em&gt;sur le port, c'est le désarroi total&lt;/em&gt;&amp;quot;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.1749165-2372565_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;1749165-2372565.jpg, janv. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après une visite éclair de Anne-Sophie Idrac à Marseille, certainement pour
rappeler que l'Algérie étant un pays souverain et que ses décisions ne pouvait
faire l'objet de négociation, surtout en temps de crise économique, les élus
locaux ont organisé une rencontre avec les autorités algériennes. Celle-ci a
finalement eu lieu au début du mois de décembre. Pour quels résultats ?
&amp;quot;&lt;em&gt;Nous avons dit à M. le Premier ministre que nous avons le plus grand
respect pour la souveraineté et les choix du gouvernement algérien&lt;/em&gt;&amp;quot; a
déclaré Michel Vauzelle, qui a souhaité s'exprimer au nom de la &amp;quot;&lt;em&gt;France
méditerranéenne&lt;/em&gt;&amp;quot;. Jean-Noël Guérini précise &amp;quot;&lt;em&gt;nous acceptons la LFC
algérienne et les contraintes qu'elle peut imposer aux entreprises françaises
notamment portuaires. Mais nous avons dit au Premier ministre que ces
entreprises s'adaptent&lt;/em&gt;&amp;quot;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La délégation marseillaise entend surtout se servir de cette leçon en
améliorant ses outils de veille et en renforçant la coopération
institutionnelle avec son partenaire algérien qui se situe moins que jamais
dans les Wilaya, mais dans les cabinets ministériels. Une Maison
Marseille-Provence-Algérie devrait ainsi être construite prochainement et gérée
par la Chambre de commerce de Marseille ; deux groupes de travail
réunissant les acteurs des deux ports et des deux institutions consulaires
devraient également voir le jour ; enfin, le premier adjoint du maire -
absent, il a promis de se rendre à Alger au début de l'année 2010 - a proposé
la mise en place d'un bureau de représentation économique de l'Algérie à
Marseille : &amp;quot;&lt;em&gt;Nous voulons que le gouvernement algérien et la banque
centrale d'Algérie autorisent l'ouverture d'un bureau de représentation à
Marseille qui pourrait être tenu par la Société générale, qui est candidate.
Ces bureaux pourraient accueillir les entreprises algériennes qui travaillent
en France et aider les entreprises françaises désireuses de travailler en
Algérie. Cette représentation pourrait donc générer un flux financier entre les
deux pays&lt;/em&gt;&amp;quot;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par &lt;a href=&quot;http://www.econostrum.info/Les-elus-provencaux-sensibles-aux-arguments-du-Premier-ministre-algerien_a1954.html&quot;&gt;
Econostrum&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.algeria-watch.org/fr/article/eco/elus_marseille.htm&quot;&gt;Algeria
Watch&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Bilan des enjeux locaux internationaux (2):  Euroméditerranée</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/12/15/Bilan-des-enjeux-locaux-internationaux-%282%29%3A-Eurom%C3%A9diterran%C3%A9e</link>
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    <pubDate>Tue, 15 Dec 2009 17:26:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Euroméditerranée</category><category>Marseille 2013</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.IMAGE_2009_04_02_346431_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;IMAGE_2009_04_02_346431.jpg, déc. 2009&quot; /&gt; Au début de cette année, nous
écrivions &lt;a href=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/01/06/Enjeux-locaux-internationaux-2009-2-%3A-Euromediterranee&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;
que &amp;quot;2009 dev(r)ait être une année décisive&amp;quot; pour Euroméditerranée. Nous
évoquions les question d'implantation sociale du projet, le commencement des
chantiers architecturaux et d'aménagement et la mise en œuvre du programme
d'extension.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ces trois dossiers, il semble que l'Établissement Public soit confronté
au défi du temps. On n'ignore plus que les grands projets urbains, qui
s'imposent comme la norme de la production de la ville, obéissent à des
temporalités contradictoires. La vision politique du projet urbain est supposée
conférer une cohérence stratégique à un ensemblier de politiques publiques
hétérogènes. Le politique ici n'est pas sensé donner seulement du souffle à une
opération d'aménagement, mais doit l'inscrire dans une conception partagée de
la cité, et qui soit projetable dans le temps. Cependant, les aménageurs ne
peuvent négliger le rythme soutenu du calendrier électoral, qui ne coïncide pas
avec la temporalité longue de la construction stratégique.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette dichotomie est également observable sur le plan de
l'opérationnalisation. La contradiction que doit résoudre l'Établissement
public est de matérialiser l'opération, c'est-à-dire de la rendre immédiatement
visible aux destinataires (habitants, firmes, touristes), tout en mettant en
œuvre des programmes aussi ambitieux que chronophages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On le constate ainsi, ce n'est pas seulement le temps qui pose problème à la
production des projets urbains. L'élargissement du système d'acteurs qui marque
la nouvelle économie politique des villes - la gouvernance urbaine -
redistribue les ressources de l'action collective et complexifie les processus
décisionnels. Il serait naïf de considérer l'&amp;quot;rrupition&amp;quot; du marché dans la
production des politiques urbaines comme une nouveauté ou un &lt;em&gt;big bang&lt;/em&gt;.
Néanmoins, il faut prendre la mesure de l'indifférenciation croissante des
logiques privés et publiques particulièrement visibles dans les projets urbains
en les inscrivant dans des logiques d'acteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'année 2009 pour Euroméditerranée est particulièrement révélatrice des
questions que ces évolutions soulèvent. L'extension du périmètre est l'un de
ces exemples. Évoquée il y a &lt;a href=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/11/17/Eurom%C3%A9diterran%C3%A9e-sur-la-voie-d%E2%80%99acc%C3%A9l%C3%A9ration&quot;&gt;
quelques billets&lt;/a&gt;, intéressons nous ici au Mucem.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long de l'année, le Mucem a été l'objet de nombreux soubresauts. En
janvier, Nicolas Sarkozy annonce qu'il &amp;quot;&lt;em&gt;croit beaucoup&lt;/em&gt;&amp;quot; au Musée.
Quelques jours plus tard, dans le cadre du Plan de Relance, ses Ministres
Patrick Devedjan (relance, justement) et Christine Albanel (culture) se rendent
à Marseille pour confirmer l'engagement de l'État et le début du chantier pour
juin. Au même moment, on apprend que deux associations locales - le CIQ du 2ème
arrondissement et l'association des Jardins Portuaires - ont déposé un recours
pour empêcher les travaux. Dans le Ravi de novembre, ils s'expliquent :
&amp;quot;&lt;em&gt;c'en sera fini du panorama sur la Méditerranée et des promenades en bord
de mer&lt;/em&gt;&amp;quot;, &amp;quot;&lt;em&gt;on est peiné de s'attaquer à un projet culturel, mais le
quartier est asphyxié par la circulation et le manque d'espaces verts&lt;/em&gt;&amp;quot;.
Résultats, le chantier n'a pas commencé en juin, mais en janvier - en effet,
jusqu'au 31 décembre la place du J5 accueille le cirque Médrano. La livraison
devrait être prévue en mai 2013. Cinq mois après le début des festivités de la
Capitale européenne de la culture alors que le musée qui doit être, selon le
Ministre, &amp;quot;&lt;em&gt;beaucoup plus qu'un équipement culturel&lt;/em&gt;&amp;quot; est supposé
&amp;quot;&lt;em&gt;être le lieu-matrice d'une Méditerranée pleinement réconciliée&lt;/em&gt;&amp;quot;. Il
attendra encore un peu.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/12/15/Bilan-des-enjeux-locaux-internationaux-%282%29%3A-Eurom%C3%A9diterran%C3%A9e#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Bilan des enjeux locaux internationaux (1) : compétition électorale</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/12/07/Bilan-des-enjeux-locaux-internationaux-%281%29-%3A-comp%C3%A9tition-%C3%A9lectorale</link>
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    <pubDate>Mon, 07 Dec 2009 12:51:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Politique</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.1paca-deforme.1255363229_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;1paca-deforme.1255363229.jpg, déc. 2009&quot; /&gt; La fin de l'année approche, il est
temps de sacrifier à l'exercice rituel des bilans. Au début de l'année, j'avais
proposé sur ces pages un rapide tour d'horizon des enjeux locaux internationaux
de l'année 2009. Premier volet, les élections. &lt;a href=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/01/02/Enjeux-locaux-internationaux-2009-1-%3A-Les-elections-europeennes&quot;&gt;
Retour en arrière&lt;/a&gt;, donc, sur la compétition électorale marquée par le
scrutin européen de juin.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Résultats&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec 36,93% de participation, on a moins voté dans la circonscription du
Sud-Est que dans le reste de la France (crédité de 40,48%) et même que dans
l'ensemble de l'Union (&lt;a href=&quot;http://www.europarl.europa.eu/news/public/story_page/008-56957-166-06-25-901-20090608STO56948-2009-15-06-2009/default_fr.htm&quot;&gt;en
moyenne, 42,94%&lt;/a&gt;). On a même moins voté que lors du scrutin de 2004
(&lt;a href=&quot;http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/eur2004/005/index.html&quot;&gt;40,37%&lt;/a&gt;
pour la circonscription du Sud-Est).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La liste UMP conduite par Françoise Grossetête arrive en tête avec 29,34%
des voix. 5 députés UMP sont élus dans la circonscription : Françoise
Grosstête, donc, et Dominique Vlasto, députées sortantes, sont accompagnées de
Damien Abad, Gaston Franco et Michel Dantin, qui font leur entrée au Parlement
européen.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La surprise provient de la liste Europe-Écologie qui, avec 18,27% des
suffrages, devance la liste PS de presque 4 points et compte un élu de plus que
les socialistes. Michèle Rivasi, François Alfonsi et Malika Benarab-Attou
gonfleront la présence des Verts à Strasbourg, tandis que Vincent Peillon
échoue dans son pari et n'emmène qu'une seule élue, Sylvie Guillaume, avec lui.
En 2004, la liste PS, emmenée par Michel Rocard, avait réalisé le score de
28,62%, contre 17,62 à l'UMP.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le reste, Jean-Luc Benhamias conserve son siège, cette fois pour le
MODEM - il était élu Vert en 2004 - en recueillant 7,37% des voix. Une
attention particulière s'était portée sur la liste du Front national.
Jean-Marie Le Pen conserve son siège avec 8,49%, mais perd 4 points par rapport
à 2004 et poursuit son tassement observable au niveau national où le FN ne
recueille que 6,9%. Il fait cependant mieux, sur la scène locale, que les
centristes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le Front de Gauche, le NPA et Libertas arrivent dans cet ordre mais
ne rassemblent chacun qu'entre 4 et 6 % des voix.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Enseignements&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on compare avec ce qui avait été dit sur ces pages en janvier dernier,
on s'aperçoit que les têtes de liste n'ont pas été celle prévues. Alors que
l'on attendait Michèle Barnier à droite et Patrick Mennuci à gauche, c'est le
contraire qui s'est produit avec une élue implantée localement comme tête de
liste de l'UMP et un parachuté pour le PS, désigné en fonction des luttes
internes au PS. Ségolène Royal avait, en effet, obtenu deux têtes de liste pour
ses &amp;quot;proches&amp;quot;, Bernadette Vergniaud pour l'Ouest et Vincent Peillon pour le
Sud-Est. C'était avant la &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/politiques/0101603920-peillon-royal-l-espoir-a-gauche-cle-d-une-lutte-de-pouvoir&quot;&gt;
rupture&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enjeux locaux ont été particulièrement absents de ce scrutin, toutefois,
on peut se demander si l'expérience et le succès d'Europe-Écologie peuvent se
traduire dans un scrutin régional et sur un terme plus long.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PS local est-il si durablement affaibli qu'il n'apparaît plus que comme
la troisième force politique de la région ? Conclusion bien évidemment
hâtive, mais comme le système politique national de la Vème République est tout
entier tourné vers l'élection présidentielle, le système politique local se
structure autour de la conquête de la mairie de la ville-centre. Or, le leader
du PS marseillais, Jean-Noël Guérini concentre toutes ses forces et ses troupes
vers la bataille déjà annoncée de 2014, délaissant les scrutins intermédiaires
ou les utilisant dans l'optique des municipales.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apparaît-là l'un des grands paradoxes de la vie politique locale : la
mairie conserve aux yeux des acteurs politiques et des citoyens, la primauté en
terme de légitimité politique, alors même que cet échelon n'a jamais été aussi
faible en terme de capacité d'action et de compétences politiques.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette contradiction produit des effets de turbulences sur les autres
scrutins et enjeux politiques locaux - &lt;em&gt;intermédiaire&lt;/em&gt; dans le cadre de
la lutte partisane, &lt;em&gt;essentiel&lt;/em&gt; dans la production des politiques
publiques. Les Verts d'Europe-Écologie ont profité de ce brouillage au moment
des Européennes (mais pas seulement : la confusion qui continue de régner
au sein du PS au niveau national, ainsi que le relais positif dont bénéficie la
question écologique dans l'opinion ne doivent pas être négligés). Qui en
profitera en mars prochain pour les Régionales?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/12/07/Bilan-des-enjeux-locaux-internationaux-%281%29-%3A-comp%C3%A9tition-%C3%A9lectorale#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Barcelone, la rivale ?</title>
    <link>http://www.marseilleinternationale.com/post/2009/11/27/Barcelone%2C-la-rivale</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:51df425e36596be4396f332ce9a69c20</guid>
    <pubDate>Fri, 27 Nov 2009 11:10:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Nicolas Maisetti</dc:creator>
        <category>Capitale</category><category>Euroméditerranée</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marseilleinternationale.com/public/.UPM_Barcelone_palaispedralbes_s.jpg&quot; alt=&quot;A&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;UPM_Barcelone_palaispedralbes.jpg, nov. 2009&quot; /&gt; &lt;em&gt;On pourrait à l’envi
tenter d’objectiver la rivalité entre Barcelone et Marseille, la Catalogne et
la Provence, l’Espagne et la France engagées dans une compétition pour
l’exercice du leadership institutionnel dans l’espace méditerranéen et dans le
contrôle des flux économiques maritimes. On pourrait au contraire montrer les
effets performatifs d’une concurrence qui relève davantage du marketing urbain
que d’une réalité économique. On pourrait, par ailleurs, tenter de décrire les
limites, voire les dangers, des termes d’une compétition territoriale pour les
équilibres sociaux internes et son non-sens alors que les territoires sont
engagés dans des dynamiques croissantes de coopération. On pourrait enfin
signaler la différence entre les échelles d’intervention des deux pôles dûe à
des assises politiques et économiques qui n’appartiennent pas aux mêmes unités
de grandeur au profit de la capitale catalane.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;On préfèrera ici retranscrire la parole des acteurs marseillais qui se
déploie sur l’une ou l’autre de ces modes de compréhension de la rivalité
barcelonaise pour saisir la portée de cette concurrence&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Barcelone s’est positionnée sur ce créneau en investissant l’espace
culturel. Ici, à Marseille, nous entendons plutôt utiliser le développement
économique et l’ingénierie financière en favorisant notamment l’installation
dans notre ville d’institutions internationales spécialisées ». (Ville de
Marseille, Mission Europe,)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Marseille avait un peu tourné le dos à la Méditerranée pour se
tourner vers l’intérieur et se rapprocher des grands pôles européens et ne pas
apparaître comme le mauvais élève. Mais il y a eu une évolution de et les élus
se sont rendu compte que la Méditerranée c’est notre champ et qu’elle peut être
un atout y compris dans la perspective européenne. C’est là-dessus qu’on peut
concurrencer Barcelone même si Barcelone est le premier pôle
euro-méditerranéen, elle n’est pas une ville méditerranéenne, il n’y a pas de
populations de la rive sud de la Méditerranéenne par exemple. C’est davantage
une ville du sud de l’Europe qu’une ville Méditerranéenne qui fasse le lien
entre les deux rives. Bien que sa dynamique soit plus importante, Marseille
dans son identité est une vraie ville euroméditerranéenne. » (Ville de
Marseille, Relations internationales)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« En 1995, l’Etat fait le constat au moment du lancement du Processus
de Barcelone que la France avait une carte à jouer sur la Méditerranée. On a vu
émerger des villes concurrents sur la Méditerranée, en l’occurrence Barcelone,
qui commençait à s’afficher comme un pôle d’interface entre l’Europe et la
Méditerranée et qui commençait à attirer des organisations internationales, des
grands évènements, des entreprises. Pourtant, les autorités nationales ont
commencé à percevoir comme légitime le faire de disposer aussi d’une interface
euromediterranéenne. L’Etat se disait, « c’est curieux, j’ai une ville
dont l’histoire, la localisation, l’activité s’est construit autour d’échanges
avec le bassin méditerranée et malgré tout cette ville n’arrive pas à jouer le
rôle que joue Barcelone ». Pourquoi ? » (Établissement public
Euroméditerranée)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on demande aux entreprises de différents continents, quels sont les
villes qui peuvent prétendre à devenir hub entre l’Europe et la Méditerranée.
Forcément, il y a Barcelone qui arrive en tête, mais juste après il y a
Marseille. Alors, Ernst a refait une étude plus large où on est position un peu
moins dominante. On voit Istanbul et Rome qui sont dans des positions
significatives, mais ce qui est important c’est que le leadership de Marseille
au niveau français est absolument incontesté. (Établissement public
Euroméditerranée)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Il faut que la ville regarde vers le Sud mais aussi vers l’Europe. À
mon avis, c’est cet équilibre qu’il faut trouver. C’est un peu comme les
bridges, ces appareils photos numériques qui sont l’intermédiaire entre le
réflexe et le petit numérique. On doit trouver un compromis entre l’Europe et
la Méditerranée. Parce qu’au fond Barcelone est une ville de la Méditerranée,
mais qui n’est tournée que vers l’Europe. Nous, on est quand même plus tournés
vers le Sud. L’ambition de cette ville, ce serait d’être cette tête de pont
entre les deux rives. » (Chef d’entreprise, animateur du Club Ambition Top
20)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Au moment du lancement du Processus de Barcelone, en 1995, le grand
débat c’était de savoir qui de Marseille ou de Barcelone seraient la capitale
de cet espace. Évidemment, on raisonne toujours en terme de capitale. Sachant
que, et là c’est le Marseillais qui parle, le fait de se vouloir capitale,
prétendre à être capitale montre bien qu’on ne l’est pas et c’est peut être la
manifestation d’un complexe d’infériorité par rapport à Paris et
d’autres. » (Conseil régional PACA, Mission Europe)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Capitale est un peu le terme générique qui chapote toutes les
ambitions. On l’utilise alternativement pour la culture, l’économie, le
tourisme. On veut toujours être capitale de quelque chose et évidemment une
capitale de tout. On est arrivé à synthétiser cela en disant « capitale
euroméditerranéenne ». Je crois qu’il y a déjà une volonté d’afficher haut
l’ambition. Quand on utilise le mot capitale, on est obligé d’obtenir des
résultats (…). C’est une espèce de phare qui illumine tout le monde et qui est
censé organiser des synergies. Dans le cas de Marseille, J’y vois ce rapport
aux autres villes du Bassin méditerranéen. Alors, on pourrait parler de
Barcelone, il se trouve aussi quelques capitales réelles, style Athènes. Il a
bien fallu se hisser un petit peu au niveau. C’est donc l’idée qu’il y a
certaines villes, certaines métropoles sur ce pourtour méditerranéen qui vont
compter ou qui peuvent compter ; en se positionnant comme capitale, on se
met d’emblée à leur niveau. » (Collaborateur d’élu)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Les ambitions se définissent au regard des défis que l’on se pose,
mais aussi aux concurrents que l’on se crée. Si vous abordez votre ambition
politique sous l’angle de la concurrence avec Fos-sur-Mer, pour une métropole
comme Marseille, et bien vous ne placez pas la barre très haute et vous n’allez
pas faire rêver les gens. Mais sans même les faire rêver, vous n’allez pas
mobiliser vos entreprises, votre secteur touristique, tout votre secteur
économique. Il y a peu de chances qu’ils se bougent pour ravir la capitale de
la pétanque à Aubagne. Si d’emblée vous affirmez « écoutez, nous, notre
ambition, c’est d’être au même niveau que Barcelone », ma foi, les paupières se
soulèvent un peu. On se dit « tiens, cela change », cela change,
effectivement, de la rivalité avec Aix. Et pour placer la barre plus haut, vous
changez les lignes politiques parce que d’un coup, en raisonnant comme cela, il
y a tout un ensemble de problèmes qui paraissaient abscons et sans intérêt, qui
deviennent visibles. De fait vous entrez dans une autre dimension. »
(Collaborateur d’élu)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Notre concurrent, c’est clairement Barcelone, plus que Gênes dont le
port a été plombé par les dockers. J’espère que Marseille ne suivra pas le même
chemin. Le vrai challenge c’est Barcelone. C’est un challenge qui est loin
d’être gagné pour Marseille. Barcelone a des atouts importants, des atouts
également concernant le maritime. Et la tradition. Il y a en Espagne, comme en
Italie, mais surtout en Espagne, une tradition des grandes villes, de grandes
régions. Barcelone, c’est la Catalogne. La région Catalogne par rapport à la
région Paca, c’est dix ou quinze fois plus de budget. C’est une autonomie de
gestion, de décision, de compétences, que n’ont pas les régions françaises. Et
au niveau des villes, c’est la même chose. C’est notre concurrent, notre vrai
concurrent et on va mettre du temps pour les rattraper. Les ports sont
concurrents. Sur la captation de marchandises, nous sommes concurrents. Qui dit
captation de marchandises, dit implantation d’investisseurs, d’acteurs
portuaires, d’investisseurs économiques. C’est à nous de gagner des parts de
marché. C’est donc un concurrent très, très important. Après, les conséquences
s’enchaînent. Vous faites venir des entreprises, donc vous faites venir du
monde, donc vous faites venir des gens qui s’y installent, donc vous créez des
logements, donc vous faites venir des gens qui paient la taxe foncière et la
taxe d’habitation, qui donc enrichissent la ville et c’est le cercle vertueux
ou le cercle vicieux en sens inverse. » (Élu local)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Barcelone a 10 ans d’avance sur tout le monde. Nous nous sommes
beaucoup battus, pas contre Barcelone, parce qu’on n’a rien contre Barcelone,
mais on trouvait anormal que Barcelone soit la capitale de l’Union pour la
Méditerranée, compte tenu de ce qu’était Marseille. Ce n’est pas parce que l’on
est Français, mais Marseille est la vraie capitale fédérative de la
Méditerranée, du fait de son passé moyen-oriental et du fait de son présent
maghrébin. Cela remonte à François Ier, les capitulations, les échelles du
Levant, c’est une très vieille histoire et Marseille a joué traditionnellement
son rôle. » (Réseau de collectivités locales)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Barcelone joue sur une rivalité, qui, à mon avis, n’a pas de sens.
Barcelone, Capitale de la Catalogne, nous, on n’est pas Capitale de la
Provence, on est à part. Ni plus, ni moins. La puissance de l’économie de
Barcelone qui équivaut à celle de Paris, n’a rien à voir avec nous. C’est une
autre histoire. Mais Barcelone a des craintes. Parce que Barcelone qui s’est
développée très tôt et intelligemment, mais a commis des erreurs de
développement. Nous, ce qui a été notre faiblesse, le fait que l’on ait tardé,
nous a permis de tirer des leçons qui sont profitables. En même temps, je pense
qu’on ne peut pas s’inscrire en concurrence. Quand on se compare au foyer
fiscal de Barcelone, il nous faudra cinquante ans pour y arriver. Dites-vous
que Barcelone, c’est 3 millions d’habitants et 5 millions avec l’agglomération.
Marseille c’est 800 000 habitants et 1 million et demi avec l’agglomération.
C’est très insuffisant. Et dans le centre de Barcelone, c’est très riche.
Après, c’est une autre histoire : sur l’aspect culturel par exemple, il y
aurait beaucoup à en dire sur les effets du catalanisme ». (Ancien élu
local)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;ins&gt;Photo:&lt;/ins&gt; Palais Pedralbes - Barcelone. Siège du Secrétariat
Général de l'Union pour la Méditerranée&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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