Le 21
janvier dernier, 84 élus régionaux et locaux et membres d’associations de
coopération européenne appartenant aux pays membres de l’Union pour la
Méditerranée (UpM) se sont réunis à Barcelone au cours d’une réunion
constitutive de l’Assemblée régionale et locale euro-méditerranéenne (ARLEM).
L’adoption des statuts du Secrétariat général et la répartition des compétences
entre les six Secrétariats adjoints est prévue le 9 février à l’issue d’une
rencontre entre ambassadeurs. Cette annonce clôturerait la première phase
institutionnelle de l'UpM, un an et demi après son lancement
officiel.
Installés au même endroit, le Palais de Pedralbes à Barcelone, l’ARLEM et le
Secrétariat général devrait pouvoir commencer à travailler d’ici la fin de
l’année. En attendant que le nouveau Secrétaire général, le Jordanien Ahmad
Massa'deh, reçoive sa lettre de mission des États, il sera chargé de préparer
le deuxième sommet de l’UpM prévu en juin prochain dans la capitale catalane.
La France et de l’Egypte transmettront alors la co-présidence à l’Espagne - qui
exerce ce semestre la Présidence tournante de l’UE - et au Maroc.
L’ARLEM ne sera pas en reste avec l’organisation du deuxième Forum des
Autorités Locales et Régionales de la Méditerranée, dont la première édition
avait eu lieu à Marseille en juin 2008, qui se tiendra à Barcelone (toujours)
les 2 et 3 mai 2010.
L’ARLEM est appelée à jouer pour l’UpM, le rôle du Comité des Régions de
l’UE - tout comme l’Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne est la
duplication du Parlement européen, et le Secrétariat général celle de la
Commission. C’est d’ailleurs le Président du Comité des Régions, le Belge, Luc
van den Brande, qui a été nommé président de cette nouvelle institution. Il
sera assisté du Marocain Mohamed Boudra, maire de Al Hoceima, afin de respecter
la stricte parité entre représentants des deux rives. Chargée de faire entendre
la voix des autorités régionales et des territoires, l’ARLEM serait doté d’un
rôle consultatif, comme en témoigne la commande d’un rapport sur la coopération
décentralisée euro-méditerranéenne attribué au Président de la Catalogne, José
Montilla.
Toutefois l’ambition affichée d’adopter une méthode territoriale, qui
tranche avec l’approche suivie depuis le lancement du Processus de Barcelone
pourrait renforcer la place des autorités locales dans le dispositif.
Le récit politique de l’UpM ne prétend plus agir sur les problèmes globaux
(« sécurité », « démocratie », « intégration et prospérité
économique », « dialogue inter-culturel », pour reprendre les corbeilles
traditionnelles du Partenariat euro-méditerranéen issu du Processus de
Barcelone), mais entend favoriser la mise en oeuvre de « projets concrets
».
Le thème du « projet concret » fonctionne comme un policy
discourse, c’est-à-dire le produit d’une activité discursive qui est
parvenue à donner un sens fédérateur à un projet politique ; une vision
globale construite à partir d’un consensus entre des acteurs qui ne partagent
pourtant pas les mêmes intérêts dans l’action.
Si l’observation des modes de construction de ce consensus reste à étudier,
on peut néanmoins constater à l’occasion du lancement de l’ARLEM à quel point
il est incorporé par les acteurs locaux : « Notre conviction est que
l'Union pour la Méditerranée ne doit pas tomber dans le piège de Barcelone, en
se limitant à la diplomatie classique. De ce constat nous offrons l'apport de
notre engagement sur le terrain, orienté vers la réalisation de projets
concrets grâce à la contribution des collectivités régionales et locales qui
travaillent au jour le jour pour une amélioration de la qualité de vie de nos
concitoyens. Notre objectif est de donner au dialogue euro-méditerranéen une
chance ultérieure d'aboutir finalement à la réalisation des initiatives qui ont
été avancées à Paris en 2008 » a résumé son Président.
Le fait de réclamer pour l’ARLEM le statut d’« organe orienté vers
le terrain qui peut fonctionner indépendamment de la réalité politique
internationale » montre dans quelle mesure les acteurs locaux et
régionaux ont compris les bénéfices à retirer d’un projet tourné vers « le
développement urbain et territorial, la décentralisation, la société de
l'information et le soutien aux petites et moyennes entreprises», qui sont les
quatre thèmes fixés par le programme de travail de l’ARLEM.
La distribution des caciques entre enjeux territoriaux et enjeux globaux n’est cependant ni figée, ni contradictoire. Ni figée dans la mesure où la mise en oeuvre de projets structurels, nécessitant des investissements importants, comme le Plan Solaire ou les Autoroutes de la Mer n’a jamais été abandonné par les discours politiques ou par les administrations centrales. Pas plus abandonnée que l’incantation à construire cette « zone de prospérité partagée de paix et de sécurité » qui implique pas moins que l’intégration économique au Sud et la résolution du conflit israélo-palestinien. Ni contradictoire dans le long terme, puisque ces problèmes ne sont pas séparables du climat économique général qui pèse sur la production des projets concrets.
Plus d'information sur la création de l'ARLEM sur le site d'Econostrum et d'Europa
Le processus de réformes des collectivités territoriales est entré dans une
nouvelle phase avec la discussion au Parlement du volet consacré à
l’organisation de la nouvelle architecture institutionnelle.
Tout se
passe comme si nous ne
La hantise des VRP
d’Euroméditerranée chargés de « vendre » la ville aux
investisseurs qui semblait être assoupi a refait surface : la grève sur le
port. On se
Hugues
de Cibon a-t-il accepté une mission impossible en quittant son poste de
Directeur marketing d’Euromediterranée pour rejoindre l’équipe de Bernard
Latarjet et convaincre les entreprises de se « mobiliser
financièrement » derrière 2013 ? Rappelons qu’il s’agit de
trouver 15 à 20 % du financement global (évalué à 98 millions d’euros). Le
nouveau Directeur du mécénat et des relations avec le monde économique a
imaginé un
Presque... Du côté du duel attendu
Mariani/Vauzelle, la campagne semble s’être accélérée - avant même d’avoir
vraiment commencé... -sur le thème de la sécurité et de l’emploi. Comme nous le
décrit
Le volontarisme diplomatique de ces
dernières semaines semblent avoir enfin porté leurs fruits. À moins que les
récents développements de l’Union pour la Méditerranée ne soient du aux effets
de lassitude d’un blocage qui persiste depuis plus d’un an. Après l’
2009 a semblé montrer les limites de la
diplomatie décentralisée marseillaise. Le dialogue entre les autorités locales
et régionales de la Méditerranée s'est en effet heurtée, d'une part, au retour
des questions sécuritaires dans la région et aux blocages consécutifs à la
logique projet de l'Union pour la Méditerranée. D'autre part, la
"diplomatie participative" chère à Michel Vauzelle n'est pas parvenue
à anticiper les effets des mesures protectionnistes en Algérie. L'activisme
international des élus locaux et régionaux a pu paraître cantonné à des appels
vains à la médiation ou à l'intervention de l'État. Contrairement aux
prophéties, celui-ci a donc encore de beaux jours devant lui. "Le cadavre
de l'État bouge encore", nous rappelle cette année de diplomatie
décentralisée. Celui du protectionnisme et des égoïsmes nationaux
aussi.

Au début de cette année, nous
écrivions
La fin de l'année approche, il est
temps de sacrifier à l'exercice rituel des bilans. Au début de l'année, j'avais
proposé sur ces pages un rapide tour d'horizon des enjeux locaux internationaux
de l'année 2009. Premier volet, les élections.
On pourrait à l’envi
tenter d’objectiver la rivalité entre Barcelone et Marseille, la Catalogne et
la Provence, l’Espagne et la France engagées dans une compétition pour
l’exercice du leadership institutionnel dans l’espace méditerranéen et dans le
contrôle des flux économiques maritimes. On pourrait au contraire montrer les
effets performatifs d’une concurrence qui relève davantage du marketing urbain
que d’une réalité économique. On pourrait, par ailleurs, tenter de décrire les
limites, voire les dangers, des termes d’une compétition territoriale pour les
équilibres sociaux internes et son non-sens alors que les territoires sont
engagés dans des dynamiques croissantes de coopération. On pourrait enfin
signaler la différence entre les échelles d’intervention des deux pôles dûe à
des assises politiques et économiques qui n’appartiennent pas aux mêmes unités
de grandeur au profit de la capitale catalane.
Opération de requalification urbaine, outil de développement économique, levier
de rayonnement international, vitrine de la métropolisation, alibi de la
gentrification… Quel que soit le label apposé à 
Avec la
Le Chef de l’État a donc
Dernier jour de la troisième édition de la
C’est donc
aujourd’hui qu’a été officiellement lancé le
Deuxième
journée de la
C'est donc aujourd'hui qu'a
débuté la troisième édition de la 
Une récente décision du
gouvernement algérien relative à l'organisation du trafic portuaire provoque
des effets en chaîne sur l'économie méditerranéenne. L'observation de ce
phénomène classique est l'occasion de revenir sur la nature des
interdépendances entre les acteurs d'un système de plus en plus intégré.
En cette
rentrée si calme que les 